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    À la Une: nouvelle attaque contre l’armée au Mali

    Des soldats en faction à Tombouctou, dans le nord du Mali, en 2016. SOULEYMANE AG ANARA/AFP

    Attaque et riposte de l’armée malienne hier dans l’est du pays. Bilan : 24 morts dans les rangs de l’armée malienne et 17 dans ceux des jihadistes. « Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe contre les jihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort dans la région de Gao, rapporte le site d’information Mali Actu, qui cite un communiqué de l’armée malienne. Au cours de cet accrochage les Fama déplorent donc 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi, on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés entre les mains des forces nigériennes à Tiloa, et 70 motos détruites. »

    L’armée malienne indique aussi, pointe Mali Actu, « avoir reçu le soutien de la force française Barkhane dans la contre-offensive contre les jihadistes. Il s’agit d’un nouveau rude coup essuyé par l’armée malienne qui avait déjà perdu une centaine de soldats dans deux attaques jihadistes en un mois cet automne. »

    « S’unir ou périr ! »

    Les réactions sont nombreuses ce matin dans la presse malienne et dans celle de la sous-région.

    « S’unir ou périr ! », s’exclame Mali Horizon. « Lorsque l’existence même de la nation est en jeu, le seul devoir à assumer est de taire les ambitions et calculs politiques et politiciens pour se donner la main afin de survivre », assure Mali Horizon, qui appelle à « une mobilisation générale du peuple, de ses jeunes, du service national des jeunes et un appel à des volontaires pour soutenir les forces de défense et de sécurité et faire front commun contre la menace terroriste. Pour concrétiser ce schéma de repositionnement du fonctionnement politico-institutionnel du pays, le président de la République doit désormais adopter une posture de pays en guerre, de pays sinistré, dont l’existence est plus que menacée  », estime encore Mali Horizon.

    Indifférence ?

    Coïncidence de calendrier : le président IBK était à Dakar hier pour la deuxième édition du Forum sur la paix. À cette occasion, pointe L’Observatoire, le président malien a dit regretter « l’indifférence des grandes puissances » quant au financement du G5-Sahel qui n’est toujours pas bouclé. « Dans cette lutte, nous nous sentons comme esseulés, a affirmé M. Keïta. Nous avons décidé de mutualiser nos efforts et on nous écoute avec politesse, avec un petit sourire. Mais à l'arrivée pas grand-chose… », a-t-il encore regretté.

    Le quotidien Aujourd’hui au Burkina retient pour sa part ce coup de colère du président sénégalais Macky Sall, qui a lâché : « Minusma, Barkhane… près de 30 000 hommes sont dans le Sahel. Comment, face à eux, une bande de jihadistes peut-elle résister ? »

    Complicité ?

    « Eh oui !, s’exclame le quotidien ouagalais. C’est cette interrogation, voire ce mystère qui fait que des voix s’élèvent pour se demander si certains veulent vraiment mettre fin à cette guerre non-conventionnelle. »

    Derrière ces propos, en filigrane, il y a ce sentiment anti-français et plus largement anti-occidental, partagé par une part des populations sahéliennes. Un sentiment relayé et amplifié par des tribunes dans la presse, comme celle-ci, publiée ce matin par Maliweb, qui dénonce « les visées impérialistes et néocolonialistes de l’Europe au Sahel. » Tribune qui accuse aussi la France de complicité avec les groupes terroristes.

    L’exemple mauritanien ?

    Du coup, Aujourd’hui s’interroge : et si les États sahéliens prenaient exemple sur la Mauritanie ? Ce pays n’a connu aucune attaque terroriste depuis près de 10 ans. Pourquoi ? Parce que « des moyens (véhicules, armements, carburant), formation, création de zones militaires et d’une trentaine de check-points, et surtout multiplication d’opérations offensives, y compris loin dans le territoire malien ont permis à la Mauritanie de neutraliser les katibas, de mettre hors d’état de nuire de grands bandits et les trafiquants, tout ceci grâce à un système de renseignement performant. »

    De plus, pointe encore Aujourd’hui, la Mauritanie a favorisé « les débats entre imams et terroristes dans des agoras et à la radio et le recrutement d’enfants dans les écoles coraniques pour mettre fin au prosélytisme des terroristes. Mais également, de nouveaux départements ont été créés avec des services de base adéquats (écoles, dispensaires, postes de sécurité …). Bref, conclut le quotidien burkinabè, la Mauritanie a savonné la planche des katibas, en les privant de territoires pauvres et délaissés, viviers par excellence où ils recrutent leurs ouailles. »

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