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    Streaming vidéo: la bataille des contenus s'intensifie

    Logo de Disney + The Walt Disney Company

    C'est un bouleversement dans le paysage du « streaming » vidéo, la vidéo à la demande en ligne sur abonnement. Disney lance ce mardi 12 novembre 2019 sa propre offre pour concurrencer Netflix, le leader du secteur. Lancement d'abord aux États-Unis et au Canada, puis en Australie et en Nouvelle-Zélande, avant de s'exporter en Europe au printemps prochain.

    Cette arrivée fracassante du groupe de Mickey Mouse le confirme : la bataille entre les plateformes se jouera sur les contenus, leur qualité et leur originalité.

    Cette bataille est déjà engagée, aussi féroce que les plus épiques combats dans Game of Thrones. Elle gagne en intensité avec l'arrivée de Disney dans le paysage car Disney, c'est le catalogue rêvé pour attirer l'attention des spectateurs.

    La force du studio Disney, ce sont 500 films. Les « classiques » bien sûr, les productions Pixar également, et tout l'univers de Marvel et de Star Wars, ainsi que des milliers d'épisodes de séries dont les Simpson.

    Certains continuent d'être diffusés par Netflix jusqu'à fin décembre en vertu d’un accord passé avec Disney. Mais désormais, fini de jouer : on ne fera plus de prisonniers !

    Est-ce que Disney va seulement se reposer sur son catalogue ?

    C'est la principale arme de Disney, et la nostalgie est un argument marketing puissant. Mais Disney a annoncé aussi des productions originales inspirées des univers qu'elle a absorbés au fil des ans.

    Ainsi, les fans de Star Wars attendent avec impatience la série The Mandalorian, par le réalisateur à succès Jon Favreau.

    C'est lui qui a offert à Disney son succès de l'année, Le Roi Lion, et qui permet en cela au groupe d'investir beaucoup à l'avenir. Le PDG de Disney a annoncé que dans les 5 ans, 24 milliards seront injectés pour produire de nouveaux contenus.

    Neuf films originaux sont attendus d'ici 2024 et Disney s'est assuré d'une large distribution grâce à des accords avec Amazon, Apple, Samsung, Microsoft, LG et Google.

    La firme aux grandes oreilles veut atteindre 60 à 90 millions d'abonnés dans le monde d'ici 2024, moitié moins que Netflix.

    Et Netflix, que fait-il pour riposter ?

    Cela fait quelques années que Netflix avait senti le vent tourner, que les studios ne lui fourniraient pas éternellement leurs productions comme le faisait Disney jusqu'ici.

    Dès 2013, le géant du streaming avait donc lancé lui-même la série à succès House of Cards sur les coulisses du pouvoir aux États-Unis, sans oublier Stranger Things, et La Casa de Papel, bien sûr.

    Pour continuer de viser avec succès la cible des jeunes adultes, Netflix promet des milliards de dollars d'investissement. Il vient de s'associer de manière exclusive à une ancienne de chez Disney, Shonda Rhimes, qui devient du coup la « showrunner » (mot difficilement traduisible en français qui désigne la personne en charge des scénarios d'une série) la mieux payée au monde.

    Et la bataille sera encore plus féroce avec l'entrée de nouveaux acteurs au printemps prochain

    Outre Disney+, Apple TV+, entré sur le marché au début du mois. Deux poids lourds sont encore attendus en avril et mai : HBO Max, WarnerMedia et Peacock de NBC Universal. Chacun joue avec ses propres atouts. Apple et son immense trésor de guerre amassé avec la vente de ses appareils peut offrir nouveaux contenus originaux à une clientèle fidèle, voir se payer bientôt son propre studio.

    HBO Max et Peacock ont un répertoire fourni et une présence forte sur le réseau américain, où ils miseront aussi sur la diffusion du sport, un levier de croissance encore sous-exploité.

    Grande incertitude : comment les spectateurs vont-ils réagir face à cette offre qui s'étoffe

    Ils vont sans doute se poser beaucoup de questions. Aux États-Unis, Disney propose de souscrire à sa nouvelle plateforme pour moins de 7 dollars - 13 si on la couple avec les offres de Hulu et ESPN+, qui lui appartiennent également. Apple, lui, propose son offre à moins de 5 dollars. Même si le contenu est plus pauvre pour le moment, ça reste beaucoup moins cher qu'un abonnement Netflix.

    Pour la première fois en huit ans, Netflix a perdu des abonnés aux États-Unis. En cause, une augmentation des tarifs. Les spectateurs lâcheront-ils pour autant la plateforme ?

    En cédant les droits de diffusion de séries indémodables comme Friends ou The Office, la pionnière des plateformes s'est mise dans la difficulté. Elle s'est donnée aussi les ressources financières pour rebondir et pour se donner une chance de garder ses 160 millions d'abonnés.

    À suivre, donc.

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