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    A la Une: Kaïs Saïed, nouveau président de la Tunisie

    Le candidat à la présidentielle en Tunisie, Kaïs Saïed, arrivé en tête au premier tour, ici à Tunis, le 17 septembre 2019. ANIS MILI / AFP

    Les résultats officiels de la présidentielle d’hier en Tunisie sont attendus ce lundi mais les jeux sont faits… Les sondages de sortie des urnes donnent Kaïs Saïed largement en tête avec les trois quarts des suffrages.

    Scènes de liesse populaire hier soir, relate le site d’information tunisien Réalités : « des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis pour célébrer l’élection du nouveau président. Les Tunisiens, ont scandé à cette occasion de nombreux slogans pour exprimer leur satisfaction du processus électoral en Tunisie. »

    Hier soir toujours, rapporte le site Tunisie Numérique, « Kaïs Saïed a pris la parole à partir de son QG de campagne pour remercier tous les Tunisiens 'ceux qui ont voté pour lui et ceux qui ne l’ont pas fait', les jeunes et les moins jeunes, sans oublier les résidents à l’étranger. Il les a remerciés pour avoir voulu ouvrir avec lui une nouvelle page de l’histoire de la Tunisie et leur volonté de liberté. Il a félicité le peuple tunisien pour la leçon qu’il a donné au monde entier en matière de démocratie et de respect de la constitution. Il a ensuite tenu à tranquilliser les sceptiques, en promettant d’être digne de leur confiance et en restant fidèle à ses principes assurant qu’il ferait de son mieux pour l’édification d’une nouvelle Tunisie. »

    Refonder le système

    Alors, pour Le Point Afrique, cette victoire est loin d’être une surprise…

    « Le train Saïed n’a jamais changé de direction. Cet apôtre du droit, de la loi et de la constitution, martèle les mêmes idées de journaux télévisés en cafés. Sur un ton saccadé, ce qui lui vaut le surnom de 'Robocop', droit comme un i, économe de ses émotions, il veut l’application de la loi pour et par le peuple. Il souhaite renverser la pyramide des pouvoirs en défaisant l’Assemblée des représentants du peuple. Il veut que les députés soient désormais élus par des conseils d’élus locaux afin de rapprocher le peuple du pouvoir. Pour cela, il lui faudra un vote favorable du parlement. »

    En tout cas, poursuit Le Point Afrique, « sa large victoire signifie un vaste rejet de la situation politique toxique qui prédomine en Tunisie depuis 2014, de la corruption généralisée et de la marginalisation d’une partie de la population. Il est pour la peine de mort, la poursuite de la criminalisation des homosexuels et contre l’égalité homme-femme devant l’héritage. Il assume son conservatisme, jugeant que la société tunisienne l’est et qu’il est inutile de l’embarquer dans des débats hors-de-propos, de perdre du temps sur ce sujet. »

    Conservateur bon teint

    En effet, pointe Le Monde Afrique, « la 'révolution' de Kaïs Saïed ne se déploie pas dans tous les domaines. Autant il innove au plan institutionnel, autant il demeure d’un conservatisme bon teint sur le terrain socio-religieux. »

    Qui plus est, poursuit Le Monde Afrique, « avec les partenaires occidentaux de la Tunisie, les choses ne seront pas non plus très aisées. Le nouveau président tunisien ne cache pas un souverainisme sourcilleux puisé dans une sensibilité nationaliste arabe. Il faut aussi voir là la source de son agacement à l’égard des revendications sur la dépénalisation de l’homosexualité ou l’égalité successorale, des +faux problèmes+ à ses yeux inspirés par des 'recommandations européennes'. (…) En choisissant Kaïs Saïed, la Tunisie se dote d’un nouveau président davantage en phase avec l’identité arabo-musulmane du pays que n’avait semblé l’être son prédécesseur, Béji Caïd Essebsi, formé à l’école d’un bourguibisme pro-occidental. C’est un peu, conclut Le Monde Afrique, l’image de la Tunisie sur la scène internationale qui pourrait être ainsi revue et corrigée. »

    Libre de ses mouvements ?

    Alors, Kaïs Saïed aura-t-il les moyens de ses ambitions ?, s’interroge Jeune Afrique. Pour ce qui est de son projet de refonte des institutions, « le dernier mot avant l’adoption de cette réforme reviendrait à l’Assemblée. Tout projet de loi présidentiel pour réformer la Constitution devrait en effet être approuvé à la majorité parlementaire des deux tiers. Or, pointe JA, en l’absence de parti et donc de députés, Kaïs Saïed pourrait peiner à obtenir des soutiens au sein de l’hémicycle. D’autant plus qu’un tel projet exigerait de la prochaine Assemblée qu’elle s’auto-dissolve pour le mettre en place. »

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