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    Comment combler le déficit commercial français avec la Chine?

    Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping à Osaka lors du G20 le 29 juin 2019. AFP/Ludovic Marin

    La France et son président Emmanuel Macron ont les honneurs de la foire des importations organisée par la Chine à Shangaï. Dans le contexte actuel de la guerre commerciale sino-américaine, les exportateurs français sont-ils en mesure de pousser leur avantage ?

    La France part de loin. L'atelier chinois est la deuxième source de ses importations après l'Allemagne, en revanche elle n'est que son vingtième fournisseur. Son déficit commercial avec la Chine, environ 30 milliards d'euros, constitue l'essentiel de son déficit commercial global hors facture énergétique. Pour équilibrer ses importations de produits électroniques, de vêtement, Paris a deux atouts : le luxe, il fait fureur chez les nouveaux millionnaires chinois. Et surtout l’aéronautique avec Airbus. Mais pour le moment, ni les constructeurs automobiles, ni l’agro-alimentaire, ni les sociétés de service n’ont réussi à prendre des positions significatives sur ce vaste marché chinois.

    Lors de sa précédente visite en Chine Emmanuel Macron a obtenu la levée de l’embargo sur le bœuf français, où en sont les exportations ?

    256 tonnes ont été expédiées, c'est anecdotique, quand les éleveurs français rêvent de vendre 50 000 tonnes de viande par an aux Chinois. Il y a pourtant en Chine  un réel engouement pour les produits français et un réel besoin a pu constater l'éleveur Emmanuel Bernard qui a effectué de nombreux voyages sur place. Guy Hermouet, le responsable de la filière française de la viande actuellement à la foire de Shanghai, parie sur le segment du haut de gamme, car le marché chinois du boeuf est déjà bien achalandé. Les Brésiliens sont les meilleurs sur les prix, les Australiens et les Américains sur la qualité. Encore faut-il que la filière française se mobilise. Le poids lourd français du secteur, Bigard, fait bien partie des nouveaux exportateurs, mais sa motivation parait discutable. Exporter davantage de viande de boeuf vers la Chine ferait grimper les prix en France, pas vraiment dans l'intérêt de cette entreprise intégrée qui vit très bien sans ce débouché. Le temps presse pour percer sur ce marché prometteur, car la Chine a invité d'autres pays producteurs à venir ou revenir. Comme le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud ou le Botswana.

    La France a-t-elle tiré profit de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ?

    Les exportations françaises vers la Chine ont augmenté en 2018, essentiellement grâce à Airbus. En revanche les ventes de vins, de produits laitiers ou de viande ont reculé. Sur 2019, les exportations se relèvent d'après les statistiques des douanes chinoises, à prendre avec des pincettes parce que leurs méthodologies diffèrent. A priori, il n’y a pas eu de substitution massive aux produits américains. Pour une raison simple, la France n’a pas en magasin les matières premières que la Chine importait auparavant des États-Unis. Le soja, par exemple, que la Chine importe maintenant davantage du Brésil ou d’Argentine avec des droits de 3% seulement.

    Faut-il prendre la Chine au sérieux quand elle dit vouloir ouvrir son marché ?

    Le président Macron la prend au mot et tente de forcer les portes de la grande muraille. C'est son job de président. Cette foire aux importations a été lancée en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis pour présenter au monde un visage plus avenant du commerce chinois. Mais cette deuxième édition se déroule dans un climat morose. Il y a bien l’espoir d’un accord qui réjouit les bourses mais pour le moment la tendance du commerce chinois est négative. Les importations sont en net recul depuis le début de l’année ; Et pas forcément à cause du méchant Trump. Le ralentissement de la demande chinoise est surtout contrôlé par les autorités chinoises qui préfèrent mater l'endettement excessif qui porte une consommation effrénée.

     

    EN BREF

    Microsoft teste avec succès la semaine de quatre jours dans sa filiale japonaise. Dans le pays où l'on s'épuise au travail dans des journées interminables la société américaine constate que la productivité de ses 2 300 employés s'est nettement améliorée au mois d'août, quand elle leur a imposé un jour de congé supplémentaire le vendredi. Elle veut renouveler l'expérience mais cette fois en encourageant les salariés à déposer leurs jours de congés.


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