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    Les diamants de De Beers ne font pas recette en 2019

    Un diamant d’une mine botswanaise minutieusement inspecté dans les bureaux De Beers à Gaborone. Monirul Bhuiyan, AFP

    2019 est décidément une mauvaise année pour le géant du diamant De Beers, filiale désormais du groupe minier Anglo American. Le chiffre d'affaires de la dernière vente de pierres brutes au Botswana est en chute libre.

    Les diamants de De Beers ne font plus recette auprès des grands clients, négociants, diamantaires et bijoutiers, pourtant triés sur le volet pour acheter des pierres brutes, dix fois par an. Ces ventes ou « vues » ont lieu non plus à Londres depuis 2013, mais à Gaborone, la capitale du Botswana, désormais principal fournisseur de De Beers. Or la 8e de ces ventes n'a - pas plus que la 7e - été concluante. Elle a rapporté moins de 500 millions de dollars, 39 % de moins que l'an dernier. L'excédent de pierres polies freine les acheteurs de diamant brut. Sur l'année, la filiale d'Anglo American encaisse une baisse de son chiffre d'affaires de 300 millions de dollars.

    Trop de diamants polis sur le marché

    Le diamant synthétique a entamé les parts de marché des vraies pierres. Mais le ralentissement économique mondial n'est pas non plus favorable aux ventes de bijoux. Le climat politique à Hong Kong, haut-lieu des ventes de diamants polis, est un frein de plus. Le mois dernier, beaucoup de Chinois ont renoncé à fréquenter la foire mondiale de la bijouterie, traditionnellement organisée dans l'ex-territoire britannique. Enfin, la difficulté d'accéder au crédit en Inde et les fluctuations de la roupie n'ont pas facilité les importations du plus grand atelier mondial de taille du diamant, alors que se profile la saison des festivals hindous, qui ralentissent tous les ans l'industrie diamantaire indienne.

    De Beers bouscule ses traditions

    Cette morosité du marché a poussé De Beers à bousculer ses traditions. Jusqu'à présent, les clients ne pouvaient pas refuser les pierres brutes que De Beers leur proposait, dans une boîte, à chacune de ses « vues ». Cette année, les porteurs de vue avaient l'autorisation d'en acquérir la moitié seulement, et même de revendre à De Beers des pierres brutes au prix qui leur convenait. C'est une façon pour le géant du diamant, de retirer l'excédent qui pèse le marché mondial. Avec l'espoir qu'il retrouve un peu d'éclat.

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