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    Le succès des cars Macron

    La filiale de la SNCF, Ouibus, est en tête en nombre de départs quotidiens devant le transporteur allemand Flixbus et la filiale de Transdev, Isilines. AFP/Kenzo Tribouillard

    Les deux principales sociétés de voyages de cars en France transportent leurs passagers en France mais aussi en Europe et, depuis l'ouverture du marché à la concurrence il y a 4 ans, elles ont un succès fou ! Neuf millions de voyageurs l'an dernier.

    Leurs bus sont alignés côté à côté, elles ne partent pas pour la même direction mais en attendant les départ elles grignotent. Lundi après-midi au Terminus de la gare routière de Paris avec une surprise. Contrairement aux préjugés, les sièges de cars moins chers que le train ou l'avion ne sont pas occupés que par des jeunes et des voyageurs sans argent. Deux habituées se confient :

    « J’ai 73 ans et je voyage en car jusqu’en Pologne ! Je vais mettre 23 ou 24 heures mais j’aime ça, je suis tranquille ! Et ce n’est pas pour l’argent, non. En fait, je pourrais prendre l’avion ou le train si je voulais mais en avion je vomis ! J’ai le mal de l’air et le train, je ne le prends plus depuis qu’un jour, en voyage, je me suis fait voler mes valises. »

    « Moi j’ai 16 ans, je vais à Bruxelles et pour un aller Paris/Bruxelles je paye 30 euros avec le car. Avec le train, j’en aurais pour 180 euros. Mais le car moi, ça me convient bien parce que j’aime les trajets longs. Je peux me concentrer pendant six heures sur mes écrits et sur ma musique. Le problème que ça me pose c’est la pollution. J’y pense bien-sûr et en en parlant avec des amies, on a tenté de savoir ce qui pollue le plus. La voiture c’est le pire, mais entre le train et le car, en réalité il faut compter le nombre de passagers et je vais vous dire, de toute façon, que ce soit en train ou en car, ça revient toujours au même, on pollue l’air ! »

    La pollution est aussi au cœur de la problématique. Marie Féron, responsable du secteur Transport à la Fondation Nicolas Hulot élude la question :

    « Entre le car et le train, c’est le train qui pollue moins. Avec le train, on est entre 2 et 8 grammes de CO2 par km. Avec le car, c’est à plus de 50 grammes par km et la voiture c’est encore plus jusqu’à plus de 200 grammes et l’avion même chose. Mais là encore, il faut voir le nombre de voyageurs transportés. Dans un car il y a souvent un taux de remplissage maximal ce qui n’est pas le cas de tous les trains. Mais nous, nous demandons aux autorités françaises régionales et nationales de ne pas remplacer les lignes de trains fermées surtout des petites lignes par des cars. Mais aujourd’hui sur les lignes intra-européennes, un billet d’avion coûte moins cher qu’un billet de train et cela c’est un scandale. »  

    Il est difficile de tout calculer mais cette libéralisation du marché du bus en multipliant les trajets a facilité et continue de faciliter la vie de près de 10 millions de passagers réguliers par an.

    À l'ARAFER, l'autorité chargée de gérer le train et la route en France, son directeur Fabien Couly se félicite du succès sans oublier de mentionner l'ombre du tableau :

    « Pour l’essentiel, les petites lignes qui ont fermé en France ces dernières années sont remplacées par des cars qui peuvent prendre des passagers en petite quantité puisque la demande et l’usage est limité en définitive à un petit nombre de passagers. Mais là où les cars Macron remplissent leur rôle au plan national c’est dans la maillage du territoire, ils roulent sur des routes transversales sans passer par Paris ce qui n’est pas le cas des trains. Les usagers y gagnent en temps et en argent aussi puisqu’ils paient moins chers. Ces bus appelés Bus Macron qui circulent en France mais qui assurent aussi des liaisons jusqu’à Varsovie, Barcelone, Bruxelles ou Berlin, sont très confortables. Vous avez le Wifi, les toilettes et des arrêts réguliers sur les aires d’autoroute. En revanche, le bémol est à constater au niveau des gares routières. À Paris, il n’y a pas d’espace où attendre son car, juste quelques bancs et c’est tout ! Nous devons vraiment nous améliorer sur la qualité de ces services pour atteindre le même niveau d’accueil qu’une gare de train SNCF. »    

    Le car est certes peu cher, mais à condition de ne pas en profiter pour oublier ou faire couler les autres transports peu coûteux eux aussi et pratiques, comme les trains de nuit par exemple. Poussée par les associations de consommateurs, la ministre des Transports a promis des analyses pour pouvoir les réhabiliter. Alors sans doute, d’ici deux à trois ans, les voyageurs ne seront plus tributaires des seuls bus Macron pour traverser la France ou l'Europe. Ils auront en tout cas le choix de prendre le train de nuit ou leur car si cela leur convient, en grignotant sur le quai de leur arrêt de bus.

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