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    Le Bénin, entre «dialogue politique» et «assises»

    Alain Orounla (g.) et Nicéphore Soglo. www.gouv.bj/membres et Issouf Sanogo / AFP

    Pour mettre en débat les deux processus de dialogue concurrents qui doivent s'ouvrir ce jeudi 10 octobre 2019 au Bénin, RFI reçoit deux invités. Le porte-parole du gouvernement béninois, Alain Orounla et l'ancien président béninois Nicéphore Soglo, qui va présider les assises de l'opposition non reconnue.

    Alain Orounla : « Ce dialogue politique ne sera pas présidé par le président de la République » 10/10/2019 Écouter

     

     

     

    RFI : Quelles seront les questions qui seront abordées lors du dialogue politique organisé par les autorités à partir de ce jeudi ?

    Alain Orounla : Il s’agira fondamentalement des mesures de détente, de cette atmosphère de crispation que nous connaissons à la suite de la réforme du système partisan. Principalement, il y aura au menu du jour les amendements que les parties prenantes entendent apporter aux dernières lois portant code électoral et portant charte des partis politiques. A ma connaissance il n’y a pas d’autre sujet consistant à l’ordre du jour, ce sera aux différents protagonistes de voir s’il est question d’autres sujets à débattre.

    Qui présidera ce dialogue politique ?

    Ce dialogue politique ne sera pas présidé par le président de la République qui fera l’allocution d’ouverture et va se retirer. Les débats seront animés essentiellement par le professeur Dorothé Cossi Sossa qui est désigné comme modérateur. C’est une personnalité bien connue dans notre pays qui a occupé des fonctions ministérielles, il a été garde des Sceaux. Il est aujourd’hui président de l’exécutif de l’OHADA. Il est connu pour sa neutralité, son humilité, il est très affable. Je crois que c’est une personnalité qui n’est pas clivante et qui remplit parfaitement les critères pour ne pas être soupçonnée de partialité.

    Qui a confirmé sa présence pour l’instant ?

    L’invitation n’a pas appelé de confirmation, mais ce que je peux vous dire c’est qu’à l’heure où je vous parle des formations politiques qui ont été invitées, personne n’a décliné l’offre.

    Est-ce que le parti FCBE de Thomas Boni Yayi participera lui aussi au dialogue ?

    Nous n’avons pas reçu de correspondance de ce parti qui pourrait laisser supposer que ce parti ne s’y rendrait pas.

    Quel est l’objectif justement, qu’est-ce que vous souhaitez voir émerger avec ce dialogue ?

    Que déjà on se parle, qu’on s’explique, qu’on se comprenne et qu’on apporte les amendements jugés utiles pour permettre aux formations politiques qui n’ont pas pu se mettre en phase avec la réforme du système partisan de pouvoir l’être.

    Monsieur le ministre, comment est-ce que vous analysez la décision de l’opposition d’organiser des assises parallèlement à ce dialogue ?

    Les partis politiques ne peuvent pas se couper du dialogue et organiser ce que je considère comme des contre-manifestations, c’est d’ailleurs très regrettable puisque ces formations politiques qui refusent le dialogue, ces formations politiques qui ne manifestent pas le souci de la cohésion pour la paix, la tranquillité dans notre pays prennent le risque de la responsabilité de l’instabilité… mais ce n’est pas l’option que partage le gouvernement qui est quand même plus habilité que quiconque d’autre à organiser ce genre de réunion.

    On va donc en tout cas avoir deux processus qui vont se tourner le dos, est-ce que ça n’est pas un problème pour sortir de la crise qui s’est ouverte en mai ?

    Le seul processus valable c’est celui qui appelle toutes les formations politiques, c’est celui qui est initié par les autorités compétentes -c’est-à-dire le gouvernement - et nous nous réjouissons de ce que les partis légalement reconnus par la loi participent déjà à ce débat, donc toute contre-manifestation ne peut être qu’un épiphénomène que nous ne pourrons pas prendre en considération.

    Nicéphore Soglo : « Il y a eu au fond une parodie d’élection » 10/10/2019 Écouter

    RFI : Quelles seront les questions qui seront abordées lors des assises que vous allez diriger à partir de ce jeudi ?

    Nicéphore Soglo : Il y a eu, au fond, une parodie d’élection chez nous. On n’a jamais vu une élection où une partie de l’électorat est mise hors-jeu. Malheureusement, il y a eu des morts, on a tiré à balles réelles, ce qu’on n’a jamais fait dans notre pays. De 1960, depuis l’indépendance, jusqu’à 1972, il y a eu six coups d’État, pas une goutte de sang n’a été versée. Ici, il y a malheureusement trop de morts, les corps ne sont pas rendus aux familles, c’est un très mauvais signal. Il faut revenir aux bonnes pratiques, c’est cela que nous souhaitons, non pas une fuite en avant. Ceux qui vont venir avec nous diront : retrouvons le bon sens qu’on avait à la conférence nationale, elle a été courte et on a trouvé les compromis dynamiques qui ont fait notre réputation.

    Qui a été invité à participer à ces assises ?

    Ceux qui viendront, c’est ceux qui font partie actuellement de l’opposition, c’est-à-dire ceux qui disent qu’on n’a pas respecté les règles cardinales de base de toute démocratie.

    Est-ce que la société civile a également été invitée ?

    Nous souhaitons que le plus grand nombre de personnes puisse y participer, alors tous ceux qui seront là seront les bienvenus.

    Qu’est-ce qu’il manquait selon vous à la proposition de dialogue politique du gouvernement ?

    On dit « le bien ne fait pas de bruit… et le bruit ne fait pas de bien ». Vous savez, des choses comme ça se préparent, se négocient, parce qu’on veut aller vraiment aux résultats. Si c’est du tapage pour simplement une parodie, ça n’intéresse personne… et j’espère qu’on aura l’occasion de redresser la barre, c’est ce que nous nous souhaitons.

    Comment vont s’organiser les travaux que vous allez diriger à partir de ce jeudi ?

    Il y a des équipes qui travaillent là-dessus, je n’ai pas plus de détails, je sais que ceux qui sont sur le terrain ont réfléchi, ont travaillé, ont des propositions à soumettre, mais en interrogeant plusieurs !

    Deux processus parallèles vont se tourner le dos est-ce que ce n’est pas un problème pour sortir de la crise qui s’est ouverte en mai ?

    Non ça peut être un début pour dire il faut vraiment se retrouver, discuter sérieusement. Nous savons ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, nous n’avons pas envie que notre pays entre dans ce cycle tragique, alors il faut être sérieux. Nous l’avons toujours été.

    Vous aspirez donc à une convergence des deux processus, celui organisé par le gouvernement et celui organisé par l’opposition ?

    C’est l’idéal… si on veut faire quelque chose de sérieux, il faut qu’on se parle, qu’on aboutisse à un compromis dynamique. Et non pas chacun qui va de son côté. Ça n’a pas de sens. Donc il faut s’adresser aux gens d’expérience… après tout, on peut leur demander « vous avez vécu des situations similaires, qu’est-ce qu’on fait ? » Moi je suis disponible.

    Vous seriez prêt à prendre la tête d’un processus qui combinerait à la fois le processus lancé par l’opposition et celui lancé par les autorités béninoises ?

    Moi je suis disponible. C’est vrai, j’ai occupé des fonctions que vous connaissez. J’ai eu le temps de puiser dans ce que les mandarins des différents pays ont produit, si ça peut servir je mets ça à la disposition de mon pays.


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