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    À la Une: répression en Algérie

    Des officiers de police algériens affrontent des manifestants lors d'une manifestation antigouvernementale dans la capitale, Alger, le 8 octobre 2019. AFP/Stringer

    « Pour la première fois depuis le début du Hirak (le mouvement de contestation populaire) en février dernier, la police a tenté hier mardi d’empêcher la 33e marche des étudiants à Alger, rapporte notamment le site d’information TSA. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées Place des Martyrs, lieu de départ de la manifestation.

    "Scènes surréalistes dans la rue Ali Boumendjel" », témoigne le journaliste Khaled Drareni cité par TSA, « "la police interpelle sans distinction des dizaines de personnes notamment des personnes âgées, même les manifestants qui ont quitté le cortège sont pourchassés et arrêtés." »

    Le Matin d’Algérie laisse éclater sa colère : « les digues de la retenue et des bons sentiments ont cédé sous l’impatience du pouvoir militaro-policier. [...] Le pouvoir en place veut faire taire la dissidence citoyenne. Ce mardi, il a montré encore une fois si besoin son vrai visage. Sa vraie nature répressive. Ceux qui espéraient encore un retournement de situation doivent être édifiés. [...] Il est désormais loin ce temps, déplore Le Matin d’Algérie, où Gaïd Salah promettait aux Algériens de les accompagner dans leurs revendications. L’heure est à la répression la plus brutale. Le régime n’a plus envie de voir le peuple revendiquer son départ. Il veut faire passer un président qui assurera ses arrières. Un Tebboune, un Benflis ou un de ces anciens obligés de Bouteflika toujours là pour perpétuer le système. »

    Dérive autoritariste

    Liberté hausse encore le ton : « Ainsi donc, fulmine le journal, un pouvoir de fait, dont la légitimité résidait dans sa disponibilité à accompagner le peuple dans l’entreprise de refondation nationale qu’il vient d’entamer, s’est mis en tête d’imposer sa propre vision du renouvellement politique [...]. Or, les citoyens manifestants persistent dans leur demande d’une autorité de transition et d’un changement, préalable à toute élection, du cadre constitutionnel. À cette persévérance revendicative, le pouvoir a réagi par une offensive répressive. Un choix qui, forcément, le pousse à la dérive autoritariste que l’on observe et dont pâtissent autant des manifestants anonymes que des personnalités politiques, des militants de droits et libertés publiques et des professionnels de la presse… Avec les excès que provoque nécessairement la répression d’un mouvement de masse. »

    Au centre des revendications des manifestants : le rejet de la présidentielle voulue par le pouvoir transitoire le 12 décembre prochain. Mais ce scrutin pourra-t-il se tenir ?, s’interroge le site ObservAlgérie. Rien n’est moins sûr, répond-il. « En effet, l’absence de candidat crédible, l’inexistence d’une campagne présidentielle, la protestation populaire qui perdure et qui rejette la tenue de ce vote sont autant d’éléments qui peuvent faire basculer les choses et mener à l’annulation de cette présidentielle. »

    Investir en Afrique !

    Enfin, économie… avec ce satisfecit en direction de certains pays du continent…

    « La banque britannique Standard Chartered vient de classer les économies du monde au plus fort potentiel. Et surprise, rapporte Le Point Afrique, les meilleures sont africaines. [...] L’objectif de ce classement est clair : dévoiler aux investisseurs les "étoiles montantes du commerce mondial" qui constitueront "des opportunités intéressantes pour les entreprises à la recherche de nouveaux partenaires". » Et, surprise donc, relève Le Point Afrique, « le podium est presque africain. »

    En effet, « la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Ghana tiennent une bonne place, notamment grâce à "l’augmentation des infrastructures physiques et numériques" et aux "mesures entreprises pour assainir le climat des affaires". Le pays francophone ouest-africain est même devant l’Inde. L’explication ? Une croissance dynamique – à 7,8 %, d’après la Banque mondiale – couplée à un développement rapide des infrastructures de commerce. »

    Seule ombre au tableau, et elle est importante : « la Côte d’Ivoire reste en proie à des inégalités persistantes, note Le Point Afrique. En 2015, le taux de pauvreté dans le pays s'établissait encore à 46,3 %. »

    Globalement, affirme encore cette étude, « l’Afrique pourrait devenir un acteur beaucoup plus important sur la scène commerciale mondiale. Le lien qu’entretient le continent avec l’Asie, par le biais de l’Initiative Belt & Road (la route de la soie chinoise), mais aussi le lancement de la zone de libre-échange continentale africaine apportent "de nombreuses opportunités pour le commerce et l’investissement dans les années à venir". » Mais, note encore la banque britannique, « la transformation économique du continent se fera aussi grâce à "la population africaine jeune et connectée" ainsi qu’à "une main-d’œuvre féminine croissante". Autant dire que, si des avancées intéressantes ont été enregistrées, il reste encore du chemin à combler par des initiatives de grande importance. »

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