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    À la Une: la Bolivie dans l’inconnu

    Des partisans du président Morales manifestent à La Paz, la capitale bolivienne, le 31 octobre 2019. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    « D’abord, les slogans victorieux : "On a réussi, on l’a sorti". Suivis, rapidement, d’un appel à garder la tête froide : "La grève générale continue". Passé l’euphorie d’avoir obtenu la démission du président Evo Morales dimanche, relève Le Figaro, les manifestants qui bloquent les routes de Bolivie depuis près de trois semaines, pour contester le déroulement des élections du 20 octobre, sont désormais plongés, comme tout le pays, dans une expectative anxieuse. La Bolivie est dans un état de confusion sans précédent, pointe encore Le Figaro, après qu’Evo Morales, au pouvoir depuis treize ans et réélu pour un 4e mandat à l’issue d’un scrutin contesté, a annoncé qu’il renonçait à la présidence, à la télévision, dimanche. »

    « La wiphala ne flotte plus sur les bâtiments officiels de Bolivie, relève Libération. Ce drapeau multicolore des peuples indigènes andins, symbole de la composition multiethnique du pays, était l’emblème d’Evo Morales depuis son ascension politique en 2005. Dimanche, dans la foulée de la démission forcée du président, lâché par l’armée, la bannière a été décrochée (…). Ce geste symbolique marque la fin d’une ère, pointe le journal. Près de quatorze ans de règne pour Evo Morales, premier président indigène du pays, élu sous les couleurs du Mouvement vers le socialisme, avec la promesse de lutter contre la pauvreté, de défendre les droits des indigènes et la Pachamama (la "Terre mère"). Réformateur héroïque pour ses partisans, autocrate radical pour ses détracteurs, Morales espérait capitaliser sur son bon bilan social et économique pour se maintenir cinq ans de plus au pouvoir. Mais il avait visiblement sous-estimé l’ampleur de la défiance suscitée par sa dérive autoritaire. En 2016, rappelle Libération, le président bolivien avait en effet perdu un référendum constitutionnel censé lui permettre de se représenter indéfiniment. Par un recours auprès du Tribunal électoral suprême, il avait obtenu le droit de se représenter au nom des "droits humains". Cette première entorse démocratique avait galvanisé l’opposition. Et l’interruption surprise, par ce même Tribunal, des projections des résultats de la présidentielle du 20 octobre, alors qu’un second tour entre Evo Morales et son rival Carlos Mesa semblait se profiler, a mis le feu aux poudres, déclenchant trois semaines de vive contestation. »

    Qui va prendre les rênes du pouvoir ?

    Alors, que va-t-il se passer désormais en Bolivie ? Pour l’instant, c’est le saut dans l’inconnu. « Qui est aujourd’hui à la tête du pays andin ? », s’interroge La Croix. Eh bien personne. « À la suite de la démission d’Evo Morales et de celle de son vice-président, le pouvoir devait revenir à la présidente du Sénat, puis au président de la Chambre des députés. Mais ils ont abandonné leurs postes, constate La Croix, plaçant le pays dans une situation de vacance du pouvoir, dans l’attente d’un vote à l’Assemblée. L’urgence est d’autant plus grande que la démission d’Evo Morales n’a pas calmé les esprits. »

    « "Il faut rapidement trouver une solution pacifique à cette crise, avec la nomination d’un pouvoir intérimaire et la convocation de nouvelles élections", estime Ana Maria Quevedo, du Réseau international de Boliviens de l’étranger. Il faut déjà que la démission d’Evo Morales soit confirmée par écrit, et acceptée dans les 48 heures par l’Assemblée, comme le veut la Constitution." »

    Cette nuit, on a appris qu’Evo Morales était arrivé au Mexique, où il a obtenu l’asile. Et c’est la deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, qui a revendiqué la présidence par intérim. Elle affirme que des élections pourraient avoir lieu dès janvier.

    La Turquie met ses menaces à exécution

    Des jihadistes européens ont été ou vont être expulsés du pays. Onze Français, dont une majorité de femmes, figurent sur la liste de combattants étrangers qu’Ankara veut renvoyer en concertation avec leurs pays. Ils pourraient arriver en France dans les tous prochains jours, dans le cadre, précise Le Figaro, « de la procédure Cazeneuve, du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur ». C’est-à-dire que « des policiers français vont être envoyés sur place pour rapatrier les membres présumés de Daech et "assurer ainsi leur prise en charge judiciaire immédiate à leur arrivée sur notre territoire", indique une source au ministère français de l’Intérieur, précisant que "cette coordination avec la Turquie fonctionne et reste valable". »

    En tout cas, pointe La Charente libre, « le goutte-à-goutte d’Erdogan avec ses prisonniers étrangers relance sèchement le casse-tête du traitement pénal des "revenants" français du jihad islamiste. Certains ont été jugés en France, d’autres en Irak et le sort de ceux "sous la protection des Kurdes" en Syrie, dixit Florence Parly, reste dans le brouillard. »

    Qui plus est, complète L’Union, « la question du retour des combattants de l’EI, de leur placement en détention et de leur jugement est un sujet délicat, au niveau de l’opinion publique et de la logistique pénitentiaire. Qu’ils soient dans la nature en Syrie, capturés ou rapatriés, ces combattants de la dernière heure, leurs femmes, leurs enfants représentent une menace. »

    En effet, déplore La Montagne, « les Européens, dont la France, ont pris le risque immense de laisser ces embarrassants ressortissants liés à Daech devenir une monnaie d’échange et un moyen de pression, dans cette zone hautement volatile. Vertigineux choc des dates. Demain mercredi, pointe le journal, cela fera quatre ans pour le Bataclan, l’un des points culminants d’une idéologie destructrice, capable désormais de renaître de ce chaos. »

    Des millions d’emploi, mais pas tous pourvus…

    Enfin, bonne nouvelle sur le front de l’emploi : les recrutements sont au beau fixe en France. C’est la Une du Parisien. « 2020 sera-t-elle l’année de la baisse du chômage ? Oui, si l’on en croit la deuxième édition du baromètre Adecco (le leader mondial de l’intérim). Selon cette étude, précise Le Parisien, plus de 3 millions 600 000 embauches devraient avoir lieu d’ici juin prochain. (…) Une perspective positive même s’il y a un risque élevé de pénurie d’emplois. Une entreprise sur deux juge en effet difficiles les recrutements. »

    Paradoxe, souligne Le Parisien : « Les entreprises annoncent des embauches par millions, les postes sont ouverts, mais tous ne sont pas pourvus et le chômage baisse à un rythme beaucoup trop lent. Cette entorse à la loi du marché - l’offre et la demande toutes deux élevées qui jamais ne se rencontrent - est le signe, estime le journal, d’un système d’éducation et de formation totalement désorienté. Un système où les métiers les plus recherchés (restauration, logistique, BTP) continuent d’être maltraités et dévalorisés par le système scolaire. Un système où rien n’est fait pour rendre ces rudes professions attrayantes. »

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