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    Trente ans après la chute du mur la fracture économique divise toujours l’Allemagne

    Des touristes longent ce qui reste du mur de Berlin, conservé pour l'histoire. AFP/John Macdougall

    Les Allemands célèbrent cette semaine le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Sur le plan économique, la réunification est un succès tout relatif.

    Le gouvernement fédéral parle d'une vraie réussite. Les deux milliards d’euros d’argent public investis dans ce qu'on nomme encore en Allemagnes les nouveaux États, pour reconstruire les routes, les écoles, les hôpitaux, les gares, pour étendre la protection sociale, verser les retraites ont permis un réel rattrapage. Le chômage est tombé à 6,5 % alors qu’un quart des habitants ont perdu leur emploi au moment de la réunification. Et les revenus tendent à se rapprocher des standards européens. Les ménages des nouveaux États issus de l’ex RDA atteignent au moins 75 % du revenu médian européen, un seuil encore hors de portée en Pologne, en Hongrie ou en République Tchèque. Comparé aux pays frères aujourd’hui membre de l’Union européenne, l’ex RDA a réalisé une extraordinaire performance macro-économique. Mais les lendemains qui chantent promis par le chancelier Kohl se font toujours attendre, le fossé économique entre les 2 Allemagnes n'est toujours pas comblé.

    L’Allemagne a mis pourtant de gros moyens, en proposant notamment une union monétaire dès 1990

    Cette idée du chancelier Kohl a priori généreuse aura été une brillante intuition politique et aussi une belle illusion. Pouvoir échanger un Ost Mark totalement démonétisé contre un Deutsche Mark a rassuré les citoyens de l’ex RDA, cette mesure a partiellement limité leur exode. Mais la facture a été très lourde pour les entreprises industrielles est allemandes. Beaucoup n'ont pas survécu à ce choc monétaire. Sans transition, la région passe rapidement du socialisme au capitalisme, la conversion à une économie de services est rude. Et les nouveaux États n’ont jamais retrouvé le tissu industriel d’antan. Sur les 500 plus grandes entreprises allemandes, seulement 16 sont domiciliées dans la partie orientale du pays. Aucune n’est cotée à la Bourse de Francfort. Et puis à travail égal, les salaires à l’Est sont toujours inférieurs de 20 % à ceux de l’Ouest.

    Pourquoi trente ans n'ont pas suffi à faire converger les économies ?

    Les causes profondes de ces ratés échappent encore aux économistes qui travaillent d'ailleurs activement sur le sujet. L'intégration a calé à partir de 2005 et c'est devenu un enjeu politique. Les frustrations générées par cette panne de la réunification ont profité aux partis les plus extrêmes, l’AfD à l’extrême droite et Die Linke à l’extrême gauche. La mutation démographique fait sans doute partie de l’équation. À partir de 1989, ce sont surtout les femmes qui ont migré vers l’ouest, et des femmes très diplômées. Cela explique en partie les murs invisibles qui se sont dressés au sein même des entreprises est allemandes, qu’elles soient publiques ou privées. Seulement 20 % des cadres supérieurs travaillant dans les nouveaux États sont issus de l’ex RDA. 80 % viennent de l’Ouest, en partie faute de personnel qualifié sur place. Sont restés dans ces nouveaux États les hommes les moins préparés à s’adapter à cette nouvelle société. Mais l’histoire de la réunification continue à s’écrire avec les nouvelles générations qui migrent vers à l'est, un mouvement timide dû en partie à la faiblesse des loyers encore pratiqués dans cette région.

    EN BREF

    En France, c'est aujourd'hui que commence la privatisation de la Française des Jeux. 52 % de son capital est mis sur le marché. C'est l'une des rares entreprises publiques en excellente santé financière. De quoi attirer les investisseurs petits et grands qui peuvent souscrire des actions à partir d'aujourd'hui, au prix indicatif compris entre 16 et 19 euros. Bientôt ce sera donc à la Bourse que le loto pourra rapporter gros. Ou pas !


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