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    À la Une: un mot, révolte

    Manifestation à Tripoli, au nord du Liban, le 18 octobre 2019. Ibrahim CHALHOUB / AFP

    « Les colères populaires » au Chili comme au Liban intéressent beaucoup les éditorialistes ce matin car ces mobilisations rappellent quelques souvenirs. « Alors que la France va fêter le mois prochain le 1er anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", explique l’Opinion, voilà que l’on assiste un peu partout aux mêmes éruptions de colère de la part de gens le plus souvent issus de la classe moyenne. »

    Pour La Charente libre, « difficile de n’y voir qu’un hasard de l’histoire quand les mêmes phrases se retrouvent dans les propos des manifestants de Santiago, Beyrouth ou Alger : "C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase", qu’il s’agisse de l’augmentation du prix du ticket de métro ou de la taxation des appels sur internet. » « S’agit-il d’exemples pittoresques dans des pays lointains ? », s’interroge Sud-Ouest : « Ceux qui seraient tentés de verser dans cette conclusion hâtive feraient bien de se souvenir de ce qui a motivé la colère des "gilets jaunes" : le prix du litre de gazole. »

    La Croix voit deux points communs dans ces colères : « Une insatisfaction à l’égard du personnel politique et une protestation contre les inégalités sociales ». Des inégalités bien similaires, notent les journaux français : au Liban comme au Chili, les 1% les plus riches possèdent 25% des richesses. « Pas sûr que la baisse de moitié des salaires des personnalités politiques [annoncée par Saad Hariri] suffise à calmer le jeu », s’inquiète La Presse de la Manche. Bref, pour le Premier ministre libanais comme pour le président chilien Sebastian Pinera, ce pourrait bien être Yalla Ciao.

    Autre bataille, et c’est Libération qui y consacre sa Une ce matin, celle contre « l’ubérisation » du travail

    « Tâches répétitives, horaires à rallonge et en pointillé, salaires de misère [le tout] optimisés par des outils technologiques et des algorithmes qui imposent des rendements inhumains », dénonce le quotidien, en évoquant ces « chauffeurs Uber, livreurs Amazon ou Deliveroo ». « Des petits hamsters dans la grande roue de l’économie de la flemme », auxquels Ken Loach consacre son dernier film Sorry, we missed you, qui sort en salles ce mercredi.

    Le réalisateur britannique y décrit la plongée en enfer d’un livreur indépendant dont les objectifs sont intenables. Le quotidien a fait voir le film à deux anciens livreurs français qui s’y sont beaucoup reconnus. Et pour eux comme pour Ken Loach, « la cocotte est en train d’exploser. On a mis le couvercle, on a serré, mais là c’est trop. » Toute ressemblance avec la première partie de cette revue de presse est évidemment totalement fortuite.

    Toujours dans l’actualité sociale, La Croix s’intéresse aux mutations des Prud’hommes

    Les Prud’hommes, ce sont ces tribunaux auxquels les salariés peuvent s’adresser en cas de conflit avec leur patron. La Croix relaie une étude du ministère de la Justice montrant que le nombre de cas traités est en chute libre, mais aussi qu’ils se gentrifient, c’est-à-dire que les plaignants sont surtout des cadres seniors.

    Pourquoi ? Eh bien notamment, explique le journal, parce que les réformes successives ont limité les possibilités d’indemnisation et simplifié les accords à l’amiable salariée-employeur. Les cas qui arrivent devant les tribunaux sont souvent ceux avec le plus d’enjeux financiers, les plus complexes et pour lesquels il faut une assistance juridique… ce qui exclut les travailleurs les moins aisés et les plus jeunes.

    Un livre à la Une de la presse ce mardi, Répondre à la crise démocratique, signé François Hollande

    L’ancien président veut une réforme constitutionnelle et en parle longuement dans les colonnes du Parisien. « La Ve République n’est plus une protection, mais un problème », affirme François Hollande, « car notre Constitution est ambivalente, à la fois présidentielle et parlementaire ».

    L’ex-chef de l’État plaide donc pour un système à l’Américaine, avec des pouvoirs forts pour le président, qui aurait un mandat de six ans contrebalancé par un Parlement réellement indépendant. Celui-ci ne pourrait plus renverser le gouvernement, mais l’exécutif ne pourrait plus passer des lois sans l’accord des députés et sénateurs. Des propositions qui signent le retour en politique de François Hollande ? Réponse elliptique : « Si je peux être utile, c’est en faisant des propositions. »

    Le Monde consacre de son côté un long article sur les féminicides en France

    Le quotidien s’est lancé depuis six mois dans une enquête sur l’ensemble des meurtres et assassinats de femmes commis en France en 2018. Dans cet article, il est question d’une jeune femme tuée par son ancien compagnon sous les yeux de leurs trois enfants. Elle avait pourtant porté plainte pour « menaces de mort », mais cette plainte n’est arrivée devant la justice que deux jours après sa mort. Et c’est bien le problème, selon Le Monde.

    Beaucoup de ces femmes, 121 en 2018, déjà 107 en 2019, avaient alerté les autorités sur les violences et menaces qu’elles subissaient, mais, explique le journal, « elles peinent souvent à les faire reconnaître par les forces de l’ordre ». Pour le cas évoqué dans l’article, le constat est accablant : le meurtrier avait déjà fait huit ans de prison pour un autre assassinat, mais son dossier s’était perdu et la police n’en avait donc pas eu connaissance lors du dépôt de plainte.

    Outre la question du suivi des dossiers, Le Monde note également le peu d’entrain des forces de l’ordre à traiter les cas de violences conjugales, notamment parce que beaucoup sont classées sans suite par la justice, les plaintes étant souvent retirées. La prise de conscience est malgré tout en cours : un audit a été lancé dans 400 commissariats et 10 000 policiers sont en train d’être formés pour devenir des référents accueil pour les femmes victimes de violences conjugales.

    Du football pour terminer : le PSG joue à Bruges ce soir pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions

    Et le club parisien qui compte dans ses rangs un natif de la Belgique ! C’est le latéral droit Thomas Meunier, qui a fait ses classes dans plusieurs clubs du pays. Le Parisien est parti sur les traces de l’international belge qui a eu un parcours atypique. Recalé par le centre de formation du Standard de Liège quand il avait 15 ans, il a failli abandonner le football, raconte le journal.

    Durant cinq années, il s’est consacré à ses études en art, et il a enchaîné les petits boulots : facteur, ou encore cariste dans une entreprise de fabrication de pare-brise. Le Parisien a rencontré un de ses anciens collègues, très élogieux à son propos : « Il ne faisait pas de manières. Malgré son statut de futur joueur pro, il restait au même niveau que les autres, il jouait aux cartes avec nous pendant ses pauses. »

    Thomas Meunier a d’ailleurs gardé le contact, même s’il vit désormais dans une dimension différente. À l’usine, il gagnait à peu près 1 500 euros par mois selon ses anciens collègues ; à Paris, il émarge à 260 000.

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