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    Hong Kong: le bras de fer entre les manifestants et la police

    Une unité tactique spéciale de la police hongkongaise charge dans une rue, lors d'une manifestation antigouvernementale contre une loi d'urgence interdisant les masques faciaux lors des manifestations, à Yuen Long, à Hong Kong, Chine, le 5 octobre 2019. REUTERS/Tyrone Siu

    Depuis quatre mois, les manifestants pro-démocratie de Hong Kong réclament des élections libres et une véritable indépendance vis-à-vis de la Chine. Mais le climat se tend de jour en jour, et le fossé se creuse entre les citoyens et la police hongkongaise. Les forces de l'ordre ont tiré à balle réelle cette semaine. Reportage.

    De notre envoyé spécial à Hong Hong,

    Insultes, moqueries, huées… C’est devenu un réflexe à Hong Kong quand une patrouille de police apparaît. Depuis le début du mouvement, on est passé de la confiance à la haine et à la peur envers les forces de l’ordre.

    Témoignage d’une jeune fille

    « Je ne m’attendais pas du tout à ça. La police, je ne sais pas ce qui leur prend. Moi j’ai trop peur, je les regarde même plus dans les yeux, ils sont beaucoup trop agressifs. Ils devraient être là pour nous protéger, pas pour nous faire peur. »

    Cette jeune femme n’est pas une militante ; c’est un sentiment général. Les Hongkongais qui manifestent en famille ou entre amis sont tous d’accord : la police a perdu la raison. Cet homme d’une soixantaine d’années vient vers nous dans un cortège. Il sort sa carte de retraité : ancien sergent de la police de Hong Kong. Il est descendu dans la rue parce qu’il ne comprend plus ses collègues.

    La réaction d’un ancien flic

    « Je suis venu, parce que j’en peux des brutalités policières. Ça fait plusieurs jours que ça me démange. À mon époque, la police était très sensible au traitement médiatique. On surveillait ce qui se disait dans la presse à propos de nous et on essayait de rectifier s’il y avait des problèmes. Là, aujourd’hui, c’est clair qu’ils s’en foutent complètement. Ça fait longtemps qu’ils respectent plus le code de bonne conduite. Par exemple, quand ils arrêtent des gens, pourquoi ils vont les tabasser derrière ? Ça n’a aucun sens. »

    Le choc est d’autant plus violent que la police de Hong Kong avait très bonne réputation. Pendant des années, on l’a présentée comme la meilleure police d’Asie. Et c’était mérité, selon le chercheur hongkongais Elton Chan, professeur de sciences politiques à l’université de Singapour.

    Elton Chan, chercheur hongkongais

    « C’est vrai, comparé à d’autres pays où les policiers sont corrompus, abusent de leurs fonctions, sont beaucoup moins efficaces… C’étaient vraiment les meilleurs pendant très longtemps en matière de maintien de l’ordre… Ils sont très bien équipés, bien formés, bien encadrés… Et puis il y avait aussi une vraie relation humaine entre la police et les citoyens de Hong Kong, parce que le gouvernement prenait soin de construire l’image des policiers. Encore aujourd’hui, la police fait des pubs à la télé pour dire à quel point elle est géniale. Ils ont même leur émission hebdomadaire. C’est de la communication, ça dure depuis 40 ans. Et pendant très longtemps, ça a plutôt bien marché ! »

    Quarante ans d’image publique anéantis en quatre mois. Aujourd’hui, dans chaque manifestation, la jeunesse réclame une commission d’enquête indépendante. Mais le degré de défiance est tel que personne n’ose le dire à visage découvert. Ce jeune homme se fait appeler « Ong ». La police a été filmée en train de le molester pendant son arrestation lors d’un rassemblement.

    Les inquiétudes d’Ong

    « Bien sûr que ça fait flipper. Il y a du danger pour tous ceux qui sont sur une vidéo où l’on voit les flics faire n’importe quoi. Parce qu’ils pensent qu’on veut les balancer. Y’a un dicton chinois qui dit que pendant un vol d’oiseaux, on tire toujours sur celui qui est devant. Moi, j’ai peur qu’ils se vengent, parce qu’aujourd’hui, ils sont en dehors de tous les cadres légaux. »

    Les passages à tabac, les arrestations musclées, les détentions préventives… Tout ça faisait déjà beaucoup pour Hong Kong. Mais lorsque pour la première fois, la police a tiré sur un manifestant à balle réelle cette semaine, ils l’ont tous dit : c’est fini, on ne pourra jamais pardonner.

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