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    À la Une: Marseille, un an après

    Des pompiers inspectent les ruines des deux immeubles effondrés de la rue d'Aubagne, à Marseille, le 8 novembre 2018. GERARD JULIEN / AFP

    « Le 5 novembre 2018, à 9 h 05, rappelle La Croix, les numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne, dans l’hyper-centre, s’écroulent, tuant huit locataires. Le sinistre révèle l’ampleur du mal-logement qui ronge la ville. La panique s’empare alors de Marseille. Les habitants, terrorisés, signalent tout édifice qui semble fragile ; la mairie signe plus de 400 arrêtés de péril. Au moins 3 500 Marseillais sont délogés. Un millier d’entre eux ont depuis regagné leur domicile, mais 1 800 personnes vivent toujours dans des logements transitoires et 300 à l’hôtel. »

    Un an après, donc, constate La Croix, les « plaies sont toujours à vif [...] ; les stigmates de la tragédie se lisent aussi dans les rues de Marseille. Plusieurs dizaines d’artères sont totalement ou partiellement fermées depuis les événements. On ne compte plus les portions de trottoirs et les chaussées amputées par des blocs de béton, les bas-côtés hérissés d’étais ou de grillages… Signaux d’une blessure collective avec laquelle les Marseillais ont appris à vivre. »

    Le poids des municipales

    Pour Libération, cette affaire « a mis en lumière des décennies d’indifférence, de clientélisme et d’insuffisances, qui sont les caractéristiques d’un système. De toute évidence, l’heure du changement de stratégie a sonné pour les élus locaux. »

    Et Libération de s’interroger : « Peut-on s’en remettre aux héritiers de la municipalité sortante ? Ou bien choisir l’avènement d’une nouvelle équipe ? C’est affaire de préférence partisane. Mais une évidence s’impose : pour accélérer le renouveau, les Marseillais disposent d’une arme immédiate, le bulletin de vote. Leur premier devoir, c’est de l’utiliser [...]. Les Marseillais peuvent, bien sûr, parier sur la prise de conscience des équipes sortantes. Mais ils peuvent aussi, estime Libé, écarter le risque de la continuité, serait-elle parée de nouveaux atours, et choisir le vrai changement. »

    En effet, relève La Marseillaise, « terribles victimes de la fin d’une époque, les morts du 5 novembre seront dans les esprits de chacun lors des municipales de mars. Après l’effroi, la colère et l’exode. C’est l’heure de la reconstruction. La reconstruction d’un habitat décent pour tous. La reconstruction des familles délogées. La reconstruction d’un élan progressiste pour cette ville. La reconstruction tout simplement d’une Marseille juste et fraternelle. "Gouverner, c’est d’abord loger son peuple", disait le regretté Abbé Pierre. Puissent les protagonistes des prochains mois s’en souvenir. »

    Vers l’instauration de quotas pour l’immigration

    « Immigration : le gouvernement va instaurer des quotas » : c’est ce qu’annonce Le Parisien.

    « Des quotas pour l’immigration économique ? La droite en rêvait… Emmanuel Macron s’apprête à le faire, affirme donc Le Parisien. Début janvier, alors en pleine crise des Gilets jaunes, le président se fendait d’une lettre aux Français, rappelle le journal, en posant ouvertement la question : "En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?" Dix mois plus tard, l’exécutif apporte la réponse. Elle sera officialisée demain à Matignon,  croit savoir le journal, à l’issue d’un comité interministériel consacré à cette thématique, ô combien sensible, qui agite la majorité depuis la rentrée. Selon nos informations, poursuit Le Parisien, les derniers arbitrages pris ce week-end s’acheminent vers un dispositif de remise à plat du système existant. Avec, dès l’année prochaine, un débat annuel au Parlement pour définir des quotas par secteur d’activité. »

    Face à la Chine, l’Europe entend faire bloc

    À la Une également, la visite en Chine d’Emmanuel Macron…

    Arrivé hier à Shanghai, le président français « a insisté d’emblée, pointent Les Echos, sur l’importance d’une stratégie commerciale européenne commune, forte et exigeante à l’égard de la deuxième puissance économique mondiale. »

    Ça tombe bien, poursuit le quotidien économique, « en pleine guerre commerciale avec les États-Unis, la Chine cherche à se rapprocher de l’Europe dans un message commun de défense du multilatéralisme. Pékin vient d'ailleurs de nommer son premier "représentant spécial pour les affaires européennes". Et Emmanuel Macron a annoncé que l’Union européenne et la Chine signeraient demain mercredi à Pékin un accord très attendu sur les indications géographiques protégées, permettant de mieux protéger en Chine 100 produits européens (dont le roquefort, le pruneau d'Agen, le champagne et de nombreux vins français) et 100 produits chinois en Europe. Il s’agit du premier accord commercial entre l’Union européenne et la Chine. »

    Et les droits de l’homme dans tout cela ? « Lorsqu’on est là pour les affaires, pointe Le Figaro, on ne provoque pas son client en le confrontant sur les droits politiques à Hongkong ou sur l’oppression brutale des Ouïgours au Xinjiang. Ces sujets qui fâchent sont supposément réservés aux conversations privées qui ne font pas perdre la face… C’est oublier, affirme le journal, que l’+empereur rouge+ est engagé sur une voie autoritaire et de défi généralisé à l’Occident, auquel il veut opposer un contre-modèle, des "routes de la soie" jusqu’à l’internet, en exploitant ses faiblesses et ses divisions. Face à Xi, tout à son bras de fer avec Trump, la méthode douce peut porter des fruits à court terme. Mais, estime Le Figaro, elle installe pour longtemps un rapport de force défavorable à l’Europe. »

    Le Goncourt pour Jean-Paul Dubois

    Enfin, le prix Goncourt a été décerné à Jean-Paul Dubois pour son dernier roman Tous les hommes n’habitent le monde de la même façon.

    La consécration pour cet ancien grand reporteur au Nouvel Observateur… Et « on ne va pas se plaindre que le prix échoie à Jean-Paul Dubois pour son vingt-deuxième livre, tant son roman est émouvant », s’exclame Libération. Un roman qui met en scène Paul, emprisonné dans une prison québécoise pour une raison qu’on ne connaitra qu’à la fin du livre. « Tous les héros de Dubois, ou presque, s’appellent Paul, relève Libération. Paul était enfermé dans un ascenseur dans Le Cas Sneijder, en 2011. (Paul, c’était aussi le héros d’Une Vie française, couronné par le Femina en 2004). Ces personnages en rupture de ban sont aux prises avec un ou plusieurs représentants de la communauté humaine qui les déconcertent. Paul est généralement dépressif, d’une mélancolie douce mais sans concession qui peut s’avérer très noire, comme dans le roman précédent, La Succession. »

    « Jean-Paul Dubois, le lumineux mélancolique », pointe Le Figaro. « Dans ce beau roman, vaste, profond, riche de sens, Dubois résume ainsi son credo, relève le journal : Tout ce qui nous entoure n’est que vie, chaque chose a son sens et son prix, et il suffit de prêter son attention et son regard pour comprendre que nous faisons tous partie d’une gigantesque symphonie qui, chaque matin, dans une étincelante cacophonie, improvise sa ­survie. »

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