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    Roula Khalaf, première femme à la tête de la rédaction du «Financial Times»

    Le «Financial Times». AFP/Niklas Halle'n

    La nouvelle directrice de la rédaction du « Financial Times » s’appelle Roula Khalaf. Née au Liban, spécialiste du Proche-Orient, elle parle français et arabe. Elle est surtout la première femme à la tête de cette « bible des milieux financiers » qu’est le « FT » depuis sa création il y a plus de 130 ans.

    Fondé en 1888, le quotidien britannique est devenu depuis la référence du monde économique et financier. Qui est donc celle qui après avoir été pendant trois ans la numéro deux du Financial Times se retrouve aujourd'hui à sa tête ?

    Sa vocation de journaliste

    Cheveux couleur miel, les yeux noisette, Roula Khalaf est née au Liban où elle a grandi pendant la guerre civile. Elle en parle dans un court film My City : Beïrut qu’elle a réalisé pour le site internet du Financial Times : « La maison de mes grands-parents était sur ce petit lopin de terre situé au Mont Liban à 20 minutes de Beyrouth. On venait ici avec toute ma famille passer nos vacances. Mes plus vifs souvenirs d'enfance remontent à ce village, Souk El Gharb. C'était un lieu de villégiature. Mais pendant la guerre, il est devenu l'épicentre de plusieurs batailles. Dans les années quatre-vingt-dix il n'en restait plus rien. Cette première expérience directe de la politique devait me pousser, des années plus tard, à devenir journaliste. »

    Après la guerre civile comme bon nombre de ses jeunes compatriotes de l’époque, Roula Khalaf décide de partir. C'est à New York qu'elle étudie les affaires internationales. Diplômée de l'Université de Columbia, elle travaille pour le magazine Forbes avant d'intégrer en 1995 le Financial Times. Tour à tour correspondante, reporter et commentatrice de l'actualité internationale cette Libano-britannique qui manie le français, l'arabe et l'anglais commente notamment le Printemps arabe. Nommée rédactrice en chef à la tête d'un réseau de plus de 100 correspondants elle apporte au journal la diversité au sein de la rédaction, mais aussi un nouveau public plus féminin.

    Femme dans un milieu d’hommes

    Aujourd'hui, cette vision plus large de l'actualité consacre sa nomination. Tsuneo Kita, président du groupe japonais Nikkei qui possède le Financial Times, assure accorder à Roula Khalaf toute sa confiance. Après mûre réflexion, il aurait rejeté plusieurs candidats de poids, notent Jim Waterson et Mattha Busby dans l'éditorial consacré à la nouvelle patronne. Un changement de la direction qui est aussi un signal fort donné au milieu des affaires encore très masculin, estime Nadine Toussaint-Desmoulins, professeur-émérite de l'Université Paris 2, spécialiste en économie des médias : « Ça fait partie d’un mouvement plus général. On a nommé ainsi plusieurs femmes à la tête de grandes sociétés d’informatique ou d’organisations internationales. Prenons l’exemple de Christine Lagarde, la nouvelle patronne de la Banque centrale européenne, anciennement à la tête du Fonds monétaire international qui s’étonne parfois d’être la seule femme dans des réunions. »

    Les défis qui l’attendent

    Le Financial Times revendique un million de lecteurs payants, essentiellement en ligne, dont près d'un quart à l'étranger. La nouvelle cheffe devra poursuivre cette internationalisation face à ses concurrents, parmi lesquels l'agence Bloomberg ou le Wall Street Journal.

    Le Financial Times est parfois décrit comme la « Bible des milieux financiers ». Reconnaissable à ses pages saumon, c'est aussi un quotidien qui rapporte. Malgré une baisse de ventes papier, il enregistre 30 millions d'euros de bénéfices par an. Le quotidien britannique ne craint pas les contradictions. Défenseur de la mondialisation libérale, il a pris dernièrement position en faveur d'une plus grande régulation du secteur financier : « La force du Financial Times est incontestablement la qualité de ses informations. Le fait qu’il apporte un contenu qui correspond à un désir d’achat et donc à un abonnement payant. En France on s’intéresse beaucoup moins à l’économie, en tout cas jusqu’à une période récente. Cet intérêt est plus répandu dans les pays anglo-saxons. Les Echos,La Tribune n’ont jamais eu un million d’acheteurs. Ils ont été, pour certains, en difficulté ou ont même disparu », conclut Nadine Toussaint-Desmoulins.

    Maintenir la qualité de l'information pour attirer de nouveaux lecteurs prêts à payer accès aux articles du Financial Times, ce sera l'autre grand défi de la nouvelle directrice.

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