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    Déforestation et travail des enfants ternissent la filière cacao-chocolat

    Ouvrières triant des fèves de cacao chez un exportateur ivoirien à Abidjan, le 3 juillet 2019. SIA KAMBOU / AFP

    À l’occasion de la journée mondiale du cacao et du chocolat célébrée le 1er octobre, le syndicat du chocolat en France est revenu cette année sur la norme volontaire CEN (Comité européen de normalisation) – ISO (Organisation internationale de normalisation) sur le cacao durable.

    Une norme publiée au mois de mai, rédigée par l’AFNOR après un travail de 6 ans. Elle est en phase avec le thème de la journée mondiale du cacao cette année : s’engager pour un cacao durable.

    Déforestation et travail des enfants, ce sont les deux grandes tâches sur le chocolat, ce « plaisir des dieux » pour les consommateurs, essentiellement des pays riches. Des problèmes qui affectent les pays producteurs, notamment en Afrique. Jean-Manuel Bluet, directeur du développement durable chez Nestlé en France et vice-président de l’Alliance pour la préservation des forêts.

    « L’adoption de la norme ISO va pouvoir va permettre à l’ensemble des acteurs qui veulent s’engager, de le faire sur des bases communes. On ne pourra progresser que si tout le monde part d’un socle commun robuste, reconnu, auditable, vérifiable. Alors effectivement les tendances, par exemple sur la déforestation ou le travail des enfants ne sont pas forcément à l’amélioration. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se décourager. »  

    Ces batailles ne pourront être gagnées que si toute la filière cacao-chocolat travaille en commun. C’est en quelque sorte le constat que dresse l’Institut du développement durable et des relations internationales, dans une étude en cours depuis 2 ans, sur les initiatives de durabilité dans ce secteur, même s’il y a eu beaucoup d’engagements depuis 2017, selon Frédéric Amiel, chercheur à l’IDDRI.

    « C’est assez tardif comme prise de conscience, ça fait quand même des années qu’on sait qu’il y a de la déforestation liée au cacao. Et aujourd’hui, en raison de cette arrivée tardive de la question, on n’a pas beaucoup de politiques susceptibles d’offrir une alternative crédible. Ni dans les labels ni dans les politiques d’entreprises, on n’a trouvé de vraies politiques susceptibles d’arrêter la déforestation dans le secteur du cacao. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

    Au niveau de la lutte contre le travail des enfants la prise de conscience dans le secteur du cacao date de plus longtemps. Ce travail a réussi à accompagner quelques centaines de milliers d’enfants, mais aujourd’hui on parle de plus de deux millions d’enfants qui travaillent dans le secteur du cacao »  

    Des réussites qui sont encore loin d’être suffisantes, sur des problématiques que chaque acteur de la filière aborde à sa manière. Patrick Poirier, Président du chocolatier Cémoi, présent en Côte d’Ivoire et président de la Fondation mondiale du cacao.

    « On s’engage à lutter contre les formes extrêmes de travail des enfants, pas du tout sur le fait que les enfants doivent aussi pouvoir aider leurs parents après l’école. Donc on fait bien la distinction sur ces formes de travail des enfants. »

    Quant à la responsabilité des producteurs de cacao dans la déforestation, par exemple en Côte d’Ivoire, Patrick Poirier la relativise.

    « Ce ne sont pas les cacaoculteurs qui coupent la forêt. Ils passent après les forestiers et vont donc s’implanter à l’endroit où la forêt a été coupée. »

    L’une des solutions qu’on essaye aujourd’hui pour lutter contre les changements climatiques, notamment en Côte d’Ivoire, c’est l’agroforesterie, en disséminant d’autres espèces d’arbres dans les plantations de cacao.


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