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    À la Une: les chômeurs à l’index en France

    Le chômage a de multiples conséquences financières, sociales, familiales, et sur la santé. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Le premier volet de la refonte de l’assurance chômage entre en vigueur aujourd’hui en France. Laquelle refonte durcit les conditions d’accès à l’indemnisation. Mesure essentielle de cette réforme destinée à faire des économies : pour commencer à ouvrir ses droits aux indemnités-chômage, un chômeur, jusqu’à présent, devait avoir travaillé quatre mois sur les vingt-huit derniers mois. Désormais, il lui faudra avoir travaillé au moins six mois sur les vingt-quatre derniers mois. Et dans la presse française, c’est le tollé.

    « Vendredi 1er décembre, jour de cendres. Près de 850 000 personnes devraient faire deuil du volet le plus social de l'assurance-chômage », formule, pour la circonstance, le journal L’Est républicain. Jamais à court d’images, ce quotidien de l’est de la France résume : « La porte d'entrée de Pôle emploi se rétrécira d'un coup alors que celle conduisant à la sortie sera ouverte à tous les vents. »

    D’une formule, l’autre… Celle de Libération est également de circonstance : « Réforme à la Toussaint, porte-monnaie chagrin ». De fait, ce quotidien pointe les prédictions de l’Unedic, cet organisme qui, en France, gère l’assurance-chômage, et selon lequel ce sont en fait 1,3 million de demandeurs d’emploi qui vont « perdre des droits avec la réforme de l’assurance chômage (…) Soit un sur deux, souligne Libé, le chiffre donne le vertige. »

    « Les règles d’indemnisation se durcissent », lance en manchette le journal Le Monde. Près de 850 000 personnes devraient être affectées par la réforme de l’assurance-chômage. Le quotidien du soir dénonce une « réforme punitive (qui) tourne le dos à la justice sociale et risque d’étendre la précarité qu’on prétend combattre, voire de fabriquer de nouveaux pauvres ». Pour Le Monde, Emmanuel Macron vient de commettre un « mauvais coup ».

    La vie duraille des cheminots

    Les chômeurs à la peine, les cheminots aussi, en ce moment, en France. Et leur nouveau président, Jean-Pierre Farandou, qui prend ses fonctions aujourd’hui, 1er novembre, est d’entrée de jeu confronté à leur mécontentement. « Nouvelle tête, même colère », lance la Une de Libération. Car la prise de fonction du nouveau président de la société nationale des chemins de fer français, intervient un gros mois avant le mouvement social prévu le 5 décembre prochain à la SNCF.

    « Une passation de pouvoirs dans la tempête », souligne donc Libé, en référence au passage de témoin entre Jean-Pierre Farandou et Guillaume Pepy, le « nouveau boss » arrive « en terrain miné ». Pourtant, estime ce quotidien, les cheminots servent bien le pays, la SNCF « reste une entreprise publique remarquable par sa sûreté, l’excellence technique de son réseau TGV et son maillage territorial ». Alors ?

    Alors, fichez donc la paix aux cheminots, semble dire Libération. La SNCF ? « On se demande s’il faut sans cesse la soumettre à des réformes de fonctionnement d’inspiration libérale qui sont vécues comme autant de régressions sociales par les cheminots », estime ce journal.

    Le Figaro, de son côté, soutient tout le contraire, dénonçant « la gréviculture » de la SNCF, et le lecteur aura traduit par la propension des cheminots à la pratique de la culture de la grève, selon ce quotidien. Lequel journal publie les résultats d’un sondage Odoxa, indiquant que 57% des Français trouvent « plutôt pas » voire « pas du tout justifié » le mouvement de grève reconductible auquel ont appelé des syndicats de la SNCF à partir du 5 décembre.

    « Sans broncher, les Français ont toujours accepté de payer plus qu'à leur tour pour renflouer (la SNCF), malade de sa sous-productivité et de son surendettement. Que recueillent-ils en retour, interroge donc Le Figaro ? Des grèves à répétition ».

    La grande lessive américaine

    Aux États-Unis, la Chambre des représentants a adopté la procédure d’enquête contre le président Donald Trump. Les auditions de témoins seront bien publiques. Un vote qui « renforce la solidité de la procédure et, surtout, sa puissance d'impact », veut croire Mediapart, car, selon ce journal en ligne, les auditions étant désormais publiques, les démocrates vont « multiplier les convocations de hauts responsables ».

    En conséquence, ledit vote devrait « accroître la pression sur la Maison Blanche pour la forcer à collaborer », dans la mesure où les auditions vont désormais « s'étaler sur les chaînes de télé en continu, être commentées, disséquées, diffusées et rediffusées. Le chaud-bouillant fil Twitter présidentiel pourrait ne pas suffire à endiguer cette vague de révélations », anticipe ce site internet.

    Résultat, à Washington, l’ambiance entre démocrates et républicains n’a jamais été aussi « délétère », souligne Le Figaro. « Un an avant la prochaine élection présidentielle, la scène politique américaine est presque entièrement occupée par les explications acrimonieuses entre deux camps qui n’échangent plus guère que des invectives », pointe ce journal.

    « D’un côté, un président fantasque, gouvernant par séries de messages sur Twitter, ne se préoccupant guère du suivi ni de la cohérence de sa politique, sans équipes ni entourage, qui navigue à vue, en fonction de son instinct et de ses foucades. De l’autre, des démocrates qui semblent n’avoir toujours pas digéré le scrutin de 2016 et qui cherchent par tous les moyens à démettre un président qu’ils considèrent comme illégitime », résume Le Figaro. Lequel journal prévient : « Cette atmosphère risque de donner à la prochaine campagne un tour particulièrement féroce. »

    Le pari risqué de BoJo

    Pendant ce temps, au Royaume-Uni, le Premier ministre a vu son horizon provisoirement s’éclaircir après être parvenu à obtenir les élections législatives qu’il souhaitait. Et le journal Le Parisien adresse ce matin un coup de chapeau à Boris Johnson, car « BoJo a gagné une bataille », lance ce journal. Ces élections législatives anticipées lui permettront « peut-être » d’avoir les « coudées franches » sur le Brexit, énonce Le Parisien.

    Pourquoi « peut-être » ? Parce si Boris Johnson dispose aujourd’hui d’une « confortable » avance dans les sondages, pointe ce quotidien, nul ne sait si ladite avance va ou non fondre d’ici le scrutin. Pari risqué pour infini feuilleton, donc. À suivre sur RFI.

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