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    À la Une: l’élection présidentielle tunisienne en péril

    À gauche, Kais Saied et Nabil Karoui, les deux candidats du second tour à l'élection présidentielle tunisienne. REUTERS/Muhammad Hamed-AFP/Fethi Belaid

    C’est du moins ce qu’estime l’ONG, International Crisis Group, citée par Le Monde Afrique, après le maintien en détention hier de Nabil Karoui, arrivé deuxième lors du premier tour. « International Crisis Group a estimé que cette décision de justice pouvait mettre "en péril tout le processus électoral. Cela mine la légitimité politique. S’il est encore en prison après le 2 ou 3 octobre, les tribunaux pourraient annuler tout le scrutin". »

    Un avis partagé par bon nombre d’observateurs… Ainsi, pour le quotidien tunisien La Presse, « personne ne sait à quoi ressemblera ce second tour. La justice, dont les avocats revendiquent, dans la rue, l’indépendance, garde les secrets de sa décision de maintien du candidat Karoui en captivité, sans la moindre indication quant au sort de la présidentielle qui en découlera. Ce qui place un grand point d’interrogation sur l’ensemble de l’échéance et sur l’alternance que tous les observateurs prévoient désormais. [...] On s’oriente vers un scénario inédit d’un seul candidat libre de ses mouvements, avec l’éventualité de voir l’emprisonné gagner la bataille électorale. »

    Et La Presse de s’interroger : « Qu’a-t-on prévu, dans ce cas d’espèce, comme louanges au service de cette "petite Tunisie" qui a réussi le miracle démocratique et dont le président serait "empêché de nuire" ? »

    « Par la force ! »

    L’un des soutiens de Nabil Karoui, l’écrivain Taoufik Ben Brik s’est emporté hier soir, avec des « déclarations peu responsables », estime le site d’information Webdo. « Taoufik Ben Brik qui a critiqué sévèrement cette décision de justice en déclarant que, dans d’autres pays, Karoui aurait été libéré par la force et par les armes. "Ils ont emprisonné mon ami et mon frère et ils veulent que je me taise ?" s’est-il interrogé, affirmant que pour la France, Karoui était déjà un homme d’État. »

    En tout cas, pointe Jeune Afrique, « Les Tunisiens et ceux qui s’intéressent à la Tunisie ont eux-mêmes du mal à s’y retrouver : nul ne sait qui sera élu, dans moins de 15 jours, président du pays pour cinq ans. »

    Et s’il était élu ?

    « Et si c’était Karoui ? », s’interroge Aujourd’hui au Burkina. « Et si par un vote anti-justice, les Tunisiens portaient sur Karoui leur onction populaire le 13 octobre, que ferait la justice ? Son parti, les observateurs de l’Union européenne et même ses adversaires, exigent de la justice que Karoui sorte pour être à chances égales avec son adversaire Kaïs Saïed. Pour la simple raison que son maintien en détention rendrait caduque cette présidentielle, car les tribunaux administratifs pourraient annuler le scrutin. En effet, un tel cas mettrait tout le processus sur cale, car le vote n’aurait pas été valide et serein. En refusant de l’élargir, conclut Aujourd’hui, la justice tunisienne censée être le garant de la transparence et de l’équité électorale, se retrouve paradoxalement être l’obstacle, sinon, le faiseur d’une présidentielle forcément tronquée, voire truquée. »

    L’inconnu des législatives

    Autre inconnue : les législatives qui doivent avoir lieu dimanche…

    « Le 6 octobre au soir, l'Assemblée des représentants du peuple aura un nouveau visage, relève Le Point Afrique. Une gueule cassée si l'on en croit les sondages. Depuis le printemps, les instituts indiquent un paysage concassé, une "mosaïque", [...] avec le rejet probable des partis qui gouvernent la Tunisie depuis 2011. [...] Les résultats du parti de Nabil Karoui, Au cœur de la Tunisie, présent dans toutes les circonscriptions, seront un enseignement clé avant le second tour de la présidentielle du 13 octobre. »

    Vers une crise électorale ?

    Enfin,Le Pays, toujours au Burkina, ne cache pas son inquiétude : « il faut craindre pour la sérénité du reste du processus électoral [...]. En effet, nul n’est besoin d’être rompu à l’art des arabesques pour lire les prémices d’une crise électorale à l’issue du second tour. Le ton est donné par Nabil Karoui lui-même.  Ces élections deviendraient une vraie mascarade démocratique si je n’étais pas libéré , avait-il dit. Ses partisans n’avaient pas traîné pour emboucher la même trompette en brandissant la menace de demander l’invalidation du scrutin pour inégalité de traitement entre les candidats. Sans jouer au théoricien de l’apocalypse, conclut Le Pays, on ne peut écarter les risques d’instabilité qu’encourt la Tunisie qui n’avait pas besoin de ça, au moment même où elle est déjà lorgnée du coin de l’œil par le péril terroriste [...]. »

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