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    À la Une: Hajar Raïssouni graciée

    La journaliste marocaine Hajar Raissouni, foulard bleu, lors de son procès à Rabat le 30 septembre 2019. © AFP

    Décision royale : « le roi Mohammed VI a accordé sa grâce à l’ensemble des personnes condamnées dans le cadre de l’affaire Hajar Raïssouni. Les cinq personnes condamnées par la justice le 30 septembre dernier – Hajar Raïssouni, son fiancé, le médecin, son assistant et sa secrétaire – ont vu leur peine annulée », s’exclame le site de l’hebdomadaire marocain Tel Quel. Tel Quel qui rappelle que « la journaliste de 28 ans avait été condamnée pour "avortement" et "relations sexuelles hors mariage" à un an de prison ferme. Son fiancé avait écopé d’une peine similaire tandis que le médecin accusé d’avoir pratiqué l’avortement avait été condamné à deux ans de prison ferme. »

    Réformer le Code pénal ?

    « Peu après l’annonce de la grâce de Hajar Raïssouni, les associatifs solidaires avec la journaliste ont exprimé leur soulagement, rapporte le site d’information marocain Yabiladi. Toujours est-il que pour une partie d’entre eux, cette libération au goût de victoire ne doit pas faire perdre de vue les débats sur la réforme du code pénal et son adéquation avec l’évolution sociétale. »

    En effet, pour la militante féministe Souad Ettaoussi, interrogée par Yabilabi, cette libération est « une forme d’aveu que Hajar Raïssouni et Rifâat Al-Amin étaient bel et bien fiancés, ce qui ramène aux termes du Code de la famille concernant les relations et les grossesses en situation de fiançailles, instituant le principe du respect de la vie privée. Cette forme de relations est reconnue par ce texte, poursuit-elle, mais pas par le Code pénal, ce qui constitue une antinomie flagrante profitant à un ordre moral archaïque et oppresseur à combattre encore. »

    Une refonte globale ?

    Pour sa part, le sociologue Mehdi Alioua, toujours interrogé par Yabilabi, estime qu’il faut élargir la question : « Nous devons avoir un débat sur toutes les libertés individuelles et pas uniquement celles liées aux droits sexuels », souligne-t-il. Pour lui, il s’agit plus globalement du « droit à la vie privée, aux différentes formes de violation de droits humains dans ce cadre, notamment la répression d’opposants, de journalistes ou d’acteurs associatifs. »

    En attendant, pointe Le Pays au Burkina, « il faut souhaiter que cette magnanimité du roi ne s’arrête pas en si bon chemin car derrière la jeune dame, se cachent d’autres Hajar Raïssouni. (…) La femme marocaine a besoin de plus de liberté, notamment de disposer de son corps. (…) Cette affaire doit pousser le royaume chérifien à la réflexion sur le modèle de société qu’il entend promouvoir en ce XXIe siècle. »

    Il faut une « relecture de ce code pénal, insiste Aujourd’hui, toujours à Ouaga, qui devra être expurgé de ces mentions inutiles qui condamnent une personne parce qu’elle a usé de ses droits élémentaires. Débarrasser le code pénal marocain de ses articles rétrogrades et avilissants, voilà le message subliminal, mais ô combien bruyant de cette grâce royale à l’égard de notre consœur ! »

    Lourd bilan en Guinée

    A la Une également, les manifestations en Guinée contre un 3e mandat du président Alpha Condé…

    Au troisième jour de violences hier, le gouvernement a annoncé un bilan de 9 morts ainsi que de nombreux blessés, rapporte notamment le site Media Guinée.

    Par ailleurs, « le procès des 8 responsables du FNDC, le Front national pour la défense de la Constitution, coalition rassemblant des partis d’opposition, des syndicats et des membres de la société civile, s’est ouvert hier, pointeJeune Afrique. Au terme d’une courte audience, le procès a été reporté à ce vendredi pour les réquisitions du procureur et les plaidoiries des avocats. Le tribunal a décidé du maintien en détention des prévenus jusque-là. »

    Les prévenus ont protesté de leurs conditions de détention, relate le site guinéen Ledjely. « On m’a déshabillé et laissé nu », rapporte l’un d’eux. « Ils m’ont dit de boire mon urine quand j’aurai soif », affirme un autre.

    Les 8 prévenus sont accusés de troubles à l’ordre public. Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison.


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