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    Une médiation américaine pour éviter la guerre du Nil

    Le président des États-Unis Donald Trump. REUTERS/Joshua Roberts/File Photo

    Donald Trump au chevet du berceau du Nil. À la demande de l’Égypte, en conflit avec l’Éthiopie sur la mise en service du barrage de la Renaissance, le président américain tente une médiation. Une première réunion ministérielle est prévue aujourd’hui à Washington.

    L'Égypte n'a jamais digéré la construction par l'Ethiopie de ce méga barrage sur le fleuve, qu'elle considère un peu comme le sien. Avec des sources du côté du Soudan, d'autres de l'Ethiopie, et un débouché en Méditerranée, le Nil irrigue l'Égypte depuis des millénaires, les colons britanniques ont pris soin d'inscrire cette jouissance dans le droit international. Mais le Nil a beau être le plus long fleuve du monde, son débit est toutefois très modéré, quinze fois moins élevé que celui du Congo par exemple. C'est pourquoi l'Égypte redoute aujourd'hui d'être privée d'eau avec la mise en service de ce barrage de la Renaissance. Or l'eau du Nil c'est le sang de l'Égypte, le fleuve assure 90 % de ses besoins en en eau, une réduction de son débit pourrait détruire des dizaines de millions de fermes et in fin faire bondir la facture alimentaire.

    Et en Éthiopie ce barrage est présenté comme la solution miracle au développement

    Dans les tuyaux depuis les années 50, il se concrétise en 2011 quand l'Égypte a la tête ailleurs, elle est en train de faire sa révolution. Cette année là le chantier est attribué à une société italienne. Alstom fournira la moitié des turbines. L'ouvrage est conçu pour produire 6 000 mégawatt d'électricité, trois fois la capacité électrique actuelle du pays. De quoi doper l'économie locale, Et même de quoi exporter vers les voisins. C'est l'outil magique pour gonfler le PIB, car l'Éthiopie fait encore partie des pays en développement. Loin derrière l'Égypte. Malgré la crise économique le pays des pharaons dispose d'un PIB par habitant trois fois supérieur à celui de l'autre grand pays riverain du Nil. L'Éthiopie qui rêve d'accéder au statut d'économie intermédiaire dès 2025 compte évidemment sur la mise en service la plus rapide possible de cette centrale hydraulique pour réaliser ses ambitions. Le barrage pourrait générer de l'électricité  dès la fin de l'année, mais il faut bien sûr commencer le remplissage.

    Cette opération de remplissage est la pomme de discorde

    L'Éthiopie veut la boucler en trois ans tandis que l'Égypte souhaite qu'elle s'étale sur 7 ans. C'est vrai que ce processus va bouleverser l'économie de toute la région, en mal ou en bien, les retombées positives qu'escomptent entre autre le Soudan, le troisième larron impliqué dans les pourparlers prévu aujourd'hui à Washington. En Ethiopie ce chantier à 4 milliards de dollars a été financé par un emprunt national, sa réalisation est donc un enjeu national. Tandis que l'Égypte fait battre la fibre nationaliste contre ce projet étranger. En politisant à mort le dossier, les gouvernements se sont arc-boutés sur leurs positions. La médiation américaine doit trouver une issue à ce contentieux sans qu'aucun ne perde la face. Et à moyen terme l'Égypte doit aussi revoir sa gestion de l'eau, aujourd'hui allègrement gaspillée comme un bien qu'on pensait inépuisable. Les deux usines de dessalement prévues sur la Méditerrannée ne suffiront pas, il faut revoir de fond en comble la façon de gérer la ressource, que menace et le barrage et le réchauffement climatique.

     

    En bref

    Le rituel des visites présidentielle est respecté en Chine. Une pluie de contrats a été annoncée

    Dont un contrat à un milliard d'euros en Chine pour le gazier Engie. Sa filiale GTT s'associe avec une entreprise chinoise pour développer dans le port de Tianjin un terminal de gaz naturel liquéfié pour desservir Pékin. Par ailleurs une vingtaine d'entreprises françaises d'agro alimentaires sont agréées pour exporter en Chine, entre autre du foie gras.

    Les footballeuses de l'équipe nationale australienne seront désormais payées comme les joueurs masculins

    Les Matilda auront droit désormais au même salaire, et aux mêmes primes que les Socceroos a annoncé aujourd'hui leur fédération. C'est un contrat unique dans le monde du football selon le directeur général des joueurs australiens.

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