GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 22 Novembre
Samedi 23 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    «Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d'inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans l'affaire 4000», qui concerne un échange présumé de bons procédés avec le patron d'une société de télécoms, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

    À la Une: interrogations et suspicion après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

    L'incendie spectaculaire de l'usine Lubrizol n'a pas fait de victimes, mais il a entraîné la formation de fumées denses dans le ciel de Rouen, le 26 septembre 2019. REUTERS/Pascal Rossignol

    Ce sont plus de 5 000 tonnes de produits chimiques qui ont été détruits dans l’incendie jeudi dernier de cette usine Seveso. La liste des substances impliquées a été rendue publique hier soir par la préfecture : des produits phosphorés, de l’acide chlorhydrique et d’autres produits à base de chlore, de solvants, de détergents, différentes sortes d’hydrocarbures, et de la soude caustique… Au total, plus de 3 000 références, dont il conviendra d’analyser le degré de toxicité.

    « Il y a bien des raisons d’être inquiet, s’exclame Le Figaro. Des matières sensibles en feu qui dégagent un impressionnant panache de fumée et une odeur pestilentielle. Des services de secours pris de malaise peu après l’intervention. Et, pour couronner le tout, quelques indices qui montreraient que les origines du sinistre seraient extérieures au site. Les questions sont multiples sur la gravité et l’étendue de la pollution provoquée, ainsi que sur ses causes réelles. Elles n’auront malheureusement pas de réponses sûres, vérifiées, scientifiquement validées, dans l’immédiat. Les enquêtes s’annoncent longues. »

    Pourquoi attendre si longtemps ?

    « Rouen : sortir du brouillard », s’exclame Libération en Une. « Entre rumeurs, communication officielle flottante et odeurs nauséabondes persistantes, l’ambiance ne cesse de se tendre depuis l’incendie de l’usine Lubrizol. Des centaines de personnes ont manifesté leur inquiétude hier soir devant la préfecture. »

    Alors, commente Libération, il ne faut « surtout ne pas tomber dans le complotisme si largement répandu sur les réseaux sociaux. Mais il reste une foule de questions auxquelles le gouvernement peine à répondre, en dépit de la noria de ministres qui se sont succédé à Rouen depuis le drame. On peut comprendre que les responsables n’aient pas voulu courir le risque d’une panique ou d’une évacuation générale qui aurait paralysé les secours et causé des traumatismes dans la population. Mais on comprend difficilement, pointe Libération, qu’il faille attendre si longtemps pour avoir des précisions sur les substances dissipées dans l’air et sur leur dangerosité. Ou que pompiers et policiers aient été dépêchés sur place sans être équipés, pour certains, du moindre appareil de protection. Face à une population trop encline à la méfiance, mais aussi échaudée par le souvenir d’autres catastrophes mal gérées, l’impératif de communication exacte est absolu. C’est exactement, déplore Libération, ce que le gouvernement n’a pas su faire. »

    « Que la vérité soit faite ! »

    En fait, analyse La Croix, « lors d’un accident comme celui de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, il est très difficile pour les autorités publiques de trouver le bon équilibre en termes de communication vis-à-vis de la population. Il est nécessaire d’éviter une panique qui pourrait aggraver la situation. Ce qui conduit à mettre l’accent sur les éléments rassurants, avec le risque de ne pas apparaître comme transparent. [...] Confrontées à ce dilemme, les instances concernées dans la cité normande ont paré au plus pressé. Du coup, elles ont, forcément, donné prise à des angoisses et à des soupçons. La mise en doute est évidemment alimentée de nos jours par la rapidité de la circulation des rumeurs et des fausses nouvelles sur les canaux numériques. »

    « Alors fasse que la vérité - par principe non partielle et non partiale - soit faite, s’exclame L’Est Eclair. Fasse que l’ensemble des analyses soit connu rapidement, en espérant pour les populations qu’elles ne viennent pas contredire les paroles rassurantes des autorités. Lesquelles se trouveraient alors confrontées à un scandale sanitaire de grande ampleur. »

    Zemmour : la complaisance de certains médias

    À la Une également, le feuilleton Zemmour se poursuit…

    « Hier, note Le Parisien, trois jours après les propos controversés du polémiste lors de la convention de la droite organisée par Marion Maréchal (et retransmis par LCI), où il  s’en est pris aux immigrés "colonisateurs" et à "l’islamisation de rue", le parquet  a  annoncé l’ouverture d’une enquête pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence". Embarrassant, pointe le journal, pour les médias qui l’emploient. » À savoir Le Figaro, RTL et CNews qui comptait embaucher Eric Zemmour mi-octobre.

    Dans son éditorial, Le Monde s’indigne : « Eric Zemmour, condamné pour "incitation à la haine raciale" pérore dans plusieurs médias. Mais samedi, il a eu droit à trente-deux minutes de haine sans contradicteur en direct sur la chaîne LCI, filiale de TF1 et propriété du groupe Bouygues. C’est une infamie, s’exclame le quotidien du soir. [...] En diffusant sans le moindre recul un discours hostile à la démocratie et d’inspiration fasciste, en admettant du bout des lèvres une simple erreur de "format", LCI s’est faite la complice d’une démarche politique anti-républicaine. Eric Zemmour, conclut Le Monde, doit cesser d’être un "bon client" pour les journalistes et les médias qui les emploient. Il doit être traité pour ce qu’il est : un délinquant et un pyromane. »

    Libération Champagne enchaîne : « Éric Zemmour est un dangereux fasciste et son discours n’a d’autre but que d’enflammer les passions tristes de ses compagnons d’extrême-droite. En 1933, les Nazis utilisaient les mêmes mots pour parler des Juifs et, oui, le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde. Voilà. Maintenant que c’est dit, on peut peut-être passer aux choses sérieuses et se demander pourquoi cet agité du bocal, déjà définitivement condamné pour incitation à la haine raciale, court toujours les plateaux télé. »

    L’Afrique précoloniale au Collège de France

    Enfin, double page dans Libération sur François-Xavier Fauvelle…

    L’historien et archéologue des mondes africains entre au très prestigieux Collège de France. François-Xavier Fauvelle prononcera en effet demain jeudi sa leçon inaugurale : « Le baptême du feu, quasiment une épreuve initiatique, pointe Libération, qui marque toujours l’arrivée d’un nouveau professeur au sein de cette institution enracinée au Quartier latin depuis près de cinq siècles. » Et « cette fois-ci, l’Afrique sera donc à l’honneur. Et plus exactement, l’histoire et l’archéologie des mondes africains, selon l’intitulé de la chaire que François-Xavier Fauvelle va diriger et incarner, au lendemain de son "grand oral". En soi, relève Libération, c’est presque une petite révolution au sein du temple des savoirs. Car c’est bien la première fois, qu’on y crée une chaire débarrassée des sponsors hérités de la colonisation, et consacrée à l’histoire de l’Afrique ancienne, en assumant sa diversité. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.