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    À la Une: Polanski de nouveau accusé de viol

    Roman Polanski, le 25 novembre 2017. REUTERS/Arnd Wiegmann

    C’est au journal Le Parisien qu’il y a « quelques mois », s’est confiée cette femme de soixante-deux ans aujourd’hui, une Française qui accuse le cinéaste de l’avoir violée il y a quarante-quatre ans. Et ce matin, contrairement à ses confrères à la une desquels il est surtout question des trente ans de la chute du mur du Berlin, ce quotidien publie une « tribune » que l’accusatrice de Polanski a signée, et dans laquelle elle explique « pourquoi (elle) sor(t) du silence aujourd’hui ».

    Disons-le tout de suite, c’est la sortie, mercredi prochain dans les salles de cinéma en France, du dernier film de Polanski - dont le titre est « J’accuse » et qui relate l’affaire Dreyfus - qui a poussé Valentine Monnier, c’est son nom, à sortir du silence dans lequel, en effet, elle s’était murée depuis quarante-quatre ans. « Concomitance » entre cette sortie de film et publication de ce « témoignage » entièrement assumée, et par l’accusatrice, et par Le Parisien. Lequel journal a retrouvé « nombre de témoins de l’époque, intimes ou vagues connaissances, qui confirment avoir été mis au courant et parfois seulement quelques heures après les faits dénoncés », énonce Le Parisien.

    Justement, ces faits présumés, quels sont-ils ? Valentine Monnier, dont les accusations s'ajoutent à celles d'autres femmes contre Roman Polanski ces dernières années, accuse le cinéaste de l’avoir sexuellement agressée lors d’un séjour dans son chalet de Gstaad, en Suisse. « Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski (…). Il me frappa, roua de coups jusqu'à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes », déclare cette fille d'industriels alsaciens.

    Le Parisien publie notamment le soutien que Valentine Monnier a reçu de la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Même si les faits allégués son prescrits, Marlène Schiappa lui a écrit ceci : « Je souhaite néanmoins témoigner de mon soutien entier à l’égard de votre démarche courageuse (pour avoir) osé briser un silence de 42 ans ».

    L'avocat du cinéaste, Hervé Temime, affirme au Parisien que Roman Polanski « conteste fermement toute accusation de viol » et observe que ces faits allégués datant d'il y a 45 ans « n'ont jamais été portés à la connaissance de l'autorité judiciaire ».

    Il y a trente ans, le mur…

    La chute du mur de Berlin, il y a trente ans, ce fut « la victoire de la liberté », clame en une, Le Figaro, sur une photo de jeunes Allemands de l’est assis, il y a trente ans, à califourchon sur un pan du mur de Berlin couvert de graffiti, tous assis sauf un, juché en pied sur le mur, bras écartés, doigts en « v » de la victoire, inondé de bonheur devant ses amis, heureux eux-aussi, de dominer dans cette posture collective enfantine, la bête, le rideau de fer que le vent de liberté allait bientôt abattre et qui, durant tant d’années, les avait coupés du reste du monde.

    Photo pour l’histoire, mais pas seulement, souligne toutefois la une du Figaro. « L’histoire est toujours là ». Car « trente ans après, ce n'est plus une menace qui plane sur nos têtes, mais mille, prévient ce quotidien conservateur. Le monde est devenu multipolaire, mouvant, incertain. Il y a le géant chinois, il y a la Corée du Nord, il y a l'islamisme mondial, autant de représentations du monde, de conceptions de l'homme. Et de dangers pour lui, avertit ce journal. Dégrisés, les Occidentaux ont pris conscience que l'histoire, loin d'être finie, était toujours là, vivante, exigeant de chacun courage et lucidité, parce qu'hier comme aujourd'hui elle peut être tragique ».

    Trente ans plus tard, le journal La Nouvelle République du Centre-Ouest dresse également un bilan « plus nuancé, moins exalté. L'Allemagne réunifiée a pris un coup de vieux, au propre comme au figuré. Les promesses n'ont pas toutes été honorées, l'économie souffre toujours d'hémiplégie, les vieux « Ossis », exilés de l'intérieur, pleurent leur âme vendue au diable du marché. Les rangs des chômeurs grossissent à Dresde ou Leipzig où les migrants ne sont pas bienvenus », constate-t-il.

    Et La Nouvelle République du Centre-Ouest pose en conséquence la question qui, ce matin, dérange : « libres, mais de quoi ? (…) à quoi ressemblera le Berlin de nos années vingt ? ». Et au-delà de Berlin, le reste du monde, où d’autres murs se sont en nombre dressés depuis.

    Les cloisons du monde

    Trente ans après, « le monde s’emmure, regrette Libération. Alors qu’on pensait en 1989 entrer dans une ère de libertés, les barrières se sont multipliées partout sur la planète, notamment en Europe, continent forteresse (où) de nouveaux murs sont érigés un peu partout ». Et Libé le souligne, le Vieux Continent « s’est barricadé face aux migrants ».

    L’Europe donc, mais pas que… Ce quotidien, ce matin, fait le tour de la planète emmurée. Mais 9 novembre oblige, c’est surtout cet anniversaire qui retient son attention. Car la chute du mur de Berlin, ce fut la chute du communisme. Et trois décennies plus tard, « le rêve d’une démocratie triomphante s’est dissipé », souligne Libé. Et ce quotidien le remarque, « le Mur une fois tombé, les murs ont proliféré, non plus pour interdire aux individus de sortir, mais pour les empêcher d’entrer. (…) Hier, les réfugiés venaient de l’Est en quête de liberté et de prospérité, aujourd’hui ils viennent du Sud, dans ces vieux pays dont on dit tant de mal. (…) Alors on évoque une trouble nostalgie : elle existe. Certains ex-Allemands de l’Est se prennent à regretter un ordre tyrannique mais protecteur ; la dureté de la société marchande ravive l’utopie d’une société sans classes ; on agite de nouveau, dans les cercles alternatifs, l’espoir d’une vie austère et égalitaire ».

    On le voit, en ce 9 novembre 2019, chacun, selon sa sensibilité, y va de son bilan de la chute du mur, le débat est infini. Alors, car il faut bien conclure, on laissera provisoirement le mot de la fin au journal La Montagne. Lequel ne veut pas gâcher l’anniversaire. « La chute du Mur de Berlin et l'effondrement du rideau de fer n'ont sans doute pas rendu le monde plus sûr et réglé d'un coup de baguette magique les problèmes des anciens satellites de la grande Russie, admet ce quotidien du centre de la France. Mais trente ans après, il nous reste en mémoire les sourires de tous les Laszlo de la terre. Ils n'ont pas de prix. Sinon de la liberté.  ».

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