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    Minerai de fer: l'Iran impose une taxe sur ses exportations

    Un employé de l'usine iranienne d'alliage d'acier (IASCO) située dans la ville iranienne de Yazd. (Photo d'illustration) AFP/ATTA KENARE

    Depuis le début de la semaine, les exportations de minerai de fer iranien sont taxées à hauteur de 25 % par le gouvernement de Téhéran. Le but affiché par les autorités : soutenir l'industrie iranienne de l'acier, consommatrice de ce minerai.

    La mesure, annoncée début septembre, vient d'entrer en vigueur ce lundi. L'Iran impose désormais une taxe de 25 % sur ses exportations de minerai de fer, une des principales ressources de son sous-sol, après le pétrole et le gaz. La République islamique est devenue le 8e exportateur de minerai de fer en 2017, avec près de 22 millions de tonnes vendues.

    En 2019, le volume aurait dû avoisiner ce niveau, après un déclin l'an dernier. Le minerai iranien avait l'opportunité de se substituer partiellement au minerai brésilien, moins abondant depuis la rupture du barrage de Brumadinho, qui a poussé le groupe minier Vale à fermer certaines mines de fer au Brésil.

    Sanctions américaines

    Mais les sanctions de Washington compliquent les ventes iraniennes de minerai de fer à l'étranger. Ce minerai est désormais visé, tout comme l'acier, l'aluminium et le cuivre, par le nouveau train de sanctions américaines, imposé au mois de mai dernier. Impossible pour l'Iran de vendre son fer par les circuits bancaires officiels ou sans transbordement portuaire.

    Même la Chine, qui absorbait 90 % des volumes de minerai de fer iranien, fait désormais la fine bouche. Les achats du géant asiatique de l'acier ont diminué de 25 à 30 % depuis juillet.

    Chute des prix mondiaux depuis juillet

    Concession de Pékin à Donald Trump ? Plus prosaïquement la Chine a moins envie de s'embêter avec l'origine iranienne depuis que les prix mondiaux du fer, six mois après leur brutale envolée de janvier, sont revenus à un niveau raisonnable chez d'autres fournisseurs, comme l'Australie ou l'Afrique du Sud.

    L'Iran prend acte de la baisse des prix et des volumes perdus. « Imposer une taxe de 25%, c'est à la fois tirer davantage de revenus du minerai exporté, estime l'économiste Thierry Coville, alors que le pays est en pleine récession... et protéger l'industrie iranienne de l'acier de tout risque de pénurie de minerai ».

    Une mesure symbolique

    « La rationalité économique de cette taxe est faible, juge le spécialiste des métaux Yves Jegourel, elle a davantage une dimension politique et symbolique, comme souvent lorsqu'il s'agit de l'acier, lié à la construction de la nation ».

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