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    À la Une : Trump lâche les Kurdes

    Le président américain Donald Trump, le 2 octobre à la Maison Blanche. REUTERS/Leah Millis

    « En quelques mots, constate Libération, Donald Trump a fracassé l’équilibre instable des forces en lutte dans le nord de la Syrie. Dans un communiqué laconique, dimanche soir, la Maison Blanche a annoncé le retrait des soldats américains présents le long de la frontière turque. Depuis 2015, ils y soutenaient les Forces démocratiques syriennes, composées en grande majorité de combattants kurdes, dans leur combat contre l’Etat islamique. Le départ des troupes américaines laisse donc le champ libre à l’armée turque dans le nord-est syrien. »

    « Il fallait s’y attendre, soupire La Croix, un jour ou l’autre, la décision allait tomber. Soutenir les Turcs ou les Kurdes, l’arbitrage devait évoluer. Ces dernières années, rappelle le journal, les pays occidentaux engagés dans le combat contre Daech en Syrie se sont appuyés sur des milices kurdes, les Unités de protection du peuple, qu’ils ont armées et entraînées. Or, Ankara les considère comme une filiale de son pire ennemi, la guérilla du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni se trouvent ainsi en opposition frontale avec la Turquie, alors qu’elle est leur alliée au sein de l’Otan. »

    Trahison !

    On revient à Libération pour qui il faut appeler un chat un chat : « Une trahison, fulmine Libération. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de Donald Trump à l’égard de ses alliés kurdes. On ne sait si le retrait américain de la zone frontalière sera confirmé : cette perspective rencontre une forte opposition au sein de l’administration américaine. Mais l’intention du Président n’est pas douteuse : il veut abandonner les Kurdes à leur sort. Rappelons-nous, s’exclame Libération,  quand les alliés ont voulu empêcher les terroristes de l’État islamique de s’installer dans leurs terres de conquête, il a fallu trouver des soldats capables d’affronter les islamistes sur le terrain. Les puissances occidentales ne souhaitaient pas déployer des troupes au sol, en dehors de quelques centaines de combattants des forces spéciales : elles se sont tournées vers les Kurdes. Dans leur intérêt, bien sûr, mais aussi dans celui des Occidentaux, ces soldats courageux se sont retrouvés en première ligne. C’est en grande partie grâce à leur abnégation et à leur efficacité que les enclaves créées par Daech sont tombées une à une. »

    D’autres journaux haussent encore le ton : « C’est un coup de poignard dans le dos et une trahison comme il y en eut quelques-unes dans l’histoire, aux conséquences dramatiques », s’exclame L’Humanité.

    « C’est sordide, méprisable et honteux, renchérit La Presse de la Manche. Comment prétendre se battre pour la liberté et le bonheur des peuples, quand on laisse de la graine de dictateur s’abandonner à sa folie ? Le monde va éviter de regarder bombarder les Kurdes pour satisfaire le sultan turc. Mais, au fond, Monsieur Trump est un homme d’affaires. Ce n’est pas un homme d’État. »

    Trop cher, trop long

    Trump ne veut plus engager l’Amérique dans ce conflit moyen-oriental qui lui a coûté beaucoup et peu rapporté. En effet, note Le Figaro, « le général Colin Powell avait mis en garde George W. Bush avant l’invasion de l’Irak avec la parabole du magasin de porcelaine : "Ce que tu casses, tu le payes". Depuis les tragiques attentats du 11 septembre 2001, l’Amérique a beaucoup cassé et beaucoup payé au Moyen-Orient. "Pour quel béné­fice ?", demande aujourd’hui Donald Trump. Sa répulsion naturelle à déployer la puissance américaine dans d’insolubles et lointains imbroglios atteint son point de bascule. (…) En parallèle, poursuit Le Figaro, Trump affiche la tentation de laisser l’Afghanistan aux mains des talibans, dix-huit ans exactement après le déclenchement de l’assaut contre leur bastion de Kaboul, qui amorça la guerre la plus longue de l’histoire américaine. Quant à l’Irak, où les États-Unis déployèrent jusqu’à 160.000 hommes au tournant de la décennie, le président le laisse chaque jour un peu plus tomber dans l’orbite de l’Iran, pourtant son grand ennemi dans cette partie du monde. Avec cette retraite en rase campagne, conclut Le Figaro, Donald Trump semble prendre acte de la défaite de l’Amérique au Moyen-Orient. Il confirme sa détermination à mettre la clef sous la porte d’une aventure qui a coûté 2.000 milliards de dollars, tué 7.000 GI et fait 300.000 victimes civiles, sans compter la Syrie. »

    À la Une également, en France, le débat sur l’immigration

    « C’est devant un hémicycle à moitié vide qu’Édouard Philippe a ouvert, hier après-midi à l’Assemblée nationale, le débat, sans vote, sur l’immigration, pointe Le Parisien. Un débat qui aurait pu être électrique au regard de la sensibilité politique du sujet mais qui, finalement, s’est déroulé sans crispation particulière. Il est vrai que, en se référant dès ses propos liminaires à Michel Rocard, le Premier ministre a usé d’un "en même temps" de nature à désamorcer les critiques trop virulentes de gauche comme de droite. »

    En effet, constate aussi Libération, la majorité a tenté hier « un numéro d’équilibriste entre "humanité" et "fermeté" Mais les idées évoqué es, quotas, "resserrement des critères" ou 'lutte contre la fraude' penchent surtout vers la droite. »

    Le Courrier Picard est sur la même ligne : « l’exercice du "en même temps", marque de fabrique d’Emmanuel Macron et de sa majorité, est ardu en matière de politique migratoire puisqu’il va d’une "révision de Schengen" à la fixation d’objectifs pour "attirer des compétences rares", le tout en faisant en sorte que la France ne soit "ni plus ni moins attractive" que ses voisins européens. »

    Un vent de fronde au sein de LREM ?

    Attention, préviennent Les Echos, il y a comme une désunion au sein de la majorité LREM. Fin septembre, une centaine de députés marcheurs s’apprêtaient à publier une tribune en réaction aux propos du président sur l’immigration. « Pour l’heure, note le quotidien économique, l’opération est "débranchée" et reste en coulisse. L’exécutif et la direction du groupe se sont mobilisés pour rassurer les signataires, et leur promettre de travailler les nouvelles mesures immigration avec eux. »

    Mais le danger d’un éclatement de la majorité persiste, pointent Les Echos : «  frustrés de ne pas être reconnus, conscients qu’ils ne seront pas réélus, déçus de la politique, en tout cas "intermittents dans leur tête", dixit un conseiller, un tiers des députés ont décroché. Ils viennent rarement à l’Assemblée, ils ne tiennent pas de permanence locale, ils attendent que passe le quinquennat, et peuvent le cas échéant se mobiliser contre une action. Frondeurs en puissance, regardés désormais de très près. L’immigration a failli les réveiller. Et si l’exécutif a décidé de "masser la viande", le danger reste entier. »


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