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    À la Une: au Burkina, le choc après l’assassinat du député maire de Djibo

    Rassemblement au stade Joseph Issoufou Conombo, à Ouagadougou, en soutien aux forces de défense et de sécurité en lutte contre le terrorisme, le 26 octobre 2019 (image d'illustration). Olympia de Maismont / AFP

    « Encore une triste nouvelle », s’exclame Aujourd’hui au Faso, qui relaie les propos d’un témoin : « Les assaillants avaient intercepté un car de transport lorsque le véhicule du député maire, après une tentative de contournement, s’est renversé et immobilisé. »

    « Le véhicule a fait un tonneau », poursuit un autre dans les colonnes de Wakat Séra. Les hommes armés « ont braqué un lance-roquettes [sur notre bus, NDLR] et nous ont demandé d’aller sortir les corps du véhicule [puis] ils les ont fusillés sans pitié. »

    Guet-apens visant spécifiquement Oumarou Dicko, ou opportunisme des assaillants ? Les journaux burkinabè restent prudents. Aujourd’hui au Faso signale que le gouverneur de la région du Sahel évoque « une attaque combinée » et rappelle que l’élu de Dicko « était sous le feu des projecteurs depuis que la situation sécuritaire s’est dégradée » dans la zone. « Il attirait sans cesse l’attention » à ce sujet, explique Faso Zine.

    L’Observateur Paalga rappelle de son côté que « le maire de Djibo était réputé ne pas avoir la langue dans sa poche », évoquant les démêlés du membre du CDP, l’ancien parti au pouvoir, avec les autorités. « La police avait porté plainte contre lui pour diffamation », explique le journal. Parce qu’il l’avait « accusée d’exactions sur la population civile dans sa localité », rebondit Aujourd’hui au Faso.

    La quotidien rappelle par ailleurs que « ce n’est pas la première fois qu’un élu local serait dans le viseur des groupes armés terroristes qui écument la région du Sahel. À ce jour, on est sans nouvelles de plusieurs maires, enlevés par des hommes armés [et] des conseillers municipaux ont été abattus dans plusieurs attaques ciblées. »

    Dans la presse également, le bras de fer qui se durcit entre le président bissau-guinéen et les institutions internationales

    « Jomav avertit que le décret écartant Aristides Gomes est irréversible », titre O Democrata. « Jomav », c’est bien sûr José Mario Vaz, le président de Guinée-Bissau, qui a nommé un nouveau Premier ministre en début de semaine dernière. Une décision condamnée par l’Union africaine, l’ONU et surtout la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, dont une délégation s’est rendue ce week-end à Bissau et a durci le ton.

    « La Cédéao menace d’imposer des sanctions aux responsables politiques perturbant les élections présidentielles », titre Radio Jovem. La mission affiche son « soutien total » au Premier ministre déchu Aristides Gomes et dénonce le « caractère illégal » du décret présidentiel le congédiant, précise le site d’information.

    Un rappel à l’ordre qui suscite de vives réactions dans le camp du président Vaz. Un communiqué du nouveau gouvernement publié par plusieurs médias, explique ainsi que « le soutien apporté par la mission de la Cédéao à un Premier ministre destitué viole gravement la Constitution [et] cherche à retarder ou empêcher l’élection présidentielle du 24 novembre ».

    La déclaration fait sursauter le site d’information Ditadura e Consenso : « Une folie totale ! Le gouvernement légitime devrait demander justice pour éviter que les symboles de la République ne soient utilisés à des fins délirantes. »

    Quant au président Vaz, qui était en déplacement dans l’Est du pays ce week-end, Rispito rapporte qu’il « va convoquer une réunion du Conseil national de défense pour évoquer ce qui est considéré comme un acte de désobéissance de la part du gouvernement déchu ». « José Mario Vaz pousse son pays vers le précipice », s’alarme Le Pays au Burkina Faso, « mais la Cédéao joue aussi sa crédibilité et doit bander les muscles pour lui faire entendre raison ».

    Et puis en Algérie, la presse réagit aux incidents qui ont opposé magistrats grévistes et forces de l’ordre hier à Oran

    « Un événement gravissime », selon El Watan, qui comme d’autres journaux diffuse la vidéo de l’intervention des gendarmes dans la cour de justice d’Oran pour déloger les juges, dénonçant les mutations forcées décidées par le gouvernement.

    « Le climat se dégrade dans le secteur de la justice », estime le Jour d’Algérie, évoquant un « sentiment de stupéfaction (…) puisque pour la première fois dans notre pays, on a vu s’étaler en direct une confrontation entre deux corps symbolisant la loi ». « Tuniques bleues contre robes noires. Intolérable ! », s’exclame Le Matin d’Algérie.

    Pour Liberté, entre cette « grève des magistrats et un hirak revigoré par la mobilisation du 1er novembre (…) à 40 jours de la date fixée pour l’élection présidentielle (…) le décor n’indique pas que le pays se prépare à vivre une campagne électorale. Le climat (est) si lourd et délétère qu’il invite à la circonspection voire à l’inquiétude. »

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