GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 9 Décembre
Mardi 10 Décembre
Mercredi 11 Décembre
Jeudi 12 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 14 Décembre
Dimanche 15 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Rome, des bouteilles contre un ticket gratuit

    C'est dans cette machine que les usagers des transports en communs doivent insérer les bouteilles en plastiques. AFP/Tiziana Fabi

    Trente bouteilles contre un voyage en métro gratuit ! Depuis deux mois, Rome, la capitale italienne, est devenue la première capitale d'Europe à se doter de machines à collecte de plastique dans les transports en commun. Pour le moment, l'initiative est expérimentale. Seules trois stations de métro sont concernées.

    Ailleurs dans le monde, l'Équateur, la Chine, l'Indonésie ou la Turquie expérimentent déjà ce sytème. Mais en Italie, où la gestion des déchets est un échec, cette tentative de collecte met en relief bien des failles.

    Quand les Italiens parlent de leur première fois, leurs premières bouteilles pliées et jetées dans le bac à recyclage du métro, ils s'enflamment et vous sourient parce que oui, d'accord ils font la queue vu que les 30 bouteilles sont à insérer une à une, mais derrière l'impatience, se cache la réalité. Les Napolitains par exemple, aimeraient en voir des comme ça, des consignes dans leur métro :

    « Oui, c'est simple vous insérez vos bouteilles là, et ici, vous récupérez votre ticket de métro gratuit. C'est une bonne chose cette initiative de la maire de Rome. Elle a promis que ça durerait un an comme ça. Moi, j'ai lu que son idée a donné envie à d'autres maires de faire la même chose. Chez moi à Naples, le maire parle de ces machines à mettre dans le métro. En Italie, ça dépend des quartiers mais vous voyez souvent des montagnes de déchets dans les rues et je ne vous dis pas l'odeur ! Alors comme ça, même pour les touristes, ça rendrait la ville plus propre et plus agréable à vivre. », raconte un Napolitain.

    A Rome, le camion de la collecte municipale mélange les déchets déjà triés

    Mais en Italie, pour trier ces rifiuti, ces déchets justement qui jonchent les rues et posent tant de soucis, il faudrait d'abord une révolution du recyclage ! Parce que comme l'explique Anne Marinen, chercheuse, spécialiste de l'Italie à l'université de Paris VIII, les écologistes italiens sont du côté des habitants pour hurler et dénoncer les pratiques : « À Rome, l'agence de gestion des déchets municipaux n'a jamais fonctionné. Le personnel y est en sous-effectif, il y a beaucoup d'arrêts maladies et un ramassage qui ne sert à rien, le cycle collecte/recyclage n'est pas respecté jusqu'en bout de chaîne, bref ça ne fonctionne pas. Tout cela, ce sont les romains qui en payent le prix avec des rats, des sangliers même dans des quartiers ! Ils ont beau faire le tri chez eux avec les sacs aux couleurs vertes, rouges, jaunes, dédiés aux différents types de déchets (le verre, le plastique...) à la fin de la semaine, le camion de la collecte va récupérer les sacs mais en arrivant à l'usine de recyclage, il va de nouveau tout mélanger. Le problème est connu, récurrent et dénoncé dans la capitale. Si bien que pour y remédier, une association citoyenne appelée "Ce ne sont pas des déchets" a proposé aux habitants qui trient de donner leurs déchets pour les acheminer vers une usine de recyclage privée. »

    L'Espagne, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède, le Danemark, meilleurs élèves du recyclage plastique

    En Europe en moyenne seuls 42% des déchets plastiques sont recyclés. L'Espagne, l'Autriche, l'Allemagne et les pays scandiaves l'ont prouvé. Hervé Millet, responsable chez PlasticsEurope, les industriels du plastique en France :

    « Cette expérience de bouteilles plastique contre des tickets gratuits à Rome ou dans les autres métros d'Istanbul ou de Quito, je trouve cela très bien. Tout ce qui entraîne des changements dans les gestes des consommateurs est un bienfait.», se réjouit Hervé Millet. Et d'ajouter :« Mais il ne faut pas oublier que les bouteilles ne sont qu'une partie des déchets plastiques, environ 40%. Il y a bien d'autres types d'emballages et d'ustensiles plastifiés et tous ne se recyclent pas de la même façon. En France, problème vient de là, du manque de filières différenciées. D'autres comme l'Espagne ont réussi à recycler les plastiques en interdisant par exemple la mise en décharge des bouteilles comme tous les autres produits plastiques. La solution est la valorisation du déchet. Le public doit savoir que les déchets ont une seconde vie ! Avec des emballages plastique bien recyclés on les transforme en d'autres boîtes plastique ou on en fait des vêtements. »

    Pas de consignes à plastique dans le métro de Paris

    Il n'est pas prévu de machines à consignes plastiques pour les Jeux olympiques de 2024 à Paris mais une réflexion est en cours. Les organisateurs prévoient des panneaux en anglais pour encourager les supporters à jeter leurs bouteilles plastiques dans des poubelles près des stades pour éviter d'en laisser sur les trottoirs.


    Sur le même sujet

    • 7 milliards de voisins

      Peut-on emballer sans plastique?

      En savoir plus

    • Alors on dit quoi

      La gestion des déchets plastiques

      En savoir plus

    • Méditerranée

      Méditerranée: une ONG alerte sur les dangers des nanoplastiques pour les écosystèmes

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.