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    À la Une: en souffrance…

    Des officiers de police français assistent à la «Marche de la colère» pour protester contre les mauvaises conditions de travail à Paris, le 2 octobre 2019. REUTERS / Christian Hartmann

    Cela faisait 20 ans qu’on n’avait pas vu cela : plus de 20 000 policiers ont défilé hier à Paris pour plus de considération, plus de reconnaissance, plus de moyens… « Policiers mal-aimés, écœurés, épuisés », s’exclame Le Courrier picard. « SOS Police », lance Le Télégramme. « À bout », soupire Le Midi libre.

    Et le journal de s’interroger : « Comment a-t-on pu en arriver là ? Portés aux nues par les Français il y a moins de quatre ans après les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan, les policiers crient leur ras-le-bol dans les rues de Paris. Un malaise profond marqué depuis le début de l’année par une explosion des arrêts maladie et une cinquantaine de suicides dans les commissariats. Triste bilan. L’uniforme de flic ne fait plus rêver. Pire, il n’impressionne plus les voyous et de nombreux citoyens qui n’hésitent pas à remettre en cause, pour un oui ou un non, l’ordre républicain. Tout est donc à revoir. Des effectifs aux salaires en passant par les moyens matériels, le gouvernement a du pain sur la planche s’il veut renouer la confiance. »

    Que fait l’État ?

    En effet, renchérit La Voix du Nord, « quand les policiers sautent le pas et se transforment en manifestants, le pouvoir ne peut que s’inquiéter. (…) Dans une période de tensions sociales fréquemment marquées par des violences, à une époque où la menace terroriste n’a pas disparu, le président de la République et le gouvernement ont besoin plus que jamais de pouvoir compter sur une police capable de protéger les citoyens. Cette capacité dépend de la motivation des policiers, mais aussi de leurs moyens et de leur organisation. Or, il semble bien que le malaise persistant dans la police révèle, sinon une faillite, au moins d’inquiétantes faiblesses dans la façon dont l’État se charge de ce qui est pourtant une de ses tâches régaliennes. »

    « Il y a quelques années, cette manifestation aurait déclenché une crise politique, note L’Opinion, et le gouvernement aurait été durement pris à partie sur la fragilisation de ce maillon indispensable à l’exercice du pouvoir régalien. Rien de tel, cette fois-ci, ou presque. Le rapport entre la police et l’État s’est détricoté, les ministres passent sans laisser de trace et des hommes politiques de premier plan - Jean-Luc Mélenchon, en l’occurrence - traitent les flics de "barbares". Bien entendu, les policiers sont loin d’être irréprochables, et leur corporatisme exaspérant est un obstacle à l’adaptation indispensable de leur profession. Mais, conclut L’Opinion, lorsque la police passe de l’autre côté des barrières pour former des cortèges, c’est l’État qui est fragilisé. »

    Les profs aussi…

    Autre profession en souffrance : les enseignants… qui vont manifester ce jeudi. « Le 21 septembre, relate Libération, Christine Renon, directrice d’école à Pantin (Seine-Saint-Denis), a mis fin à ses jours. Dans plusieurs lettres, elle met en cause l’institution - la surcharge de travail, le manque d’écoute, l’accumulation de processus urgents et contradictoires, les impacts sur tous les plans professionnels. »

    Commentaire d’Antoine Le Blanc, président du Comité national de géographie et professeur : ce suicide, dit-il, « est le visage d’une souffrance plus généralisée du corps enseignant, épuisé par l’accumulation des réformes et les injonctions contradictoires du ministère. (…) Un écrasement, un piétinement par le "système", perçu comme une sorte de machine, qui broie à coups de protocoles, de modifications de procédures, de "simplifications", qui sont autant de changements à mettre en place sans laisser de temps aux personnes, bien humaines, pour prendre un peu de recul, pour digérer, pour se reposer. (…) À l’école primaire, dans le secondaire, dans le supérieur, on parle parfois (souvent ?) du "mal-être" des enseignants. C’est inexact, pointe encore Antoine Le Blanc : la situation me paraît bien pire. Pour y remédier il faut des moyens, certes. Mais aussi - réellement - de la considération, et du temps. »

    Macron : l’hyperprésident

    À la Une également, Macron sur tous les fronts. Constat établi par Le Figaro. « Après une parenthèse quasi silencieuse, et gérée au cordeau, pour les quatre jours d’hommage à Jacques Chirac, le président de la République s’apprête à remonter en première ligne, relève Le Figaro. Ce jeudi soir à ­Rodez pour lancer le grand débat national sur les retraites. Ven­dredi soir à Clermont-Ferrand pour ­célébrer le centenaire du journal La Montagne. La semaine prochaine à Lyon pour le fonds Sida… Depuis New York, où il assistait la semaine dernière à l’Assemblée générale de l’ONU, Emmanuel Macron a fait voler en éclats son vœu de discrétion médiatique. Entre son discours sur l’environnement et son forcing diplomatique pour pousser l’Iran et les États-Unis à se parler, le président de la République a pris longuement le temps de commenter les questions de politique intérieure française. »

    « Emmanuel Macron fait le choix de l’hyperprésidence », pointe Le Figaro. Car il aime ça, commente le journal : il aime s’emparer de tous les sujets et il aime montrer qu’il s’en empare ; surtout s’ils sont compliqués. Et il aime laisser penser que personne d’autre que lui n’est capable de faire le travail à sa place. Et comme lui, il savoure ce contact direct avec ses concitoyens, y compris - surtout ? - si ce contact est âpre ou animé. Cette exposition personnelle fait partie de l’ADN macronien. »

    Une « victoire inquiétante »

    Enfin, la Coupe du monde de rugby : les Bleus ont certes battu les Américains hier 33 à 9, mais il s’agit là, estime Le Parisien, d’une « victoire inquiétante ». En effet, pointe Le Parisien, « entre fautes techniques et stratégiques, les Français ont peiné pour battre les modestes Américains. (…) Comme face à l’Argentine, le XV de France a été incapable de rester appliqué toute la rencontre. »

    « Victorieuses peu convaincantes d’un match confus, renchérit L’Équipe, les doublures bleues ont confirmé que la France n’avait aucune marge de manœuvre avant d’affronter les Tonga et l’Angleterre. (…) Le seul mérite tangible de cette équipe de France, c’est naturellement d’avoir une nouvelle fois su réagir face au danger pour creuser l’essai du break par Gaël Fickou (67e) quand les Eagles étaient revenus à trois points (12-9). Puis y ajouter, pour finir, un bonus qui peut toujours servir. Le temps dira, conclut L’Équipe, si c’était la réaction désespérée d’une équipe de circonstance au bord du ridicule ou le deuxième pas vers la rédemption d’un noyau de vieux braves décidés à ne plus perdre. Charge à eux de démontrer qu’une Coupe du monde, qui menace désormais de se perdre à 31, peut se gagner à 23. »

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