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    À la Une: Macron à mi-mandat

    Le président Emmanuel Macron. REUTERS/Regis Duvignau

    Le 7 mai 2017, il y a tout juste deux ans et demi, Emmanuel Macron était élu président de la République. Quel bilan à mi-parcours pour le chef de l’État ? C’est le thème du dossier d’ouverture de La Croix ce matin. « À mi-mandat, affaibli par la crise des Gilets jaunes, il doit encore prouver qu’il peut tenir sa double promesse d’apaiser le pays et de le remettre en marche », relève La Croix. En effet, poursuit le journal, « réformer et apaiser, ce double engagement s’est heurté à de nombreuses résistances, attisées par un style présidentiel souvent déconcertant. La réforme des retraites sera décisive pour la réussite de la deuxième moitié du quinquennat. »

    Alors, « pour retrouver de la crédibilité, Emmanuel Macron doit réussir un double défi, estime le quotidien catholique   renouer le lien abîmé avec les Français et redonner de la hauteur à la fonction présidentielle. Cette deuxième­ partie de mandat a donc commencé sous le signe de la proximité. Emmanuel Macron a réalisé plusieurs déplacements, à Rodez le 3 octobre pour parler avec des Français des retraites, puis à Rouen pour rencontrer des habitants traumatisés par la catastrophe de l’usine Lubrizol. Pour se représidentialiser, Emmanuel Macron a choisi d’investir les sujets régaliens comme l’immigration ou la laïcité qu’il ne veut pas, à quatre mois des municipales, laisser à la droite. Difficile, dès lors, estime La Croix, de pacifier la société. Le récent entretien qu’il a accordé au magazine Valeurs actuelles, fer de lance contre l’islam et l’immigration, dans lequel le président brocarde les "droits-de-l’hommistes", a jeté le trouble au sein même de la majorité. »

    Nouvelles mesures sur l’immigration : pas de quoi crier au loup ?

    L’immigration justement… Edouard Philippe a donc annoncé hier les nouvelles mesures du gouvernement, mesures largement éventées ces derniers jours dans la presse.

    Pas de surprises, donc, notamment avec l’instauration de quotas par secteurs d’activités économiques.

    « Et comme dans une pièce vue et revue, au point qu’elle en devient lassante, les réactions de gauche et de droite ont été celles attendues, pointe Sud-Ouest. Réformes dérisoires pour la droite, enfumage pour le Rassemblement national, manœuvres de séductions à visées électoralistes et durcissement honteux pour la gauche. S’il est en revanche une réaction que nous guettions vainement et qui n’est pas venue, relève encore Sud-Ouest, ce serait celle d’affirmer, avant toute chose, qu’un débat de ce type doit avoir lieu en France sans qu’il soit utile de crier à l’Antéchrist. »

    Justement, pas de quoi crier au loup pour L’Alsace… « La fixation de quotas en matière d’immigration économique concerne une minorité d’étrangers. Et si l’idée est nouvelle en France, elle existe dans de nombreux pays occidentaux. Elle permettra surtout de faire face à la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs. »

    En effet, complète Le Monde, « afficher des quotas de travailleurs rompt à juste titre avec l’idée selon laquelle les immigrés seraient des intrus. Mais l’annonce repose sur un quiproquo : pour l’opinion, chauffée depuis des années sur cette idée, notamment sous Nicolas Sarkozy, des quotas doivent permettre de limiter les flux d’entrée et de "protéger" l’emploi des Français. Il n’en est rien, pointe le quotidien du soir. Afficher un nombre d’immigrés souhaités dans certaines professions à partir des besoins recensés dans l’économie revient à diffuser un message attractif d’accueil. Tel est le constat dans les pays, comme le Canada ou les États-Unis, qui pratiquent les quotas. »

    Mais attention, prévient Le Monde, « sous le couvert de mesures "équilibrées" entre ouverture et fermeture, c’est un message pour le moins ambigu et en réalité venimeux qui est adressé à l’opinion. En matière d’immigration, le "en même temps" macronien consiste à envoyer des signaux à l’électorat de droite et d’extrême droite, tout en gardant bonne conscience puisque l’on agit par petites touches, dans le cadre constitutionnel. C’est une stratégie perdant-perdant, estime le quotidien du soir : elle conforte l’association entre immigration, fraude et chômage, érode la tradition humanitaire de la France [...]. »

    L’action FDJ : entre 16,50 € à 19,90 €

    À la Une également, la privatisation de la FDJ, la Française des Jeux… La souscription démarre aujourd’hui et finira le 19 novembre. Et Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, dévoile au Parisien les modalités de l’introduction en Bourse de la société qui gère le loto et les jeux à gratter.

    « Le prix définitif du titre sera établi le 21 novembre, à l’issue de la souscription. Nous avons fixé un seuil minimum de souscription à 200 €, soit un peu plus d’une dizaine d’actions achetées puisque la fourchette de prix de l’action sera de 16,50 € à 19,90 €, avant décote. [...] Il y a toujours un risque quand on investit dans le capital d’une entreprise, précise encore Bruno Lemaire. Mais il reste mesuré car la FDJ a une croissance dynamique et les chiffres de la consommation de jeux en France sont en augmentation régulière. »

    Fraudeurs du fisc : attention à ce que vous postez sur les réseaux sociaux !

    Economie toujours : « le fisc va traquer la fraude sur les réseaux sociaux », c’est la Une du Figaro.

    « Contribuables et internautes, prenez garde, s’exclame le journal. Bercy lira bientôt vos publications sur les réseaux sociaux et vos petites annonces. Quitte à mordre sur le ­respect de la vie privée, le gouvernement veut lancer un algorithme d’intelligence artificielle pour aspirer de façon systématique les données personnelles publiques pouvant générer des suspicions de fraude fiscale. Ce grand filet numérique figure dans le projet de loi de finances pour 2020. Il devait être étudié hier soir par la commission des finances de l’Assemblée et sera examiné la semaine prochaine en séance. Facebook, LeBonCoin, Twitter ou Instagram : la zone de pêche de cette Intelligence artificielle fiscale sera très large. De quoi fortement inquiéter la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et de nombreux membres de la commission des lois de l’Assemblée. »

    L’arnaque du siècle ?

    Enfin, à lire dans Libération, l’ascension et la chute en douceur d’Adam Neumann fondateur du groupe WeWork, champion mondial du coworking, système de sous-location d’espaces de travail.

    500 sites dans 29 pays et 15 000 employés… Et ça n’était qu’un feu de paille… « La geste progressiste sur les bienfaits de l’économie du partage et le potentiel des "communautés" cachait finalement mal la fragilité d’un modèle économique fumeux ainsi qu’une avidité sans limite », raconte Libération. « WeWork s’est écroulé cet automne, avant son introduction en Bourse. Résultat : un plan de départs massif en préparation mais un parachute de platine pour son fondateur. »

    En effet, explique ce trader interrogé par le journal, « Neumann a créé une entreprise qui a détruit de la valeur à un rythme effréné, mais en a néanmoins extrait 1 milliard de dollars pour lui-même. Il a mis le feu aux 10 milliards investis par les banques, puis il est retourné les voir et a exigé une commission de 10 % pour se retirer. Quelle légende absolue. »

    Ou plutôt, on pourrait dire quelle arnaque !

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