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    RDC: « Kasaïens et Katangais, pas d'amalgame ! » (le ministre de l'Intérieur)

    Le vice Premier ministre, ministre de l’Intérieur de RDC Gilbert Kankonde. © RFI/Pierre René-Worms

    Au Congo Kinshasa, le vice-Premier ministre Gilbert Kankondé appelle les communautés kasaïennes et katangaises à l'apaisement. « Halte à l'amalgame », dit-il. La tension monte, en effet, entre ces deux communautés du centre et du sud du pays sur fond de querelle politique. Gilbert Kankondé est un vieux militant de l'UDPS. Aujourd'hui, au poste de vice-Premier ministre et de ministre de l'Intérieur, il est l'un des hommes de confiance du président Tshisekedi au sein du gouvernement congolais. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI.

    RFI : Dans le territoire de Beni, les attaques meurtrières des rebelles ADF-Nalu se multiplient et visiblement, c’est en représailles à l’annonce de l’opération militaire de l’armée congolaise contre leur base. Est-ce à dire que l’État congolais n’est pas capable de sécuriser ce territoire ?

    Gilbert Kankondé : Ce que je dois vous dire, c’est que l’État congolais a pris des dispositions pour lancer une vaste opération offensive, afin de nettoyer le territoire de Beni, justement, de tous les ADF. Et cette offensive a été lancée il y a un peu plus d’une semaine. Maintenant qu’il y a cette offensive, de temps en temps, ces gens qui sont mêlés à nos populations profitent de petites incursions dans certains villages éloignés de la présence militaire, pour frapper de petits coups qui font parler d’eux. C’est comme cela que nous en parlons en ce moment. Mais, soyez certain que, dans un avenir très proche, cela ne sera qu’un mauvais souvenir.

    Mais il y a aussi des attaques dans des endroits où il y a une présence militaire. Ce mardi, au moins sept personnes ont été tuées dans la ville même de Beni, ce qui est une première depuis octobre 2018, depuis plus d’un an.

    Maintenant que l’opération militaire a été lancée, c’est en représailles que de petits groupes essaient de créer une ambiance de terreur. Et lorsque le noyau où sont ces ADF aura été détruit, les opérations de nettoyage se feront. Les patrouilles mixtes, qui se faisaient déjà police militaire, ont déjà la responsabilité de pouvoir nettoyer les centres urbains de la présence de ces criminels et ils le feront.

    Du temps de la présidence Kabila, l’ANR - l’Agence nationale du renseignement - était surtout connue pour ses cachots clandestins. Avec son nouveau patron Justin Inzun Kakiak, beaucoup espéraient qu’elle ferait moins de répression et plus de renseignements. Mais les défenseurs des droits de l’homme l’accusent de procéder encore à des arrestations, notamment autour des sites miniers.

    Mais vous savez que le président de la République, aussitôt entré en fonction, une de ses premières décisions a été de fermer tous les cachots clandestins réputés appartenir à l’Agence nationale du renseignement. Cette décision a été exécutée sans faille. Je ne sais pas pourquoi l’ANR arrêterait des gens sur les sites miniers.

    La répression c’est vraiment terminé ? Les cachots clandestins, vous pouvez nous dire aujourd’hui qu’il n’y en a plus ?

    En tout cas, je dois vous dire qu’au niveau des cachots clandestins, il n’y en a pas. Si quelqu’un a connaissance d’un cachot clandestin quelque part, qu’il nous apporte l’information.

    Sur le plan politique, les tensions au sein du pouvoir, entre votre coalition Cach et la coalition pro-Kabila FCC, sont de plus en plus visibles. « On ne va pas se faire des bisous », dit le chef de l’État lui-même. Est-ce qu’on est près de la rupture ?

    Comme toute action nouvelle, nous sommes un peu à l’heure de l’apprentissage. Donc il peut arriver, qu’à l’un ou l’autre moment, les attitudes de ceux qui avaient toujours exercé le pouvoir sans contestation, tout seuls, puissent se heurter un peu à ceux qui les avaient toujours combattus et qui n’avaient jamais exercé le pouvoir. Je crois que les choses sont harmonieuses au sein du gouvernement. À moins que vous ayez quelques exemples à nous donner.

    Les exemples sont tout simples. À Kinshasa, des jeunes UDPS ont détruit des effigies de l’ancien président Kabila, en représailles à Kolwezi de jeunes PPRD ont détruit des effigies du président Tshisekedi. Est-ce à dire que vous ne contrôlez pas votre base UDPS ?

    Moi-même, j’ai fait le déplacement de Kolwezi lorsque ces faits se sont passés. Nous avons estimé qu’il s’agissait là d’un signal inquiétant, dans une province où, au cours de notre histoire, il y a eu de petits faits qui ont embrasé et qui ont fait que des communautés entières se soient affrontées. Nous devons éduquer nos bases et nous comporter en républicains.

    Aussi bien côté UDPS que PPRD ?

    Aussi bien côté UDPS que côté PPRD…

    Vous faites allusion aux affrontements qui ont eu lieu à l’époque Mobutu au Katanga entre les communautés katangaises et kasaïennes. Il y a à nouveau des tensions entre ces deux communautés. Est-ce que vous êtes inquiet ? Est-ce que vous suivez cela de très près ?

    Oui, il y a un peu d’amalgames que nous devons éviter. Un parti politique ne se crée pas selon notre Constitution, sur base d’appartenance à un groupe ethnique ou à une communauté spécifique. Un parti se crée autour d’une idéologie, d’une vision politique. Donc il ne faut pas que les gens prennent ce chemin qui est très court pour dire : « À l’UDPS, le président s’appelle Tshisekedi, il est kasaïen, donc l’UDPS est un parti de kasaïens. » Ou par ailleurs dire « que le PPRD, parce que l’autorité morale est katangaise, le PPRD est un parti de Katangais ». Ce chemin-là, nous devons absolument l’éviter.


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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.