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    «Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d'inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans l'affaire 4000», qui concerne un échange présumé de bons procédés avec le patron d'une société de télécoms, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

    FMI: la Bulgare Kristalina Georgieva succède à Christine Lagarde

    Kristalina Georgieva. Ici à Nairobi, au Kenya, le 14 mars 2019. Yasuyoshi CHIBA / AFP

    Dans le cadre des réunions annuelles d'automne du Fonds monétaire international qui se terminent samedi 19 octobre, coup de projecteur sur la nouvelle patronne du FMI : Kristalina Georgieva.

    « Je prends mes nouvelles fonctions en étant consciente des gros défis à relever ». Ce sont les mots employés par la nouvelle patronne du FMI, lors de son discours le 25 septembre dernier après sa nomination. Née sous le régime communiste, elle est aujourd'hui à la tête de l'institution mondiale symbole du capitalisme. Cheveux courts auburn, regard jovial, Kristalina Georgieva est née il y a 66 ans en Bulgarie. Elle fait ses études derrière le rideau de fer, puis  débute sa carrière comme professeur d’économie à l’institut Karl-Marx de Sofia. Elle rejoint ensuite la Banque mondiale où durant 17 ans elle occupe différents postes.

    À partir de 2010, elle entre à la Commission européenne. Et en 2016, elle en devient la troisième vice-présidente. Quelques mois plus tard, elle en démissionne pour prendre la tête de la Banque mondiale. Elisabeth Werner ancienne chef de cabinet de Kristalina Georgieva à la Commission se souvient d'une femme très humaine : « Elle se soucie des personnes comme individu, mais aussi de l’organisation et du monde plus largement. Elle cherche toujours des solutions qui peuvent permettre à tout le monde de sortir gagnant-gagnant, même dans des négociations très difficiles ».

    Une économiste des pays émergents

    Kristalina Georgieva va durant 5 ans assurer la direction de l’institution de Washington. Elle succède à une autre femme, Christine Lagarde. Si elle est la seconde femme à la tête de l’institution, elle est la première dirigeante du FMI originaire d’un pays émergent. Deux critères que dénonce le spécialiste des questions européennes, Bruno Alomar qui rappelle que dans le mercato des nominations des principaux postes de  l'Union européenne, il y avait un grand absent : Les pays  de l'Europe de l'Est. « Les chefs d’État et de gouvernement ont une comme critère unique : une femme et ensuite des pays de l’Est. Quand vous avez des critères aussi réduits et bien évidemment vous risquez d’avoir des situations qui ne sont pas tout à fait celles que vous auriez pu souhaiter. La nomination de Madame Georgieva, ça été une sorte de galop de rattrapage pour les pays de l’ouest-européen visant à montrer aux pays de l’est-européen qu’en nommant une femme de l’est et bien on ne les oubliait pas ».

    Sa nomination suscite des critiques

    Kristalina Georgieva n'est pas une novice en économie. Titulaire d'un doctorat en sciences économiques, elle a enseigné à l'université de sofia mais aussi dans des écoles prestigieuses à Londres et dans le Massachusetts. Aujourd'hui, patronne du FMI, elle aura, notamment, la lourde tâche de gérer la crise argentine. Bruno Alomar s'interroge sur ses compétences économiques : « Quand vous regardez d’anciens directeurs généraux du FMI, je pense par exemple à des français, comme Monsieur Dominique Strauss-Kahn ou Monsieur Jacques de Larosière, c’était des personnes qui avaient des compétences économiques reconnues au plus haut niveau, ça n’est absolument pas le cas de Madame Georgieva. Compte tenu des désordres financiers, économiques et monétaires existants ou latents dans le monde, le directeur général du FMI et le FMI auront un rôle important dans les années à venir. Pour le dire autrement, il ne faudrait pas que Madame Georgieva se rate. ».

    Kristalina Georgieva a des causes qui lui tiennent à cœur, comme la lutte contre la pauvreté avec une attention particulière pour l'Afrique, le droit des femmes, et  la planète... Certes, le ralentissement de la croissance mondiale et les tensions commerciales seront au cœur de ses préoccupations, mais pas question, pour autant d'ignorer les problèmes environnementaux. Déjà à la Banque mondiale elle était économiste spécialiste de l'environnement. Pour Elisabeth Werner, Kristalina Georgieva est une femme de convictions : « Elle voit l’écologie et la planète comme l’un des grands challenges globaux, elle voit bien aussi les coûts que ça engendre si on les néglige. Donc pour elle très clairement c’est aussi un sujet macroéconomique et pas uniquement idéologique. C’est à la base de toutes les préoccupations et de tout ce que l’on fait. ».

    Pour les femmes, sa réussite est un exemple. Dès sa nomination elle s’est empressée de tweeter : « D’un village en Bulgarie à la direction générale de la Banque mondiale, voilà ce qui est possible ». 

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