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    À la Une: Emmanuel Macron « maire de la commune France »

    Le President français Emmanuel Macron. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

    C’est ainsi que s’est décrit Emmanuel Macron hier devant quelque 5.000 maires rassemblés à Paris pour leur 102e congrès.

    « J’ai tant appris de vous ! » Emmanuel Macron a livré aux maires une vibrante déclaration d’amour, pointe Libération. « Hué et sifflé en 2017 lors de sa première participation à ce rendez-vous annuel, il avait dû sécher l’édition 2018, craignant un accueil plus froid encore. Il est vrai que les sujets de frictions ne manquaient pas. Très remonté contre le développement à marche forcée de l’intercommunalité décidé sous Hollande, la majorité des maires de France avaient été bousculés et exaspérés, rappelle le journal, par ce jeune président venu de nulle part, jamais élu et jamais candidat, cachant à peine son mépris pour le clientélisme et le conservatisme de bien des notables locaux. Deux ans après, changement de ton radical, pointe Libération. Le chef de l’Etat dit avoir été profondément marqué par ses dizaines d’heures de 'grand débat' avec les maires. De ces séances marathon au cours desquelles il s’est appliqué à faire la démonstration de sa maîtrise des dossiers locaux, Emmanuel Macron espère qu’elles auront permis de le débarrasser de son image de président des métropoles. La crise des gilets jaunes l’aurait ébranlé et même métamorphosé : c’en serait fini du culte de la verticalité et du mépris des corps intermédiaires. »

    En effet, relève aussi Nice Matin, « celui qui se désigne comme le 'maire de la commune France' sait ce qu’il doit à ces notables à écharpes qui lui ont littéralement sauvé la mise, au plus chaud de la crise des « Gilets jaunes », quand la République tremblait sur son socle. L’expérience a changé le regard sur la société de ce Président élu à l’Elysée sans avoir jamais tâté le cul des vaches, pur produit d’une élite française biberonnée à la culture techno-centraliste qu’on enseigne dans les grandes écoles. Avec lui, poursuit Nice Matin, c’est toute la noblesse d’Etat qui a, soudain, eu la révélation de la réalité et des angoisses de l’autre France, qu’on dit 'périphérique', France des bourgs aux rideaux de fer baissés, des villages désertés par le service public. »

    Plus de pouvoirs et plus d’argent ?

    Il n’empêche, pointe L’Union, « les maires ne sont pas dupes et s’ils acceptent un peu de 'calinothérapie', apprécient la considération que l’Élysée leur témoigne, ils attendent plus du président de la République. S’il s’est comporté devant eux comme le garant des institutions et de la séparation des pouvoirs, ils jugeront l’exécutif sur ses actes, et nourriront leur prochaine campagne électorale, à partir des exigences renouvelées concernant l’équilibre nécessaire entre Paris et les territoires. Il est patent qu’ils attendent qu’on leur confie plus de pouvoir réglementaire et qu’on ne les asphyxie pas pécuniairement pour mieux leur tenir la main. Le chef de l’État s’est bien gardé d’aller sur ce terrain glissant. Il laisse au Premier ministre le soin de parler des sujets capables de fâcher. »

    D’autant que les municipales approchent… Et c’est aussi pour cela qu’Emmanuel Macron s’est voulu rassurant et conciliant avec les maires…

    En effet, remarque Le Journal de la Haute-Marne, « si l’objectif premier n’était pas de redonner l’envie à ceux qui peinent encore à se décider (à se représenter), il n’aura tout de même pas oublié de parler décentralisation et pratique du mandat au quotidien. En tentant de rassurer. Mais en filigrane bien sûr, Emmanuel Macron a cherché à faire ou refaire des maires des alliés. Quelque part, même, des relais de sa politique. Il subodore sans doute, conclut le quotidien champenois, que les prochaines municipales seront particulièrement compliquées pour La République en marche et prend (ainsi) les devants… »

    Réforme des retraites : le casse-tête

    A la Une également, le débat sur les retraites…

    Le 5 décembre prochain, dans une quinzaine de jours donc, la SNCF et la RATP seront en grève contre la réforme des retraites envisagée par le gouvernement.

    « Les Français s’attendent à de grandes difficultés dans les transports le 5 décembre, pointe La Croix. Voire les jours suivants. Vélo, télétravail, location de voiture…, chacun tente d’ores et déjà de trouver la parade. »

    Et en attendant cette journée de mobilisation pour les uns et de galère pour les autres, le débat se poursuit… Débat autour de la question suivante, relève La Croix : « comment égaliser les règles de retraite entre tous les Français au sein d’un régime unique dans un contexte où des efforts supplémentaires vont être nécessaires pour que le système soit durablement équilibré ? Pour sortir de ce dilemme, estime le journal, il sera sans doute inévitable d’en passer d’abord par la clause dite 'du grand-père'. En clair, le système unifié ne concernerait que les nouveaux entrants sur le marché du travail, les régimes spéciaux s’éteignant au fur et à mesure des départs à la retraite des aînés. (…) En même temps, poursuit La Croix, il paraît logique que les prochains retraités prennent leur part du coût que représente l’allongement de la vie afin de ne pas tout laisser à la charge des jeunes cotisants, de moins en moins nombreux. Le relèvement de l’âge effectif du départ à taux plein devra donc vraisemblablement se poursuivre. Ce qui n’interdira pas de partir plus tôt mais à condition d’accepter une pension un peu plus faible. C’est ainsi que l’on pourra assurer demain la solidarité entre les générations. »

    Toutefois, attention, prévient Libération, si l’espérance de vie globale a bien augmenté, les disparités entre pauvres et riches persistent… « Pour faire court, pointe Libé, les pauvres vivent nettement moins longtemps que les riches, les ouvriers moins que les cadres ou les enseignants. Si bien qu’une règle unique - philosophie du système 'à points' proposé par le gouvernement - s’appliquerait à des situations disparates. L’uniformité semble plus équitable. En fait, elle recèle une grande part d’injustice. Il n’est qu’une solution pour sortir de l’imbroglio, estime Libération : ouvrir ou étendre la négociation sur la 'pénibilité' des tâches, manifestement particulière à chaque profession, et même à chaque tâche à l’intérieur d’une même profession. A métier dur, retraite plus précoce. Le Medef ne veut pas en entendre parler, fustigeant 'l’usine à gaz' de la pénibilité. Certes. Mais, s’interroge Libération, est-ce bien le Medef qui doit décider de la réforme ? »

    Les Misérables, film-événement

    Enfin, mercredi jour des sorties cinéma en salles, avec cette semaine un film très attendu : Les Misérables de Ladj Ly qui a remporté le prix du jury à Cannes et qui représentera la France aux Oscars en février.

    Et la presse est partagée… « On a jamais vu la banlieue comme ça », s’esbaudit Le Parisien. « 24 ans après La Haine, de Mathieu Kassovitz, et 14 ans après les émeutes qui avaient suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, c’est le long-métrage le plus puissant qu’on ait vu sur la banlieue. »

    Le Figaro est moins enthousiaste : « l’énergie vitale qui parcourt ce film d’un bout à l’autre ne sauve pas l’intrigue d’une noirceur sans nom et d’un pessimisme sans fond. Il a valeur d’avertissement dans la société actuelle. »

    Enfin, pour Le Monde, « Ladj Ly met en scène avec justesse vingt-quatre heures de la vie d’une cité de Seine-Saint-Denis. (…) Une dose d’adrénaline inusitée dans le cinéma français. Les Misérables se tient au point de rencontre entre Victor Hugo et Spike Lee, dont jailliront des étincelles éblouissantes. »

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