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    • Virus: la Chine annonce une quatrième mort

    À la Une: les 70 ans de la République populaire de Chine

    Les gens prennent des photos sur la place Tiananmen à la veille du défilé marquant le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine à Pékin, le 30 septembre 2019. REUTERS/Thomas Peter

    C’était le 1er octobre 1949 : un certain Mao Zedong instaurait la Chine communiste. 70 ans après donc, la proclamation de la République populaire est célébrée avec faste.

    « Jamais le pouvoir communiste n’aura organisé aussi grand défilé que celui prévu ce mardi, pointe Libération : 15 000 soldats, 160 avions de l’armée de l’air et quelque 500 engins militaires seront exhibés à la face du monde. De quoi attester de la capacité de dissuasion du deuxième budget mondial de la défense. Xi Jinping ne devrait pas manquer de célébrer les accomplissements du régime (lutte anti-pauvreté, développement économique, conquête technologique) tout en occultant ses zones d’ombre (faibles libertés civiques, désastres de la période maoïste, répression des manifestations de la place Tiananmen en 1989). »

    Paradoxe, souligne La Croix, 70 ans après l’avènement de Mao, « la Chine est devenue un géant capitaliste. Mais demeure, plus que jamais, un régime de parti unique qui ne tolère aucune opposition. La conviction, très répandue en Occident, selon laquelle la liberté économique conduisait immanquablement à la liberté politique se trouve démentie par le cas chinois. Le Parti communiste chinois ne peut pourtant dormir sur ses deux oreilles, relève encore La Croix. Les tensions persistent avec Hong Kong, le Xinjiang ou Taïwan. Surtout, le modèle économique qui a fait de la Chine la deuxième puissance du monde touche des limites qui se nomment impasse écologique, inégalités sociales et tensions commerciales. Les stratèges de Pékin ont du pain sur la planche. »

    « Tout n’était que propagande »

    La Croix qui donne la parole ce matin à des exilés ou à des parias du régime… Comme cette étudiante à Paris d’origine tibétaine : « Mes parents ont fui le Tibet dans les années 1960, peu de temps après le dalaï-lama, et je suis née en Inde. Je suis une enfant de la diaspora et je ressens une profonde souffrance de voir mon peuple, ma culture et ma religion piétinés par les autorités chinoises. »

    Il y aussi ce médecin Ouïgour exilé en France : « La Chine commet un génocide culturel d’une immense ampleur dans la province musulmane du Xinjiang. Depuis deux ans, entre trois et quatre millions de Ouïgours ont été arrêtés, transférés dans des camps-prisons et condamnés à de longues séances de lavage de cerveau. Sous le prétexte de "lutte contre le terrorisme", Pékin n’a qu’un but : tuer les Ouïgours, au sens propre comme au sens figuré. »

    Et puis cet autre témoignage, toujours à lire dans La Croix, celui de cette ancienne interprète officielle : « J’ai été une privilégiée du régime. [...] Mais je savais que tout n’était que propagande. [...] Ça devenait pour moi insupportable. J’en ai eu assez de tous ces mensonges du Parti et j’ai démissionné. Avec le recul, j’ai bien fait de m’enfuir car ce que je pressentais – les discours arrogants, agressifs même –, annonçait bien un processus de contrôle total grâce aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, toute la société chinoise est surveillée et se surveille elle-même. C’est étouffant. Il faut se comporter en parfait citoyen patriote sinon on risque des ennuis. On doit se méfier de tout le monde. »

    Un pays fragile mais sous contrôle

    Et on revient à Libération qui a interrogé le sinologue Florent Villard, professeur à Sciences-Po Rennes. Pour lui « la réussite de la Chine cache une très grande fragilité. Les inégalités sociales sont majeures, et on ne mesure pas encore l’ampleur du coût environnemental de la modernisation. Or à part le renforcement de la puissance de la nation, le régime n’a pas de projet politique positif et émancipateur à proposer. Il est à la merci d’une crise économique ou écologique à moyen terme. »

    En effet, pointe Libération, « chaque année, des dizaines de milliers de révoltes, de grèves, de manifestations ont lieu dans le pays, aussitôt étouffées avant que leurs leaders ne soient punis. La lutte anticorruption, qui a envoyé en prison 1,5 million de cadres du Parti, a permis à Xi Jinping d’éliminer tous ses rivaux. Sous son joug, aucune force sociale ou alternance politique ne peut se dessiner. "Certes, les crises périphériques, Hongkong, Taiwan et le Xinjiang, pourraient créer dans le futur une crise à grande échelle" », relève cet autre spécialiste de la Chine interrogé par Libération, François Godement. « "Car à force de se raidir, le système pourrait finir par casser. Le moment est délicat, il y a des fragilités. Mais pour l’instant, tout est sous contrôle, conclut-il. Et quoi qu’on en dise, ces célébrations sont une démonstration de force". »

    Chirac : un hommage à la fois mondial et populaire

    À la Une également, le dernier hommage à Jacques Chirac hier

    « Le dernier hommage », c’est le grand titre du Figaro, de La Dépêche ou encore du Parisien.

    « Chirac était un homme du monde, pointe Le Figaro, salué comme tel ce lundi par quelque 80 dignitaires étrangers [...]. Il avait dans sa jeunesse sillonné l’Amérique profonde, se piquait d’avoir traduit (mal) le poète russe Alexandre Pouchkine, cultivait une affinité personnelle avec le monde arabo-musulman, nourrissait un appétit insatiable pour l’Asie et les arts premiers… Sa curiosité n’était pas sélective. Un "mondialiste" partout chez lui, comptant des amis sur toute la planète et cependant enraciné, les pieds dans sa terre de Corrèze, l’incarnation de la France aux yeux du monde, plus cocardier tu meurs… »

    « Au-delà de cette journée de deuil national, le décès du président Chirac restera marqué par l’hommage populaire que lui ont rendu des milliers de Français, relève Le Parisien. Ces témoignages sont bien plus que l’expression d’une simple nostalgie. Ils sont la démonstration d’une réelle affection pour un homme dont la proximité avec les Français n’était pas feinte. C’est ce lien si particulier qui a été célébré depuis jeudi par une foule d’anonymes. Une relation rare, conclut le journal, qui pourrait être une source d’inspiration pour une partie de notre personnel politique. »

    Le dernier monarque républicain

    Une relation particulière avec les Français tout simplement parce que Jacques Chirac était le « dernier président monarque », affirme enfin La Voix du Nord. « Jacques Chirac comme François Mitterrand avaient "régné" au moins le temps d’un septennat (deux pour le second, un, suivi d’un quinquennat pour le premier). Très critiqués quand ils furent aux commandes et qu’ils agissaient, ils devinrent miraculeusement populaires quand ils laissèrent à d’autres l’ingrat métier de gouverner. Notamment dans les périodes, bénies pour eux, de cohabitation. »

    Et désormais, poursuit La Voix du Nord, « avec le quinquennat et l’élection d’une majorité parlementaire dans la foulée, le président de la République dispose de tous les leviers d’action. Il ne peut plus se cacher derrière son Premier ministre et jouer les pères rassembleurs de la nation. D’autant que l’époque est aux décisions difficiles, urticantes, et que l’opinion a perdu patience. Il lui faut des résultats, et une nouvelle espérance, sans lesquels la cohésion nationale s’effrite. Et c’est justement à ce moment-là que s’efface la figure monarchique du président voulue par la Ve République. »

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