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    À la Une : la Turquie passe à l’offensive

    Convoi militaire turc à Akcakale, le 9 octobre 2019. REUTERS TV via REUTERS

    Il fallait s’y attendre, soupire Libération, « laissée libre d’agir par les États-Unis, la Turquie a entamé hier son offensive sur les territoires kurdes syriens à l’est de l’Euphrate, bombardant plusieurs localités. (…) Le déclenchement de cette offensive turque a soulevé un tonnerre de protestations internationales, souligne le journal. Les pays européens, engagés dans la coalition antiterroriste qui s’est appuyée sur les forces kurdes sur le terrain pour mener la guerre contre l’État islamique, ont été les premiers à réagir. La France a condamné "très fermement" l’offensive et saisi le Conseil de sécurité de l’ONU. Celui-ci doit se réunir d’urgence et à huis clos ce jeudi à la demande de ses membres européens (…). Même le président russe, Vladimir Poutine, pointe encore Libération, a appelé son partenaire turc "à bien réfléchir à la situation afin d’éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne". Autant d’appels tardifs, alors qu’aucune solution politique n’a été sérieusement recherchée avec la Turquie, qui menaçait depuis longtemps de passer à l’attaque. »

    Désastre

    En fait, déplorent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « Donald Trump a ouvert la porte et Ankara s’y est immédiatement engouffré. Désormais, plus rien ne s’oppose à une nouvelle tragédie dans le nord-est de la Syrie. En envoyant ses F16 bombarder les bastions kurdes hier en milieu d’après-midi, Recep Tayyip Erdogan a franchi une nouvelle étape dans la longue fuite en avant qu’est devenue sa politique. Malgré les menaces américaines de mettre l’économie turque « à genoux », malgré les mises en garde des chancelleries occidentales, pointe encore le quotidien alsacien, il n’a pas résisté à la tentation. Elle était trop forte et puis, contrairement à ce qu’affirme maintenant Trump dans une pathétique tentative de rétropédalage, le feu vert était explicite. »

    Résultat, constate Sud-Ouest, « le bilan est déjà désastreux. La parole américaine est discréditée. La stabilisation de la frontière turco-syrienne vole en éclats. Et la guerre repart en Syrie avec le risque de réveiller l’hydre Daech si les Kurdes, occupés à se défendre contre l’armée turque, devaient abandonner la surveillance des prisons où les détenus djihadistes attendent d’être jugés sur les lieux de leurs crimes. »

    Inconséquence

    L’Humanité élève encore la voix en dénonçant l’ « infamie » de Donald Trump : « Son annonce dimanche du retrait des forces américaines de la zone marquera d’une flétrissure la présidence de la première puissance mondiale. Il savait qu’il laissait le champ libre à Erdogan pour écraser les Kurdes, qu’il combat avec autant de violence et de hargne à l'extérieur qu’à l’intérieur de la Turquie. »

    « En réalité, relève La Croix, Donald Trump cherche surtout à se laver les mains de la situation présente. Seule compte pour lui sa volonté d’afficher le rapatriement des troupes américaines aux États-Unis. "Les guerres sans fin stupides sont terminées pour nous", a-t-il affirmé hier. Tout le problème est qu’elles ne sont pas terminées pour les premiers concernés. (…) Triste inconséquence. »

    À la Une du Figaro : « les Français tentés par le vote protestataire »

    C’est un sondage édifiant que publie ce matin Le Figaro. Un sondage qui témoigne « d’un niveau de rejet inédit en vue de la présidentielle de 2022. » En effet, précise le journal, « trois Français sur quatre se disent tentés par un choix antisystème en 2022, que ce soit un vote en faveur de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, une abstention ou un vote blanc. Une tentation contestataire dopée par la crise des Gilets jaunes : 90 % des Français qui soutiennent le mouvement s’orientent vers un vote antisystème. Si Jean-Luc Mélenchon s’affaisse dans l’opinion, Marine Le Pen bénéficie de cette dynamique. L’abstention et le vote blanc s’annoncent également à des niveaux inédits. »

    Commentaire du Figaro : ce sondage « dévoile la colère grandissante des Français vis-à-vis de la politique en général et de ceux qui l’incarnent en particulier. Ce diagnostic du malaise qui plombe notre démocratie n’épargne personne. Nier ce phénomène, c’est l’alimenter ; le condamner, c’est décupler sa force. Le premier devoir est de le comprendre, pointe Le Figaro. Un sentiment commun est à l’origine de cette défiance : la triste réalité - économique, culturelle, sociale, sécuritaire - que subit une grande part de nos concitoyens, et dans laquelle l’immigration incontrôlée joue un rôle majeur, n’est jamais prise en compte par ceux qui y échappent, affirme le journal. Pire, même, poursuit Le Figaro, elle est niée. On renvoie à ceux qui éprouvent, chaque jour, le déclassement et la dépossession, des batteries statistiques illustrant leur supposé bien-être, quand ce n’est pas le décor Potemkine des téléfilms. Au malheur quotidien répond Plus belle la vie. »

    Le Burkina Faso au bord de l’implosion

    Enfin, on reste avec Le Figaro qui, après Le Monde vendredi dernier, s’inquiète de la situation au Burkina Faso.

    « Miné par le djihadisme, le Burkina Faso menace de s’effondrer », titre Le Figaro. En effet, précise le journal, « un tiers de ce pays, qui est considéré comme un verrou stratégique pour bloquer l’expansion du terrorisme vers le sud, est désormais contrôlé par des groupes islamistes. »

    Pourquoi et comment ? « Le problème islamiste est désormais profondément ancré » pointe Le Figaro qui cite ce chef de village : « dans le fond, le problème n’est pas religieux, affirme-t-il. Ils ont d’abord recruté des pauvres et des frustrés. Puis sont arrivés des bandits qui profitent pour voler du bétail, de l’argent ou des armes à l’armée. Ensuite, on a vu se rallier tous ceux qui voulaient se venger de l’État qui ne les avait pas protégés, ou qui avait tué un de leurs proches. Tous les djihadistes actuels sont dans l’une de ces trois catégories. »

    Alors, poursuit le journal, « cette vision du conflit a longtemps été rejetée par le gouvernement de Ouagadougou, prompt à dénoncer le voisin malien, les infiltrations venues d’Afrique du Nord ou les financements du golfe Persique. Les autorités, confrontées aux attaques quasi quoti­diennes qui frappent maintenant le pays, ont fini par accepter la réalité. » Témoin cette déclaration du ministre des Affaires étran­gères, Alpha Barry : « le conflit a bien des ra­cines ici. Il faut nous mobiliser pour les traiter. »

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