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    Les banques libanaises survivront-elles à la contestation sociale?

    La rue en ébullition à Beyrouth au Liban. RFI/Muriel Maalouf

    Au Liban, près d'un mois après le début des manifestations, il n'y a toujours pas de gouvernement, pas de sortie de crise en vue. Ce mouvement de contestation né des frustrations économiques de la population menace de déboucher sur une crise bancaire.

    C'est la grande crainte des Libanais aujourd'hui, en mode « panique » sur les réseaux sociaux. Après Bank Audi, la plus grande banque du pays, Byblos Bank, la troisième, a dû à son tour fermement démentir ce week-end des rumeurs de faillite et de fermeture définitive des guichets ce lundi 11 novembre. Ce lundi est tout simplement un jour férié au Liban pour l'anniversaire du prophète. Et c'est un répit plus que bienvenu pour toutes les banques libanaises.

    Depuis qu'elles ont rouvert la semaine dernière, après 15 jours de rideaux tirés, elles sont prises d'assaut. Leurs clients veulent au plus vite retirer leurs économies en dollar ou en livre libanaise, la valeur de la monnaie nationale étant protégée par sa parité fixe avec le billet vert. Des demandes de plus en plus difficiles à satisfaire, car ces banques n'ont pas les réserves suffisantes pour y répondre, leurs actifs sont bloqués à la Banque centrale du Liban où il leur rapporte beaucoup d'argent en dormant.

    Les banques libanaises constituent pourtant une des activités les plus dynamiques de l'économie du pays.

    Malgré la guerre civile, malgré la crise financière de 2008, ce petit pays du pourtour méditerranéen a gagné sa réputation de « Suisse du Moyen-Orient » grâce à la vitalité et à la résilience des banques. Le secteur est gigantesque, hypertrophié, disent les plus critiques. Les dépôts bancaires représentent plus de trois fois le PIB national.

    Les comptes sont alimentés par les grandes fortunes de la diaspora ou des émirats voisins, aimantés par la discrétion du pays. Au lieu de prêter aux entreprises ou aux particuliers pour développer l'économie réelle, les banquiers libanais ont pris l'habitude de placer l'argent de leurs richissimes clients à la Banque du Liban, qui offre des taux beaucoup plus rémunérateurs pour soutenir la livre et pour financer la dette de l'État.

    Cette dette représente 150% du PIB. Le déficit public frise les 10%, le déficit commercial 30%. Ses finances sont donc hyper contraintes, mais le Liban peut continuer à vivre au-dessus de ses moyens grâce à l'habileté de Riad Salamé. L'inamovible gouverneur de la Banque du Liban, la banque centrale du pays, a mis en point des montages financiers ingénieux pour faire fonctionner le système sans heurt pendant plus de 20 ans.

    Des failles apparaissent à partir de 2016

    Le vent a commencé à tourner beaucoup plus tôt. Les flux entrants vers les banques libanaises ont fortement augmenté après la débâcle de 2008, quand les riches expatriés sont en quête d'un abri sûr pour leurs avoirs ; et quand la confiance revient, à partir de 2011, ces flux déclinent. Or pour que le montage fonctionne, un peu comme la chaine de Ponzi, il faut sans cesse des apports nouveaux. Cette cavalerie financière est aujourd'hui à bout de souffle.

    Le risque de défaut en novembre évoqué ce week-end a été écarté par le ministre sortant des Finances. Mais la menace plane. Avec, il est vrai, un bon filet de sécurité : la dette du pays est toujours aux mains des Libanais. Pour éviter la crise financière, la dette pourrait être restructurée en écrêtant les bénéfices faramineux réalisés ces 20 dernières années par les banques et leurs clients. Ce serait le début d'une réelle remise en cause d'une économie de rente aujourd'hui rejetée dans la rue par les contestataires.

    ► En Bref,

    La Chine au secours de l'acier britannique,

    Jingye Group serait prêt à reprendre British Steel, le numéro 2 de l'acier britannique, pour 70 millions de livres. Le groupe est en liquidation depuis le mois de mai. Quelque 4 000 emplois directs sont en jeu, 20 000 indirects.

    Chine toujours, avec la fête des célibataires, la plus grande journée commerciale au monde

    Le « 11-11 », comme chaque année, est un déluge d'achats en ligne à travers toute la Chine. Le groupe Alibaba, à l'origine de cette version chinoise du black friday américain, espère dépasser la barre des 27 milliards de dollars de chiffre d'affaires, son précédent record de 2018.

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