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    À la Une: traitement de choc pour l’hôpital

    Des infirmiers et infirmières dans la rue pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail à l’hôpital et leurs bas salaires. ©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

    Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont présenté hier le plan pour l’hôpital promis par Emmanuel Macron. « Un plan âprement arbitré jusque tard mardi soir, pointe Le Parisien. Un plan de la dernière chance puisqu’il fait suite à deux autres plans de 820 millions d’euros au total. 'Nous avons entendu' le malaise à l’hôpital, a commenté Edouard Philippe, assurant vouloir être 'à la hauteur des attentes' avec, parmi les douze mesures, une reprise d’un tiers de la dette des hôpitaux d’ici à 2022, soit une bouffée d’oxygène de 800 millions par an. En outre, 1,5  milliard d’euros d’argent frais seront injectés sur trois ans, dont 300  millions dès 2020. Soit une hausse des dépenses de santé autorisées pour l’hôpital de 2,4 % par rapport à 2019, au lieu des 2,1 % prévus, qui sera reconduite en 2021 et 2022, a promis Edouard Philippe. Enfin, 150  millions seront débloqués chaque année pendant trois ans pour financer les 'besoins au quotidien en investissements'. »

    Au total, donc, plusieurs milliards sur trois ans : « Cela suffira-t-il à faire rentrer les blouses blanches à l’hôpital ? », s’interroge Le Parisien. Ce plan d’urgence pour l’hôpital a été bien accueilli par les hospitaliers, moins par les syndicats », résume Le Figaro. « 'C’est un plan ambitieux à effet immédiat', avec des signes très concrets montrant qu’on a été entendu. C’est une vraie bouffée d’oxygène sur le plan financier qui va permettre de casser la spirale d’économies permanente », s’est réjoui Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France. Mais, constate encore Le Figaro, « les annonces du Premier ministre n’ont pas convaincu le collectif Inter-Urgences, à l’origine du mouvement de grève. Il estime que ses revendications (arrêt des fermetures de lits, hausse des salaires de 300 euros net pour tous) n’ont pas été entendues et appelle à poursuivre la mobilisation les 30 novembre et 17 décembre. »

    Bouffée d’oxygène ?

    Et dans les journaux, les avis sont partagés…

    On reste avec Le Figaro pour qui ce plan va dans le bon sens : « en quelques mois, le gouvernement a fait davantage que bien de ses prédécesseurs. La loi Ma santé 2022 commence à remettre de l’ordre dans notre système de santé, sans oser toutefois la grande remise à plat. Les derniers chèques, qui ne règlent pas, eux non plus, ses dysfonctionnements, desserreront temporairement l’étreinte financière sur l’hôpital. »

    « L’effort a beau encore être jugé largement insuffisant, il n’en constitue pas moins une bouffée d’oxygène salvatrice, estime Le Républicain Lorrain, pour des services maintenus depuis si longtemps sous respiration artificielle. »

    « Aux grands maux les grands remèdes, s’exclame Ouest France. C’est bien un traitement de choc qui a été présenté, hier (…). L’objectif est de redonner de l’oxygène à un système hospitalier au bord de l’asphyxie. Il fallait crever l’abcès. »

    Emplâtre sur une jambe de bois ?

    Non, lance pour sa part Le Midi Libre, « un simple anti-inflammatoire en guise de traitement. L’ordonnance présentée par le professeur Philippe ne suffira pas à sauver l’hôpital, affirme Le Midi Libre. De l’avis des spécialistes de la santé, les mesures annoncées par le Premier ministre vont à peine soulager les tensions internes avant un retour rapide de la fièvre sociale. »

    « Beaucoup d’argent sur la table, reconnait La Nouvelle République du Centre-Ouest. Mais ni création de lits, ni embauches supplémentaires, au grand désespoir d’un personnel et de ses syndicats, pour le moins dépités hier. C’est dire si, ce qu’ils considèrent comme du saupoudrage, pourrait s’avérer être un piètre traitement face à la colère et aux mobilisations annoncées. »

    « L’hémorragie n’est pas stoppée, tout au plus ralentie, déplore L’Humanité. L’austérité bête et méchante menace toujours une institution pourtant centrale dans le fonctionnement de notre société. »

    Libération est sur la même ligne : « on jette encore un nombre respectable de millions dans la fournaise, sans être du tout sûr de circonscrire l’incendie à l’hôpital. Lequel pourrait bien s’étendre dramatiquement si ces concessions encourageaient les grévistes des transports et de quelques autres secteurs, qui entament le 5 décembre un arrêt de travail reconductible difficile à arrêter. (…) La conclusion coule de source : dans les semaines qui viennent, le Président joue son quinquennat. »

    Iran : silence, on réprime…

    A la Une également, la sévère répression en Iran…

    « L’annonce d’une forte hausse des prix de l’essence a provoqué, vendredi, un mouvement de colère dans tout le pays. La réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre, relève Libération : arrestations, policiers tirant à balles réelles et accès à Internet coupé dès samedi. Selon Amnesty, plus d’une centaine de manifestants ont été tués. Téhéran, la capitale, est désormais quadrillée par les forces de l’ordre. »

    Et « on craint désormais un bain de sang », souligne Le Figaro. « Le nombre de victimes pourrait être supérieur au bilan annoncé par Amnesty », affirme Nader Hashemi, le directeur des études moyen-orientales à l’université de Denver, cité par le journal. En effet, poursuit-il, « le blocage d’internet suggère que la République islamique a quelque chose à cacher (…) et la brutalité du régime iranien n’est un secret pour personne. »

    Les Dernières Nouvelles d’Alsace renchérissent : « Les Gardiens de la révolution ont sorti l’artillerie lourde (plus d’une centaine de morts au bas mot) et verrouillé Internet. Cette mise sous cloche est une première et elle n’annonce rien de bon. L’incapacité du régime à se réformer et l’absence d’ouverture internationale vont inévitablement le conduire à durcir la répression intérieure dans un premier temps. Et à trouver une échappatoire en repartant à l’offensive sur la scène régionale dans un second temps. Pour ressouder une nation qui se déchire et qui menace, les dictatures n’ont jamais rien trouvé de mieux que de se colleter avec un ennemi. L’Iran n’a que l’embarras du choix. »

    Les Français accros à leur smartphone…

    Enfin, les Français seraient-ils accros à leur portable ? Eh bien oui…, affirme une étude dévoilée par Le Parisien.

    « Lorsqu’ils se promènent dans la rue, tête baissée avec le plus souvent des écouteurs sur les oreilles et sans se préoccuper de leur environnement proche, on les appelle des 'smombies', les zombies du téléphone. Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Elabe pour Axa Prévention, les smombies sont partout… Cette tendance à l’hyperconnexion touche bien davantage de personnes qu’on pourrait le croire, affirme Le Parisien. Au saut du lit, 61 % des Français reconnaissent ainsi consulter leur mobile ou leur tablette avant de faire quoi que ce soit d’autre. Et le quotidien de ces accros suit le même rythme jusqu’au soir. (…) Les écrans s’invitent dans des moments de la vie où ils n’ont pas vraiment leur place, pointe encore Le Parisien. Au cours des repas de famille, pendant lesquels 38 % des Français admettent y jeter un œil, mais aussi aux toilettes, lieu choisi par 46 % pour s’isoler, smartphone sur les genoux ! »

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