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    Élections anticipées: où va le Royaume-Uni désormais

    Des pancartes anti-Brexit et des drapeaux européens sont placardés devant le Parlement, en prévision des prochaines élections européennes au Royaume-Uni. ©REUTERS/Toby Melville

    Au Royaume-Uni, les différents partis sont en ordre de bataille en vue des élections anticipées du 12 décembre, pour sortir de la paralysie sur le Brexit. Les conservateurs, menés par le Premier ministre Boris Johnson, partent en position de favoris face à un Parti travailliste à la traîne dans les sondages. Le Labour a-t-il une chance de renverser la tendance ? Éclairage.

    De notre correspondante à Londres,

    Ça va être très difficile pour les travaillistes de rattraper les conservateurs, qui ont actuellement entre 10 et 15 points de plus dans les sondages, alors que leur dirigeant Jeremy Corbyn bat en ce moment tous les records d’impopularité. En même temps, ils rappellent que lors des élections de 2017, ils avaient aussi démarré en position de grande faiblesse face à Theresa May, mais avaient finalement réussi à resserrer l’écart grâce aux talents incontestables d’orateur de Jeremy Corbyn

    On a vu ce dernier à l’œuvre dès mercredi, présentant un programme radical de redistribution des richesses pour renverser un système privilégiant une élite corrompue. Pas sûr cependant que ce message soit suffisant pour les jeunes électeurs, qui attendaient de lui un positionnement très pro-européen. Or, Jeremy Corbyn ne propose pas une solution simple, comme le font ses adversaires ; il promet, s'il gagne, de négocier un nouvel accord et de le soumettre à un nouveau référendum, ce qui ne va pas forcément plaire aux électeurs. Qui plus est, il affronte cette fois-ci Boris Johnson, beaucoup plus charismatique que sa prédécesseure.

    Quel va être le message phare de Boris Johnson ?

    « Si vous voulez le Brexit, votez pour moi ». Sa carte maîtresse est l’accord qu’il a réussi à négocier à Bruxelles de justesse, mais c’est aussi son talon d’Achille car sa promesse de quitter l’UE le 31 octobre, « do or die », quoi qu’il arrive, ne s’est pas matérialisée. Pour atténuer l’humiliation de cet échec, on va beaucoup entendre « ce n’est pas de ma faute, c’est la faute des travaillistes et du Parlement ».

    Mais Boris Johnson a un problème : depuis quelques jours et l’annonce des élections, quelque 16 députés conservateurs ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas dans un climat toxique et haineux envers les députés. Et cette hémorragie d’élus modérés et respectés pourrait détourner les électeurs centristes d’un parti Tory en proie à un certain durcissement à droite.

    Les autres petits partis vont grignoter des voix à droite comme à gauche

    Les Libéraux-démocrates farouchement pro-européens ont le vent en poupe, menés par Jo Swinson qui va se présenter comme une jeune dirigeante tournée vers le futur et l’Europe, cherchant à préserver l’économie du pays. Et puis il ne faut pas oublier le Brexit Party de Nigel Farage. Il entre ce vendredi en campagne avec lui aussi un seul message : Boris Johnson avait promis une sortie fin octobre, il n’a pas réussi, on ne peut pas faire confiance aux conservateurs qui après trois ans, deux Premiers ministres et deux accords, n’ont toujours pas respecté le référendum.

    Le seul moyen est de voter pour le Parti du Brexit, qui propose lui la solution radicale d’une coupure nette, sans accord. Et c’est une rhétorique qui aura beaucoup de succès auprès des électeurs pro-Brexit excédés, qu’ils aient par le passé voté travailliste ou conservateur. Car le Brexit a fait voler en éclats les appartenances partisanes traditionnelles, rendu l’électorat volatil et ces élections les plus imprévisibles que le pays ait jamais connus…

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