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    «Rafale» livrés à l’Inde: contrat mirifique et compensations controversées

    Dassault livre, ce 8 octobre 2019, son premier «Rafale» à l’armée indienne. REUTERS/Pascal Rossignol

    Dassault livre aujourd’hui son premier « Rafale » à l’armée indienne. Une cérémonie officielle est organisée sur le site de construction de l’avion de combat, à Mérignac, dans le sud-ouest de la France, pour célébrer ce mégacontrat dont les multiples implications continuent à susciter pas mal d’interrogations.

    C’est surtout en Inde que l’on s’interroge encore et encore sur le montant de la facture. Il s’est envolé depuis le premier contrat avorté de 2012. Les compensations exigées par le client sont maintenant presque plus chères que l’avion. Elles se montent à 3,9 milliards d'euros sur un contrat total de 8 milliards d'euros. Car comme pour toutes les ventes de cette dimension, le fournisseur s'est engagé à des offsets, des contreparties, en l’occurrence le développement d’une filière aéronautique privée. Le problème, vu de New delhi, c’est surtout le bénéficiaire de ces compensations: Reliance, un groupe dépourvu d'expérience en aéronautique, a été préféré à l’unique entreprise publique indienne du secteur. Reliance appartient à l'homme d'affaires Anil Ambani, un proche de Narendra Modi. L’opposition y a vu un cas flagrant de favoritisme, elle a essayé d’en faire un enjeu des législatives du mois de mai. Sans succès, Narendra Modi a remporté les élections et il a été blanchi de toutes les accusations de corruption.

    Ces compensations relèvent-elles du transfert de technologie ?

    C’est plus une mise à niveau des compétences locales qu’un véritable transfert de technologie. Les offsets sont devenues « une ardente obligation » des grands contrats depuis ces quarante dernières années, mais leurs résultats sont inégaux selon Loïc Tribot La Spière, le directeur du Centre d’étude et de prospective stratégique. Par manque de suivi, et parfois de volonté du côté de l'acquéreur. Sur ce contrat, de gros doutes subsistent sur la capacité de Reliance Defense à mener son projet à son terme étant donné qu'il appartient à un groupe moribond, croulant sous les dettes. Pour le moment, la filiale indienne assure sa part du contrat. Dans le centre de l'Inde, tout près de l'aéroport de Nagpur, son usine construite avec Dassault a commencé à produire le nez du Falcon 2000. Quelques pièces du Rafale seront produites sur place mais les 36 avions seront bien fabriqués et assemblés en France. Si le montant du contrat et des offsets est pharamineux, les investissements qui se sont concrétisés se chiffrent plutôt en centaines de millions qu'en milliards d'euros et Dassault semble avoir limité au minimum les transferts de technologies souhaités par les Indiens.

    Le partenariat avec Reliance intrigue aussi en raison de ses liens avec des entreprises étrangères

    Nos confrères du Monde ont révélé il y a quelques jours les relations troublantes reliant la société ukrainienne Motor Sich au groupe indien Reliance. Motor Sich fabrique des moteurs d'avion, notamment pour l'avionneur ukrainien Antonov, célèbre pour ses gros porteurs. Et Antonov est devenu un partenaire de Reliance Defense sur le site de Nagpur. Jusque ici tout va bien. Le hic c'est l'identité réelle de Motor Sich. L'entreprise travaille en fait surtout avec et pour la Russie et voilà qu'elle est maintenant convoitée par les Chinois. Une intervention musclée de l'administration américaine a gelé la transaction qui a failli aboutir cet été. Un coucou russe et bientôt chinois se niche-t-il dans la co-entreprise Reliance Dassault ? Le risque de fuite, d'espionnage industriel via un sous-traitant est réel selon Loïc Tribot La Spière, « d'autant plus que l'Ukraine est une vraie passoire » mais il faut raison garder nous dit ce spécialiste du secteur, la schizophrénie de Dassault est telle qu'il ne dépend d'aucun acteur étranger pour les pièces les plus sensibles de ces appareils.

    ► EN BREF

    Les Nations Unies seront bientôt à court d'argent. Sans mesures d'urgences, l'organisation ne pourra pas verser les salaires jusqu'à la fin de l'année précise le secrétaire général Antonio Gutteres dans une lettre envoyée au personnel. La faute aux États mauvais payeurs. Le budget total de l'ONU est de 5,4 milliards de dollars, dont 230 millions de dollars pour assurer son fonctionnement, c'est cette ligne budgétaire qui est en souffrance.

    La Bourse de Hong Kong renonce à son OPA sur la City. Le London stock exchange a fermement décliné son offre à 35 milliards d'euros, d'où le retrait de l'opérateur boursier de l'ex-île britannique.

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