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    Bolivie: le miracle économique suffira-t-il à Morales pour rester au pouvoir?

    Evo Morales. REUTERS/Ueslei Marcelino

    Evo Morales est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle en Bolivie. Mais le président sortant ne s'est pas assez démarqué de son opposant Carlos Mesa et devra donc l'affronter lors d'un second tour en décembre prochain. Du jamais-vu pour Evo Morales.

    Le premier président indigène de l'histoire de son pays a, pendant sa campagne, insisté sur le micacle économique que traverse son pays depuis une décennie, la clé de son maintien au pouvoir depuis 13 ans.

    Evo Morales ne s'est pas privé de mettre en avant ce bilan pendant la course à la présidentielle. 15 années de croissance successive sur les 14 passées au pouvoir et 5% de croissance annuelle en moyenne.

    Une inflation contrôlée

    Avec l'explosion de la croissance, l'inflation aurait pu s'envoler mais elle a été contrôlée par la redistribution massive de la manne des ressources naturelles qui ont été nationalisées au début de son premier mandat.

    Elle a donnné les moyens au gouvernement d'Evo Morales de constituer de très importantes réserves estimée à près de 40 milliards de dollars, mais aussi de réduire la pauvreté et l'extrême-pauvreté de façon radicale. Grâce, notamment ,à des prix des matières premières très élevées jusqu'en 2014.

    Le président bolivien l'a fait au travers de plusieurs programmes de redistribution : aux personnes âgées, aux femmes enceintes ou encore grâce au « medicare » bolivien, la gratuité des soins médicaux pour tous. Mais aussi à d'immenses travaux d'infrastuctures et à une politique de contrôles des prix en faveur des petits paysans, un monde dont il est issue.

    Une nouvelle classe moyenne

    Beaucoup de paysans indigènes qui sont la base solide de son électorat font désormais partie de la classe moyenne. Il y a la figure bien représentative des « cholos », des indigènes urbanisés qui construisent désormais des villas dans les hauteurs de la Paz.

    Mais là où Evo Morales a réussi son coup, c'est qu'il a tout fait pour ne pas s'aliéner le puissant secteur agro-industriel. Tout marxiste qu'il est, son parti le MAS le mouvement vers le socialisme n'a pas entrepris la « réforme agraire » qui a pourtant été votée et qui aurait permis de réduire l'importance des possessions des grands propriétaires terriens de l'est. Ces derniers prospèrent à travers l'exportation de céréales et d'animaux d'élevage vers la Chine et l'Europe. En ménageant cette catégorie de la population et les paysans pauvres en améliorant leur condition, Evo Morales s'est assuré à la fois une popularité mais surtout une stabilité jamais vue dans l'histoire de son pays, toujours l'un des plus pauvres du continent.

    Une situation sur le point de changer

    Ce qu'on voit avec ces résultats, c'est une crise de confiance institutionnelle. Car en trouvant le moyen de faire valider sa candidature malgré une constitution qui le lui interdisait, Evo Morales est passé en force. Cette manœuvre ne passe pas chez une partie de la population attachée à l'État de droit et qui craint les dérives autoritaristes. Pour un président qui a su se concilier des pans entiers de la société, il y a maintenant un risque de fracture politique dont le miracle économique avait permis d'atténuer jusqu'ici les manifestations.

    Des opposants écologistes

    Les organisations écologistes reprochent à Evo Morales d'avoir complètement renié ses discours sur la protection de la nature. D'une part, à travers une législation qui favorise l'agriculture extensive, responsable en Amazonie de la déforestation et les incendies qu'on a vus encore l'été dernier. D'autre part, parce que le socle de l'économie est l'extraction des matières premières : pétrole, gaz et minerais. Sans compter que cela accroit la dépendance du pays envers les marchés internationaux. Des critiques rejetées par le gvt, au nom de sa doctrine « productiviste » à la sauce andine qui a tant contribué à la réussite économique du pays.

    EN BREF

    Aux Etats-Unis, un procès-phare s'ouvre aujourd'hui, celui des opiacés. Une vingtaine de fabricants et distributeurs de médicaments antidouleurs sont accusés d’avoir encouragé les médecins à surprescrire ces traitements très puissants sans informer des risques d’addiction. Ce procès, c'est l'aboutissement de plus de 2 000 plaintes de collectivités locales. Malgré plusieurs accords à l'amiable pour échapper au procès, les labos devraient se retrouver sur le banc des accusés.

    Les proches des victimes veulent faire payer l’industrie pharmaceutique, à la fois les dizaines de morts par overdose déplorées chaque jour aux États-Unis. Mais aussi les gigantesques coûts générés par cette crise estimés à près de 80 milliards de dollars par an en frais de santé, en productivité perdue et en coût pour le système pénal aussi.


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