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    À la Une: la «bataille du rail»

    C'est un accident survenu mercredi soir lorsqu'un TER a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, faisant 11 blessés dont plusieurs hospitalisés, qui est à l'origine du mouvement. REUTERS/Christian Hartmann

    « Petit déraillement et gros malaise » titre La Croix au sortir de trois jours de perturbations importantes sur le système ferroviaire français. Petit rappel des faits : un accident à Charleville-Mézières dans le nord du pays qui a fait onze blessés la semaine passée, dont le conducteur du train. Un conducteur qui a dû s’occuper de la signalisation tout en essayant de porter secours aux passagers car aucun autre employé de la SNCF n’était à bord. De nombreux agents, soutenus par plusieurs syndicats, ont faire valoir leur droit de retrait pour protester contre ce manque de personnel. D’où un grand bazar en plein week-end de départ en vacances.

    Ça c’est pour le déraillement et ses conséquences. Le « gros malaise » vient lui des réactions que ce mouvement a déclenchées, notamment au gouvernement : le Premier ministre Édouard Philippe a évoqué « un détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage » et envisage « des poursuites judiciaires ». Des propos qui suscitent l’approbation au Figaro : « Qu’il lance des poursuites », encourage le quotidien conservateur. « Le Premier ministre rendrait ainsi service aux Français autant qu’à lui-même ». L’Opinion enchérit : « À quand la fin de la complaisance par procuration ? [Alors que] l’action syndicale est dévoyée et l’État de droit bafoué ».

    Analyse radicalement différente dans les colonnes de l’Humanité où l’on juge que « la Macronie porte un nouveau coup au droit syndical et à celui du travail. La liberté dont se targuent ces libéraux est à usage unique et l'apanage du seul patronat. »

    Quels que soient leurs penchants politiques, les quotidiens sont d’accord sur une chose, l'enjeu derrière cette mobilisation à la SNCF

    « Attention, cette grève peut en cacher une autre », explique ainsi le quotidien régional La Montagne pour qui « la peur des agents en matière de sécurité ne suffit pas à expliquer le mouvement ». « Ces peurs sont celles d'un corps social cheminot à fleur de peau et qui saisit là l'occasion de montrer au gouvernement ce qu'il a dans le ventre. »

    Car se profile le dossier de la réforme des retraites et le régime spécial de la SNCF est menacé. « Les syndicats préparent leur revanche » après avoir dû céder l’an passé sur la question du statut des nouveaux employés de l’entreprise publique, rappellent Les Echos pour qui « l’affrontement est programmé ». La Nouvelle République du Centre estime de son côté que « les manifestations à venir risquent aussi de ressembler à un ultime va-tout pour sauvegarder ce qui demeure de leur régime ».

    La Croix rappelle cependant que la mobilisation du week-end fait écho à un souci quotidien des agents SNCF, pour qui n’avoir que le conducteur à bord d’un train est un vrai problème de sécurité. Certains craignent que le soutien affiché notamment par la CGT soit en effet lié à la réforme des retraites et que le premier syndicat de l’entreprise ne « les lâche en rase campagne » sur le dossier de la sécurité.

    En France où les élections municipales se tiendront dans six mois, « les étiquettes ne font plus recette » titre Le Figaro

    Face à un désamour, certain des Français vis-à-vis des partis traditionnels, « les candidats de tous bords gomment leur engagement partisan pour faire campagne sur des thématiques ultra-locales » explique le quotidien. Résultat : les logos des partis ne figurent pas sur de nombreuses affiches électorales, de La République en Marche jusqu’au Rassemblement national en passant par Les Républicains. Objectif : éviter de trop identifier le candidat car, selon un proche du président interrogé par le journal, « l’électeur peut très bien voter Emmanuel Macron à la présidentielle, donner son suffrage aux Républicains aux municipales et enfin au Parti socialiste aux législatives ». Un phénomène de migration politique dans laquelle le chef de l’État n’est pas étranger, Le Figaro rappelant la stratégie à géométrie variable de LREM dans ces municipales : soutien d’élus de droite dans certains villes, de gauche dans d’autres et candidatures en nom propre dans le reste. Avec une ambition : gagner le maximum de municipalités pour obtenir une assise locale.

    Libération note toutefois que cette stratégie a une autre conséquence : semer la pagaille dans les partis. Le journal raconte ainsi le malaise au Parti socialiste dont plusieurs candidats sont donc soutenus par le parti présidentiel, créant des psychodrames avec les militants.

    Mais c’est la gauche dans son ensemble qui a du mal à élaborer un plan de bataille : faut-il des listes communes, d’union, se rapprocher au second tour alors que les voix sont éclatées entre les multiples formations ? « La gauche est en train de rater le coche », selon le journal, alors que « ce scrutin était une occasion rêvée pour poser les bases du renouveau [en s’appuyant sur] la transition écologique ». Mais « à ce ciment vert de proximité, la gauche a préféré se perdre un peu plus dans de vains combats partidaires et d’illisibles stratégies d’alliance ou de non alliance » déplore Libération.

    Le Bondy Blog revient de son côté sur le rassemblement contre la stigmatisation des musulmans en France qui s’est tenu samedi à Paris

    « Voix fortes mais succès faible », note le site d’information : « Moins d’un millier de personnes se sont rassemblées [loin du] succès espéré par les organisateurs ».

    Parmi les manifestants, des femmes voilées venus protester contre la polémique ayant agité le pays la semaine passée. Un élu d’extrême droite avait demandé à une mère d’élève accompagnant une sortie scolaire de retirer son voile. « L’histoire de cette femme n’est pas singulière, il y en a tous les mois », explique l’une des manifestantes

    Est-ce que « l’on essaie de nous faire disparaître de l’espace public ? » se demande une autre.

    Un manifestant explique quant à lui ne pas savoir comment se positionner « Quand on agit, on nous reproche de faire de l’islam politique. Quand on se met en retrait, on nous qualifie de communautariste. Où est notre place ? »

    Cette double page que Le Monde consacre aux soins hospitaliers en Afrique

    Avec notamment un reportage au CHU de Ouagadougou au Burkina Faso. Un établissement public en crise depuis des années lui valant la réputation de « mouroir » auprès des habitants de la capitale. Beaucoup de patients ne reçoivent pas les soins adéquats soit par manque de matériel et de personnel soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer. « C’est injuste, on regarde les pauvres mourir et les plus riches guérir », explique un soignant. Autre reportage au Cameroun où une mère de quintuplés a vu quatre de ses nouveau-nés mourir dans leurs premières semaines en raison selon elle de soins et de matériel de mauvaise qualité. Bref, « l’Afrique et ses enfants en ont assez de souffrir à l’hôpital » titre Le Monde.

    Mais les pratiques évoluent, en direction des enfants notamment, explique le journal. Des recherches ont été menées pour tenter de modifier les approches du corps médical dans la gestion des enfants malades, des centres spécialisés pour des maladies spécifiques comme la drépanocytose ont également ouvert et des États augmentent régulièrement leur budget alloué à la santé.

    Il faut dire que les chiffres rapportés par Le Monde interpellent : cinq millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année en Afrique et le continent aurait besoin de plus de 4 millions de médecins supplémentaires.

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