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    La lutte contre la chenille légionnaire au Burkina Faso et au Togo

    Salifou Ouédraogo, ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles du Burkina Faso. RFI/Sayouba Traoré

    En réalité, il s’agit d’un simple papillon. Les problèmes commencent à l’éclosion des œufs de ce papillon, quand l’insecte est à l’état de larve. Le papillon adulte peut parcourir plus de 100 km en une nuit. Il pond ses œufs sur les plantes, à partir desquelles les larves éclosent et se nourrissent.

    Cette chenille peut se nourrir sur plus de 80 espèces cultivées ou sauvages dont le maïs, le riz, le sorgho, le millet, la canne à sucre, le coton et certaines cultures horticoles, même si elle a une nette préférence pour le maïs. Des infestations élevées peuvent entraîner une perte allant de 15 à 73%, si 55 à 100% des plants sont infestés. En un mot, le producteur peut perdre jusqu’à 50% de sa récolte. Détecté pour la première fois en Afrique centrale et occidentale au début de 2016, ce fléau s'est rapidement répandu dans d'autres sous-régions du continent africain. À ce jour, 44 pays africains sont touchés.

     

    Au Burkina Faso, le secteur agro-sylvo-pastoral est très important, puisqu’il génère 35% du PIB et emploie 82% de la population active. Au Sahel, en général, la culture céréalière a une importance capitale dans l'alimentation : 90% des besoins calorifiques de la population vient de l'apport céréalier avec en moyenne 180 kg consommés par personne et par an. Au Burkina, la plus grande partie du pays est couverte de champs de mil, de sorgho et de riz. Ajoutons qu’au Burkina Faso, le coton est la première culture d’exportation. Les revenus cotonniers représentent entre 55 et 70% des recettes d'exportation burkinabè, selon les années, contribuant pour 40% au Produit intérieur brut et faisant vivre près de trois millions de personnes en milieu rural, soit près d'un quart de la population nationale. Pas besoin de longues explications pour comprendre la catastrophe que représente l’invasion de cette chenille légionnaire.

    Après le Burkina Faso, un pays voisin, le Togo. Au Togo, l'agriculture tient un rôle prédominant : elle occupe la majorité de la population et produit 42% de la richesse nationale. Le territoire du Togo est à 25% cultivé. L'agriculture assure en grande partie la sécurité alimentaire des Togolais, le secteur rural fait vivre encore environ 80% de la population. Les cultures sont très diverses : mil, sorgho, maïs, manioc, ignames, cacao, café, karité. Le coton est la principale culture industrielle et le premier produit d'exportation agricole. On remarque aussi que ce sont les petites et moyennes exploitations qui dominent. Depuis quelques années, le secteur agricole au Togo bénéficie d’énormes investissements de la part de l’État et des partenaires au développement, surtout en milieu rural. Pour ce faire, plus de 600 milliards de francs CFA ont été prévus pour le Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire. À travers la politique des agropoles, ce pays est parvenu à une autosuffisance alimentaire à peu près complète. Et c’est dans un tel contexte que surgit la chenille légionnaire.

    Les chercheurs eux-mêmes parlent de contenir le ravageur dans un programme d’urgence, ce qui donnera le temps de le contrôler, parce qu’il semble illusoire de vouloir l’éradiquer.

    Kounoutchi Kokouvi, ingénieur agronome. RFI/Sayouba Traoré

    Invités :
    - Salifou Ouédraogo
    , ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles du Burkina Faso
    - Kounoutchi Kokouvi, ingénieur agronome, travaille à la Direction de la protection des végétaux, du ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de l'Hydraulique du Togo.

    Production : Sayouba Traoré
    Réalisation : Ewa Piedel

     


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