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    À la Une: un verdict contesté et contestable en Algérie

    Des juges et des procureurs algériens manifestent devant le conseil de la justice à Alger, le 29 octobre 2019. AFP

    Indignation générale dans la presse algérienne après la condamnation hier à 12 mois de prison dont six mois fermes de 28 manifestants. Leur tort : avoir été en possession du drapeau amazigh lors d’un rassemblement à Alger.

    Une décision incompréhensible pour le site d’information TSA : « Ils ont été inculpés pour atteinte à l’unité nationale, alors qu’aucun article de loi n’interdit le port de l’emblème berbère. D’ailleurs, dans d’autres villes du pays, le même drapeau continue d’être porté par les manifestants tous les vendredis sans qu’aucune procédure ne soit déclenchée à leur encontre. Ailleurs, comme à Annaba et Mostaganem, des manifestants ont été arrêtés pour le port du drapeau berbère mais la justice les a acquittés. »

    Une justice aux ordres

    Le site Maghreb Emergent s’interroge : « Quel est le message que veulent envoyer au Hirak ceux qui ont décidé du verdict ? Pourquoi cette parodie de justice avec un procès qui a duré plus de 15 heures pour aboutir à des condamnations lourdes en dépit des arguments développés par les dizaines d’avocats qui se sont relayés à la barre et en contradiction avec les jugements rendus dans d’autres wilayas pour les mêmes chefs d’accusation ? Alors qu’un verdict conforme à la loi aurait rendu même un semblant de crédibilité à ces magistrats qui ont fait de l’indépendance de la justice un de leurs mots d’ordre centraux, ce qui aurait certainement apaisé un tant soit peu une ambiance électrique à quelques jours du lancement de la campagne électorale des présidentielles, même si tous les candidats ignorent délibérément le dossier des détenus du Hirak. »

    Le Monde Afrique expose pour sa part ce qui a sans doute motivé les juges. « Le drapeau berbère a été frappé d’interdiction à la suite d’un discours prononcé, le 19 juin dernier, par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. L’actuel homme fort du pays dénonçait des tentatives "d’infiltration" et le port "d’autres emblèmes que notre emblème national par une infime minorité". Il avait indiqué que des "instructions strictes ont été données aux forces de l’ordre pour une application rigoureuse des lois". Les arrestations avaient suivi par dizaines après cette allocution. »

    Et apparemment, donc, les juges, du moins à Alger, continuent de suivre cette ligne.

    La présidentielle de décembre : le choix du pauvre ?

    En tout cas, le quotidien Liberté est amer : « Cette histoire de répression de manifestants pour port du drapeau amazigh n’aurait jamais dû avoir lieu. La conscience identitaire n’a jamais été contradictoire du sentiment patriotique (…) On ne peut pas comprendre la pertinence politique d’une initiative qui met la police et la justice en position de le réprimer à Alger, de le tolérer en Kabylie et de réagir au cas par cas ailleurs. »

    Plus largement, poursuit Liberté, « l’autre chose qui n’aurait pas dû se produire, c’est la programmation d’une élection présidentielle en pareilles circonstances. En l’organisant alors que l’esprit et les espoirs de la société se projettent plus loin dans la quête d’un futur collectivement élaboré, on condamne le pays à puiser un président dans le cercle réduit d’opportunistes politiques qui ne font pas cas de la volonté populaire. Outre que le passage en force nous condamne au choix du pauvre, c’est à une campagne de non communication que ses candidats sont condamnés. Ces deux exemples, et d’autres aussi qu’on aurait pu évoquer, traduisent ce fait qu’au déni de réalité qui frappe le mouvement populaire correspond l’irréalisme de sa gestion politique. »

    38e mardi de manifestation hier pour les étudiants

    Hier mardi, les étudiants algériens sont descendus dans les rues pour la 38e fois consécutive. Ils ont à nouveau dénoncé l’élection présidentielle prévue le 12 décembre. Les étudiants et le mouvement Hirak en général refusent que l’appareil hérité d’Abdelaziz Bouteflika, et plus largement le « système » au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1962, organise le moindre scrutin. Ils exigent au préalable son remplacement par des institutions de transition.

    « La communauté estudiantine infatigable », s’exclame El Watan. « La communauté estudiantine, qui emboîte le pas au Hirak du vendredi, n’est résolument pas prête à abdiquer face à un pouvoir opiniâtre à l’approche de la tenue des élections présidentielles. Ils ont fait le serment de tenir le cap pour libérer le pays. "Nous marcherons même après la date des élections", ont-ils scandé en boucle. »

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