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    À la Une: Ennahdha maintient son emprise politique en Tunisie

    Rached Ghannouchi, chef historique du parti d'inspiration islamiste Ennahdha arrivé en tête des législatives d'octobre en Tunisie, a été élu mercredi 13 novembre président du Parlement. REUTERS

    En Tunisie, le chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, a remporté hier la présidence du parlement. « À 78 ans, au soir de cinquante années de militantisme islamiste, il devient le président de l’Assemblée des représentants du peuple. Rached Ghannouchi a connu bien des fureurs et des avanies, relève Le Point Afrique. Son parti a été interdit par l’ex-dictateur tunisien, ses membres pourchassés, torturés. Lui a pu se réfugier à Londres dont il est revenu dix jours après la révolution de 2011. Depuis, son parti est au pouvoir. Hier soir, 123 députés sur 217 ont déposé un bulletin portant son nom dans l’urne placé sous le perchoir. Ainsi, le leader historique du parti islamiste devient l’un des trois principaux personnages de l’État. [...] Et il est désormais à la manœuvre pour composer le futur gouvernement. Ce qui n’est pas une mince affaire avec les quelque 31 partis représentés au parlement. »

    Dès hier soir, note le site marocain Réalités, « Rached Ghannouchi a déclaré que le Conseil de la Choura d’Ennahdha se réunirait immédiatement pour se consulter sur le candidat du mouvement au poste de chef du gouvernement. "Vendredi prochain, nous annoncerons le nom qui aura été choisi", a-t-il affirmé. Le chef d’Ennahdha a assuré que le chef du gouvernement pourrait être d’Ennahdha ou parmi les amis d’Ennahdha. "Nous nous employons à éviter tout monopole et de tenir tous les pouvoirs. On ne peut mettre en place un gouvernement que sur une base participative", a-t-il fait remarquer. »

    Une alliance contre-nature…

    Tunisie Numérique, autre site d’information tunisien, s’insurge contre l’alliance de circonstance entre Ennahdha et Qalb Tounes de Nabil Karoui, qui a permis cette élection.

    « Les députés de Qalb Tounes, pour plusieurs à contrecœur, ont dû suivre les consignes de vote du chef du parti. Nabil Karoui, en effet, ne pouvait pas dire non à Ennahdha, affirme le site. Elle qui détient le plein pouvoir sur l’appareil judiciaire dans le pays et qui est capable, à n’importe quel moment, de le remettre derrière les verrous. Il avait donc toutes les raisons pour donner des consignes de vote en faveur du Cheikh Ghannouchi. Quoi qu’il soit devenu acquis que celui qui se frotte de près ou de loin aux islamistes se grille inéluctablement les ailes. Le grand perdant dans cette affaire sera, sans nul doute, Ennahdha, poursuit Tunisie Numérique, qui, après avoir diabolisé Qalb Tounes et ses dirigeants, a mis la main dans la main avec eux, juste pour satisfaire l’égo de son président Rached Ghannouchi. Les dirigeants d’Ennahdha ont définitivement montré à leurs électeurs, conclut le site, qu’ils se contrebalançaient de leurs programme et de leurs idéaux, pourvu qu’ils continuent à régner et que la famille du grand chef tienne les rênes. »

    Une revanche ?

    En tout cas, constate Aujourd’hui au Burkina Faso, Rached Ghannouchi s’apprête à « régenter le gouvernement tunisien, pour ne pas dire le président Kaïs Saïed lui-même, dont les mouvements au parlement restent étriqués de par sa représentativité. En effet, bien qu’élu, sans appareil ou formation digne de ce nom, le juriste, pétri de rigorisme politico-religieux, n’a pas d’autre choix que de gouverner sous le parapluie d’un parlement dominé par Ennahdha et la trentaine de députés de Nabil Karoui. À 75 ans, dont 23 passés en exil, celui qui vient de s’installer au perchoir, d’où il devra pouvoir manœuvrer avec maestria, c’est-à-dire comme le chef spirituel des islamistes tunisiens tout en se tenant à équidistance des excès des Frères musulmans, aura le beau rôle. C’est l’ultime revanche de cet ancien enseignant qui aura attendu son heure, pour parvenir à ce lot de consolation. Beaucoup de ses proches susurraient que Ghannouchi rêvait d’un destin à la Erdogan en Turquie, mais à l’évidence, il devra se contenter du parlement. »

    Quelles alliances ?

    Reste que former un gouvernement ne sera donc pas une mince affaire pour Ghannouchi… Jeune Afrique s’interroge : « de nouvelles alliances vont-elles se sceller ? Quelles formations seront appelées à participer au gouvernement ? Qui acceptera d’y prendre part ? Les négociations vont bon train. [...] Il faudra que les partis trouvent rapidement un modus vivendi. Faute d’accord sur la composition du gouvernement, le président de la République pourrait dissoudre l’Assemblée. Un risque que peu accepteront de prendre. »

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