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    À la Une: les « gilets jaunes, un an après

    Un urgentiste portant un gilet jaune, pendant une manifestation le 26 septembre 2019 à Paris. AFP/Sameer Al-Doumy

    Le climat social se dégrade en France, un an après les premières manifestations des « gilets jaunes ». Malgré ce que le journal Le Parisien appelle « l’opération déminage » lancée par le président de la République, qui a annoncé hier un plan d’urgence pour les hôpitaux, la météo sociale en France est en effet préoccupante, relève la Une du journal Le Figaro, les fronts sociaux « se multiplient », et tandis que le gouvernement « ralentit » le rythme de ses réformes, « l’exécutif craint la convergence des colères », lance « en manchette  » ce quotidien. Cette sourde préoccupation coïncide, vous le disiez, avec l’anniversaire du début des manifestations des « gilets jaunes ».

    Un premier anniversaire qui « menace, ce week-end, de constituer un tour de chauffe, prévient Le Républicain Lorrain. Hanté par le risque de coagulation, le gouvernement met une sourdine à son réformisme anxiogène, tout en occupant le terrain. Mais hésitant sur le cap, il donne l'impression de tâtonner, voire de courir tel un canard sans tête », déplore ce quotidien de l’est de la France.

    « La France en colère », cela a donc commencé il y a un an, et cette formule, un homme, poing levé, l’a imprimé en lettres capitales au dos de son gilet jaune, à la Une du journal La Croix.

    Un an après, le quotidien catholique entend ce matin « regarder ce que les gilets jaunes ont apporté de nécessaire dans le débat public. Toute une France mal repérée par les radars du personnel politique et du système médiatique s’est soudain rendue visible. Une France qui vit à l’écart des grandes métropoles, une France qui n’est pas dans la pauvreté mais qui vit difficilement. Une France qui se donne du mal, qui voudrait un avenir meilleur pour ses enfants mais qui se sent oubliée et négligée ». Attention, prévient La Croix, « il reste énormément à faire pour reconstruire les liens entre les différents territoires et pour restaurer une confiance dans l’indispensable action politique. La crise des gilets jaunes n’est pas terminée », prédit le quotidien catholique.

    Les Français soutiennent les « gilets jaunes »

    Pronostic largement partagée par le reste de la presse française, au sujet d’un mouvement largement soutenus par les Français. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 7 Français sur 10 estiment que le mouvement des « gilets jaunes » est « justifié », contre 3 sur 10 qui pensent le contraire. Et 6 sur 10 trouvent qu’il a plutôt été une « bonne chose », contre 4 sur 10 qui sont d’un avis opposé.

    Comme le relève Nice-Matin, « les deux tiers des Français trouvent qu'Emmanuel Macron, comme le gouvernement, n'ont pas assez tenu compte du mouvement des "gilets jaunes" et de nombreux observateurs s'inquiètent du niveau de mécontentement dans le pays ».

    Le journal L'Est Républicain n’écrit guère autre chose. « Le sentiment grandit au sein d'une partie de la population qu'en matière d'enseignement supérieur comme dans le domaine de la santé, un système à deux vitesses s'est peu à peu instauré dans notre pays, énonce donc ce journal [...] Pour le chef de l'État [...] l'urgence est aussi politique. L'opinion est du côté des étudiants et des soignants. La situation deviendrait très critique pour l'exécutif, alerte ce quotidien de l’est de la France, si ces deux foyers de contestation venaient à s'embraser à la veille de la mobilisation sociale déjà tant redoutée du 5 décembre. »

    Alors ? Alors La République des Pyrénées sonne l’alarme. « Attention, danger ! clame ce journal du midi de la France. Car pour le gouvernement, le risque est grand que les wagons étudiants ne se raccrochent aux wagons de la SNCF, de la RATP et à ceux des hospitaliers. »

    Braises ardentes

    On le voit, sous la cendre, un an après, le feu couve sous la cendre. « Un an plus tard, certes, le feu a perdu de sa vigueur, admet L’Humanité, mais il crépite toujours les samedis [...]. Et les effets de cette onde de choc n'ont pas fini de se faire sentir [...], prédit le quotidien communiste. Si le chemin des ronds-points aux bulletins s'avère sinueux, les gilets jaunes ont ouvert la brèche de luttes victorieuses. Grâce à eux, Emmanuel Macron ne pourra pas achever son quinquennat comme il l'a commencé », se réjouit L’Huma.

    À l’inverse, le quotidien Ouest France s’inquiète, car les « Gilets jaunes » ont prouvé qu'en France, « il est possible d'obtenir gain de cause par la voie du blocage, sous la seule pression de la rue. Sans partis ni syndicats. Et sans filet pour la démocratie », déplore ce quotidien de l’ouest de la France.

    Même constat du Figaro. Lequel journal enjoint le pouvoir d’en finir avec la « pusillanimité ». Car, prévient-il, « quand tout s’embrouille, se relâche, la défiance s’installe ». Ce qui conduit Le Figaro à prier le président Macron de « reprendre le contrôle ». Et le « garder ».

    L’ordre public à toute force

    Justement, malgré les violences lors des manifestations des « gilets jaunes », y compris policières, le gouvernement maintient les consignes de fermeté des forces de l’ordre. Le journal Libération a consulté un « document de travail du ministère de l’Intérieur portant doctrine de la gestion des manifestations, et malgré les très nombreuses blessures lors des manifestations de gilets jaunes, malgré les alertes à répétition, le ministre de l’Intérieur s’apprêterait, selon Libé, à entériner la ligne "la plus dure" dans le maintien de l’ordre. » Comme le remarque ce quotidien, « la France est un des seuls pays à continuer à se servir (de lanceur de balles de défense) dans des configurations de maintien de l’ordre. Cela lui vaut d’être mise à l’index par des organismes ou des associations, nationaux ou internationaux, de protection des libertés », pointe Libé.

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