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    «Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d'inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans l'affaire 4000», qui concerne un échange présumé de bons procédés avec le patron d'une société de télécoms, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

    Éthiopie: privatisation d'Ethio Telecom, un pas vers la libéralisation économique

    EthioTelecom et ses 36 milliards de birrs de chiffre d’affaires donnent envie aux géants du secteur privé. Pixabay/rawpixel

    Le ministère des Finances éthiopien cherche à recruter une société de conseil pour l'aider à privatiser partiellement la compagnie nationale Ethio Telecom. Pour les opérateurs télécoms, ce pays et ses quelque 110 millions d'habitants représentent un enjeu énorme.

    Le gouvernement fédéral éthiopien a officiellement lancé jeudi 26 septembre le processus de libéralisation du marché des télécoms. Orange, MTN, Vodacom... Les géants du secteur sur le continent se sont positionnés depuis plusieurs mois déjà. Ethio Telecom et ses 36 milliards de birrs de chiffre d’affaires donnent envie. Cela fait 1,1 milliard d’euros, dont 66 % de profit. De ce point de vue, c’est la plus importante des entreprises d’État – hors Ethiopian Airlines.

    ► À écouter aussi : Pourquoi l’Éthiopie et le Kenya font des envieux

    Cet argent permet au gouvernement d’importer certains produits et de les proposer à des prix subventionnés à la population ou encore d’améliorer les infrastructures du pays. Ses infrastructures à elle, en revanche, laissent à désirer selon Alemayehu Geda, professeur d’économie à l’Université d’Addis-Abeba. « Ethio Telecom n’est pas efficace si l’on prend les standards régionaux. Même certains endroits de Somalie ont une meilleure connexion internet et au meilleur prix. Et si on regarde le Kenya, c’est incomparable ! »

    L'aide du secteur privé pour investir

    Le gouvernement évoque un besoin de deux milliards d’euros d’investissements. Avec le niveau d’endettement public, le secteur privé est donc appelé à la rescousse : à la fois en ouvrant le capital de la compagnie nationale, même si l’État restera majoritaire ; et en invitant deux opérateurs à lui faire concurrence. Tout cela en même temps, d’ici le printemps 2020.

    ► À écouter aussi : Pourquoi l’Éthiopie a besoin d’ouvrir son économie

    Pour Alemayehu Geda, c'est une mauvaise idée. « Il nous faudrait d’abord une main-d’œuvre et des experts qualifiés dans les télécoms pour améliorer les compétences de l’entreprise », dit-il. Puis d'ajouter : « Si l’on ne peut la diriger seuls, on pourra en vendre une partie. Nous garderons une majorité, 65 % à 75 % doivent rester aux mains du gouvernement éthiopien. Et une fois que l’on aura renforcé la compagnie et qu’elle sera en état d’affronter la concurrence, alors là, on autorisera deux fournisseurs télécoms internationaux à entrer sur le marché. On aura ainsi un bon service pour des prix faibles. »

    Un calendrier suivi par le gouvernement

    Malgré tout le gouvernement s’en tient à son plan. « Le rythme des privatisations se déroule comme prévu. Certains disent que c’est trop lent et d’autres que c’est trop rapide, mais le gouvernement suit précisément le calendrier qu’il a annoncé », précise Eyob Tekalign, secrétaire d’État aux Finances.

    D’autres critiquent s’élèvent sur le bien-fondé de la privatisation en tant que telle.  Ils voient la main de la Banque mondiale derrière la libéralisation annoncée. Elle est une partenaire privilégiée, comme l’a rappelé le secrétaire d’État.

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