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    À la Une: menaces sur la biodiversité en Afrique

    En Tunisie, les 600 hectares de l’oasis de Gabès et sa biodiversité sont menacés par les constructions anarchiques. Elcèd77/Wikipedia

    Selon une étude de la revue Science Advances, citée par Le Monde Afrique, « près d’un tiers – 31,7 % – de la flore tropicale africaine serait menacée d’extinction. L’Afrique de l’Ouest, le centre de la Tanzanie, l’Ethiopie et le sud de la République démocratique du Congo y sont identifiés comme les régions où s’exercent les plus fortes pressions sur la biodiversité, avec des risques d’extinction pouvant dépasser 76 % dans les montagnes éthiopiennes ou 67 % dans le delta intérieur du Niger. (…) Le déclin de la nature se déroule à un rythme sans précédent », pointe encore Le Monde Afrique, qui cite une autre étude, menée par l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement : « 'l’Afrique tropicale fait face à des pressions croissantes liées à l’exploitation forestière, aux besoins en énergie, au développement de l’agriculture et des activités minières', écrivent les auteurs, sans oublier de citer les impacts du dérèglement climatique et de la croissance démographique. Les zones de forte concentration humaine – en particulier la zone côtière allant du golfe de Guinée au Sénégal –, où la disparition des forêts a été massive au cours des dernières décennies, apparaissent ainsi comme les régions les plus vulnérables, relève le journal. Tandis que celles moins densément peuplées et moins exploitées d’Afrique centrale apparaissent mieux préservées. Ce paysage dessiné par l’étude souffre encore de l’absence totale de certains pays, comme l’Angola et la République centrafricaine, pour lesquels les botanistes ne disposent d’aucune donnée. »

    Infrastructures en Afrique : une augmentation certaine mais pas suffisante…

    Autre étude, autres chiffres, cette fois sur le développement des infrastructures sur le continent…

    « Les infrastructures en Afrique n’ont jamais autant attiré les investisseurs, relève Le Point Afrique. En 2018, les engagements et les financements dans le secteur ont bondi à un peu plus de 100 milliards de dollars, soit une hausse de 24 % par rapport à 2017. C’est même 38 % de plus que pour la période 2015-2017, d’après le nouveau rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique. Publiée la semaine dernière à l'occasion de l’Africa Investment Forum de Johannesburg, cette étude explique que ces chiffres sont dus aux intérêts grandissants des pays africains et chinois pour le secteur, leurs investissements ayant grimpé respectivement de 33 et 65 % par rapport à la moyenne de ces trois dernières années. (…) Parmi les secteurs qui ont le vent en poupe, précise Le Point Afrique, il y a celui de l'énergie, qui totalise en 2018 un engagement de 43,8 milliards de dollars, soit une augmentation de 67 % par rapport à la moyenne 2015-2017. Il y a aussi celui des technologies de l'information et de la communication qui a enregistré des financements record de 7,1 milliards, lesquels proviennent en grande partie du privé. Il y a enfin les transports, qui réalisent une belle performance avec des engagements à 32,5 milliards, en hausse de 5 % par rapport aux statistiques précédentes. »

    Un grand bémol toutefois, tempère Le Point Afrique : « Malgré une croissance indiscutable des investissements dans les infrastructures, le compte n’y est pas. Le chiffre de 100 milliards est, certes, un record, mais, selon la Banque africaine de développement, entre 130 et 170 milliards de dollars d’investissements par an seraient nécessaires pour permettre à l’Afrique de combler son déficit infrastructurel. » Des efforts sont à faire, essentiellement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. « Environ 340 millions d'Africains n'ont pas accès à l'eau potable et un million de vies sont perdues chaque année en raison de maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau. »

    Durcissement en Algérie

    Enfin, la campagne électorale en Algérie : la tension monte…

    Des manifestations se sont déroulées hier en fin de journée et en début de soirée à Bab El Oued, à Alger, contre la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, rapporte notamment le site TSA. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au scrutin et réclamé le départ des principales figures du régime ainsi que les slogans habituels du Hirak. La police a dispersé le rassemblement et arrêté une vingtaine de personnes.

    Interrogé par Maghreb Emergent, l’historien Benjamin Stora, natif de Constantine, estime que « l’Algérie est à un tournant historique. » Pour lui, deux issues possibles : « soit aller vers les élections prévues pour le 12 décembre, soit au contraire avoir un mouvement dans la rue qui va s’approfondir avec la recherche de nouveaux interlocuteurs et essayer de trouver un mot d’ordre qui est celui d’une nouvelle constitution. »

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