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    En Russie, le déclin «catastrophique» de la population

    Le Kremlin, à Moscou. Reuters

    La Russie devrait perdre plus de 200 000 habitants en 2019. Ce nombre préoccupant témoigne du déclin démographique du pays. Pour la quatrième année consécutive, le nombre de naissances est inférieur à celui des décès. Les autorités s’en inquiètent, sans trouver pour l’instant la parade.

    La population russe décline « de façon catastrophique » : les termes utilisés par Tatiana Golikova, la vice-Première ministre russe, témoignent de l’inquiétude des autorités. En 2019, la Russie devrait perdre 200 000 habitants, et la population du pays s’établir à un peu moins de 147 millions*.

    Comme l’a montré en octobre dernier un rapport de la Cour des comptes de la Fédération de Russie, cela fait quatre années consécutives que le nombre de décès dépasse celui des naissances. Et les perspectives ne sont guère encourageantes : selon l’ONU, la Russie pourrait passer sous la barre des 100 millions d’habitants d’ici la fin du siècle.

    La Russie serait ainsi en train de vivre une deuxième crise démographique après celle vécue dans les années 1990. À l’époque, la forte mortalité et une chute brutale de la natalité avaient fait perdre plusieurs millions d’habitants au pays.

    Creux démographique

    C’est justement ce creux démographique des années 1990 qui pourrait expliquer le déclin enregistré ces dernières années : car c’est la génération née à cette époque qui est aujourd’hui en âge de faire des enfants. Même avec un taux de fécondité important, cette génération n’est tout simplement pas assez nombreuse pour assurer le renouvellement naturel de la population.

    À ce phénomène démographique contre lequel les pouvoirs publics ne peuvent pas grand-chose vient s’ajouter la crise économique traversée depuis 2014. Stagnation des revenus, perte de confiance dans l’avenir : tout cela pèse sur le moral des jeunes couples et donc sur la natalité.

    Enfin, durant plusieurs années, ce sont les flux migratoires qui ont permis à la population russe de rester à niveau. Mais là encore, la mauvaise passe économique traversée par la Russie change la donne : les travailleurs d’Asie centrale, du Caucase ou d’Ukraine, sont moins nombreux à venir en Russie.

    Politique migratoire

    Pour enrayer ce déclin, les autorités russes misent d’abord sur une politique d’incitation financière pour les familles : la politique nataliste du gouvernement, mise en place avec un certain succès dans les années 2000, sera maintenue et développée. Vladimir Poutine en a fait l’une des priorités de son nouveau mandat et a prévu d’y consacrer plus de 8 milliards d’euros sur les trois prochaines années.

    À ce volet économique s’ajoute la politique migratoire. Selon le journal Kommersant, le Kremlin prévoit d’attirer jusqu’à 10 millions de migrants dans les six prochaines années. La Russie vise les travailleurs venus des pays d’ex-URSS : Asie centrale, Caucase, Ukraine. Mais la partie n’est pas gagnée d’avance car l’économie russe est beaucoup moins attractive qu’auparavant pour ces travailleurs, en raison notamment du faible niveau du rouble.

    * En incluant les 2,3 millions d’habitants de Crimée, dont le rattachement à la Russie en 2014 n’a pas été reconnu par une partie de la communauté internationale.

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