GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Aujourd'hui
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Sri Lanka: Rajapakse a été élu président avec 52,25% des voix (résultats officiels)
    • Iran: quarante arrestations lors de manifestations à Yazd contre la hausse du prix de l'essence (agence)
    • Hong Kong: un policier a été blessé à la jambe par une flèche tirée par un manifestant (forces de l'ordre)

    «On voit une ouverture démocratique» en Afrique, selon Stéphanie Rivoal

    La «photo de famille» du XXVIIe sommet Afrique-France (image d'illustration). REUTERS/Luc Gnago

    En juin 2020, le XXVIIIe sommet Afrique-France se tiendra à Bordeaux, en présence de certains chefs d'État au pouvoir depuis plus de trente ans. Pour l'ambassadrice Stéphanie Rivoal, la secrétaire générale de ce sommet, il y a quand même des changements profonds sur le continent.

    RFI : Pour ce futur sommet, vous avez choisi le thème de la ville durable. Mais que peut changer un sommet dans la vie quotidienne des habitants des grandes villes africaines ?

    Stéphanie Rivoal : Déjà, avec un peu d’humilité, je dirais que c’est le président de la République qui a choisi le thème de la ville durable dans son discours de Ouagadougou de 2017. Ce sommet va parler des solutions pour rendre les villes en France et en Afrique plus durables. Il est particulièrement pertinent pour les citadins en France et en Afrique. Les sujets qu’on va aborder sont ceux de la vie de tous les jours : l’accès au logement, la mobilité aux services essentiels, mais aussi à l’éducation, à l’emploi, à la sécurité, la présence du digital partout, et notamment en Afrique. Donc, je pense que c’est un thème qui touche particulièrement la vie des gens.

    La plus-value du sommet, ce sera ce que vous appelez la « cité des solutions », c’est-à-dire un grand salon du business avec la présence de quelque mille entrepreneurs africains. Est-ce que c’est pour reconquérir toutes les parts de marché que la France a perdues, notamment au profit de la Chine ?

    Pourquoi pas ! On a cette ambition : devenir, rester un partenaire stratégique pertinent pour les Africains dans le domaine économique. On voit bien les nouveaux acteurs, les Chinois, mais aussi les Turcs, les Indiens. Il y a aussi beaucoup de pays africains, que ce soit le Maroc, l’Algérie, le Nigeria, l’Afrique du Sud. Donc, c’est un marché compétitif. Il faut qu’on puisse soutenir les sociétés françaises, mais avec notre méthode. Une méthode avec un volet d’accompagnement, de formation, un accent mis sur l’emploi local, et évidemment des emplois qu’on espère durables, verts, d’où ce thème de la ville durable. Les métiers de la ville durable, ça va être de l’éolien, de la géothermie, du logement efficace du point de vue énergétique. Donc, des projets qui apportent de la durabilité d’un point de vue social et environnemental. C’est l’ambition, importer nos valeurs de cette manière-là aussi.

    Au vu d’une étude commandée par le Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian), la France n’a pas une très bonne image aux yeux des jeunes leaders africains. Elle n’est qu’au 5e rang derrière la Chine, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne. Qu’est-ce qui ne va pas ?

    Effectivement, on a constaté cela. C’est pour cela qu’on veut mener ce sommet de cette manière-là. On est en reconquête des cœurs, des esprits, des parts de marchés. Il y a une volonté, une énergie portées  par le président de la République. Puis bien sûr, je vais y mettre tout mon savoir-faire et mon énergie propre pour changer ça. Changer le regard des Africains sur les Français, puis peut-être changer notre posture quand elle est mal perçue, celle historique d’une force qui peut passer pour donneuse de leçon. Et on veut sortir de ça et vraiment mettre en place le vrai partenariat, notamment entre entreprises, entre universités, entre maires. Et c’est pour cela que ce sommet sur les villes durables va vraiment s’attaquer à tous ces échelons.

    Ce 28e sommet sera marqué aussi par des rendez-vous culturels et sportifs. Il y aura un match de foot entre champions africains et français. Mais au-delà de ces innovations, est-ce que la politique d’Emmanuel Macron n’est pas dans la continuité de celle de François Hollande ? En février 2019, des avions français ont bombardé une colonne rebelle à la demande du président tchadien, Idriss Déby…

    Alors la continuité au niveau de la politique internationale, c’est tout de même une bonne chose de ne pas changer de relation avec les pays étrangers au rythme des présidents. Donc cette continuité de nos amitiés proches, de notre soutien indéfectible à certains pays africains depuis des décennies, notamment sur le plan militaire, bien évidemment c’est une relation qui restera très longtemps. Donc, nous sommes ce type d’amis là, d’amis de pays proches avec des relations très intimes avec certains pays bien sûr. Donc cette ambition, cet état d’esprit reste le même. Maintenant, la nouveauté, notamment dans ce sommet, c’est de sortir de ces thèmes de crise, de sécurité, de lutte contre le terrorisme que nous poursuivons ensemble bien évidemment, mais de parler aussi d’autre chose : de la force vive des Africains, c’est pour cela que nous faisons venir ces mille entrepreneurs en plus de tous ceux qui vont venir par leurs propres moyens. Nous voulons montrer cette Afrique-là, celle du changement, de l’action, de l’économie. On a un format qui est plus économique, qui est un marqueur de la politique d’Emmanuel Macron.

    En Afrique, beaucoup de jeunes ne supportent plus les chefs d’État qui s’accrochent au pouvoir pendant plus de dix ans, voire vingt ans, trente ans. Est-ce que la présence de plusieurs de ces chefs d’État à Bordeaux en juin 2020 ne risque pas de nuire à l’image de ce sommet ?

    Alors quand on invite toute l’Afrique, ce qui est le cas ici, les 54 pays, on invite les chefs d’État qui sont en exercice. Maintenant, on voit très bien tout de même des mouvements et des changements profonds qui sont en train d’être en force. On voit bien sûr ce qui se passe au Soudan, en Algérie, ce qui s’est passé au Burkina Faso, en République démocratique du Congo. Donc, il y a des mutations vers plus d’ouverture, plus de processus démocratique. Donc, quand nous invitons l’Afrique, nous invitons ceux qui sont élus par leurs citoyens au jour J.

    Vous dites que la France doit changer de posture. Mais est-ce que le maintien du franc CFA ne renvoie pas la France, pour beaucoup de jeunes Africains, à son passé colonialiste ?

    Ce n’est pas du tout mon domaine d’expertise. Mais si j’ai bien suivi, les pays africains ont décidé de créer cette monnaie, l’éco, qui a vocation à remplacer le franc CFA. Donc c’est une affaire africaine de savoir quelle monnaie les Africains veulent utiliser, de quelle manière, où se situeront les banques centrales. Et je pense qu’il y a quelque chose qui est en marche. Ça, c’est aux Africains de décider du processus de remplacement de cette monnaie.

    C’est aux Africains et peut-être aussi aux Français. Il reste 9 mois avant ce 28e sommet. Peut-on s’attendre d’ici là à une initiative de la part de Paris sur le franc CFA ?

    Vraiment, comme je disais, ce n’est pas du tout mon domaine d’expertise. Je sais juste que le président a salué cette volonté de créer l’éco. Je pense qu’on est dans une politique d’accompagnement.

    De la future monnaie ouest-africaine…

    Voilà.


    Sur le même sujet

    • Mali

      Sommet Afrique-France: les altermondialistes africains font leur bilan

      En savoir plus

    • Mali / France

      Sommet Afrique-France: les chefs d’Etat répondent présents au rendez-vous

      En savoir plus

    • Sommet Afrique-France

      La diplomatie économique au menu du sommet Afrique-France à Bamako

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.