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    Xinjiang: «J’ai peur que mon père Ilham Tohti ne tombe dans l’oubli»

    Le professeur d'université, blogueur, et membre de la minorité ouïghoure chinoise, Ilham Tohti. AFP/Frederic J. BROWN

    Ilham Tohti était la voix des Ouïgours, cette minorité qui vit au Xinjiang, ce vaste territoire riche en ressources naturelles dans l’extrême ouest de la Chine. Le 23 septembre, cela fera cinq ans que Ilham Tohti a disparu dans les geôles chinoises. Depuis que cet universitaire réputé pour son franc-parler a été muselé, condamné à la perpétuité, la situation de la communauté turcophone et musulmane ne fait que se dégrader. « Ilham Tohti œuvre depuis 20 ans à améliorer la situation de la minorité ouïgoure », estime l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui a nominé le professeur d’économie pour le prix des droits de l’Homme Vaclav Havel qui sera décerné le 30 septembre à Strasbourg. Portrait d’Ilham Tohti avec le témoignage de sa fille.

    Cela fait deux ans que Jewher Ilham n’a plus aucune nouvelle de son père Ilham Tohti . « C’est très triste à dire, mais la dernière fois que j’ai eu des nouvelles de lui c’était en 2017. Ma famille me disait qu’il avait perdu beaucoup de poids et que ses cheveux étaient devenus gris. Ma pire crainte, c’est que les autorités chinoises lui aient fait du mal et qu’elles essaient de le cacher. »

    Il y a tout juste cinq ans, le couperet tombait sur Ilham Tohti: accusé  de « séparatisme », l’intellectuel ouïgour était condamné à la prison à vie. Sa fille Jewher a suivi le procès depuis les Etats-Unis où elle vit désormais. « Le séparatisme, c’est une accusation fallacieuse et ridicule. Mon père avait pour seul objectif de créer un pont de la paix entre la minorité des Ouïgours et la majorité des Chinois Han. En quoi cette voix modérée serait-elle séparatiste ? Ça  n’a aucun sens, il n’a jamais dit quelque chose de violent ni fait de mal à personne. Sa seule arme, c’était ses mots. Il voulait que le monde sache ce qui arrive aux Ouïgours. »

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