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    À la Une: Macron discrédite l’Otan

    Le président Macron lors d'une conférence de presse en marge d'un sommet de l'Otan en juillet 2018. REUTERS/Ludovic Marin

    Emmanuel Macron secoue l’Europe. Le président français regrette son assoupissement sécuritaire sous le parapluie percé –selon lui - de l’Otan. Dans une interview au journal britannique The Economist, Emmanuel Macron affirme en effet que l’Alliance atlantique est « en état de mort cérébrale ». Et le moins que l’on puisse dire est qu’avec un tel jugement, le président français a jeté un pavé dans la mare.

    Un « constat, peu diplomatique, il est vrai », souligne Les Echos. Comme le remarque du reste le quotidien économique, le président américain Donald Trump avait, lui, jugé l’Otan « obsolète ».

    « Macron enterre l’Otan », rehausse Le Parisien, le président n’a pas « mâché ses mots ».

    Les réactions, bien sûr, ne se sont pas fait attendre. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a aussitôt déclaré ne pas partager cette vision « radicale » de l’Alliance atlantique. En Russie, à l’inverse, Moscou, sans tarder, a adressé un coup de chapeau au diagnostic « sincère » d’Emmanuel Macron, saluant ainsi ses « paroles en or ».

    En tout cas, pour le quotidien l’Opinion, pas de doute, « Macron sème le trouble ».

    Macron veut réveiller l’« Europe puissance », modère Le Figaro, « le président français aime appeler un chat un chat. Il n’a pas toujours les formules de la diplomatie ». Dans ce quotidien, une source à l’Élysée assume : « Emmanuel Macron nomme les choses. Il considère qu’il ne sert à rien de faire l’autruche. Il veut rompre avec l’eurobéatitude, être lucide pour pouvoir proposer des solutions. »

    La muraille des illusions

    C’était donc, il y a trente ans, la chute du mur de Berlin. Et la presse française, pour l’occasion, ouvre ses albums de l’époque. À commencer, ce matin, par le quotidien, par son histoire, probablement le plus sensibilisé à cet historique événement : L’Humanité, dont la Une est toute entière envahie par une photo d’archives de Berlinois en liesse perchés sur ledit mur ou l’escaladant à qui mieux mieux. « Oui, admet le quotidien communiste, il y eut bien, à l’échelle du XXe siècle, une illusion. Elle s’est appuyée sur le soleil qui semblait s’être levé à l’Est avec Octobre 1917 [...] Elle s’est nourrie du rôle de l’Union soviétique dans la victoire sur le nazisme. Et oui, dans le monde entier, des hommes et des femmes ont pris l’horizon, selon les mots d’Aragon, dans la Nuit de Moscou, comme une immense fête, avec passion, souvent avec courage et espoir, au risque de leur vie et de leur liberté », énonce, mélancolique, L’Humanité.

    Mais il y a trente ans, ce fut donc l’effondrement. Dans Libération, le journaliste Alain Auffray raconte ses souvenirs de la chute du mur. Ce fut pour le pigiste en mission à Berlin qu’il était alors « la nuit la plus longue, la plus joyeuse, la plus époustouflante », s’enthousiasme-t-il en débutant sa narration. La suite est à l’avenant, ladite nuit du jeudi 9 novembre 1979 débutant « du côté du mur », où Pierre Lemoine, l’alors chef du bureau de l’AFP à Berlin l’a envoyé en reportage, se poursuivant parmi la foule que l’on sait de l’autre côté du mur. « Cette nuit-là, je n’ai pas eu besoin de mon passeport » pour franchir la frontière, relate Alain Auffray.

    Seulement voilà, trente ans après, constate-t-il sur place, Allemands de l’est et de l’ouest sont loin d’être parfaitement unis. « On s’était étonné, dans les années 80, de découvrir à quel point les Berlinois pouvaient être différents, à quelques mètres de distance, selon qu’ils vivaient à l’Est ou à l’Ouest du Mur. Une génération avait suffi pour les diviser, soupire Alain Auffray dans Libération. Ce jour de novembre 2019, on constate qu’une génération n’aura pas permis de les réunifier tout à fait. »

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