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    Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque

    Le 8 mars 2018, Daniel Kretinsky, président du groupe énergétique EPH, à l'occasion d'une table ronde des chefs d'entreprise européens à Downing Street, Londres. Daniel Kretinsky est copropriétaire du groupe tchèque de médias Czech Media Invest (CMI). Tolga Akmen / AFP

    Actionnaire contesté au journal Le monde, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, 44 ans, multiplie les acquisitions en France. C'est notre Portrait d'Aujourd'hui l'éco.

    Daniel Kretinsky cinquième fortune dans son pays est un industriel surdoué. Cet homme réputé discret a fait fortune dans le domaine de l’énergie.

    Voilà ce qu’il dit de lui-même dans une rare interview sur Canal + l’année dernière. « Je suis par éducation juriste. Je viens d’une famille tchèque absolument normale et mon métier d’aujourd’hui c’est vraiment entrepreneur. Je ne vis pas la vie d’un riche au sens d’avoir dix voitures, trois chauffeurs, des fêtes jour et nuit ; ce n’est pas mon style. Bien sûr si vous comptez la valeur des sociétés que je possède, ce sont des milliards d’euros. »

    Un investisseur européen

    Daniel Kretinsky possède aujourd’hui la principale compagnie d’électricité tchèque et le club de foot le Sparta Prague. Il a investi également en Europe. En France, il est monté au capital de Casino, le grand distributeur (propriétaire de Monoprix et de Franprix). C’est un des plus importants propriétaires de la presse française, avec l’achat de parts dans Le Monde, Elle, Marianne

    Sa stratégie est bien rodée. Jean-Baptiste Naudet, journaliste pour Le Nouvel Observateur a enquêté sur lui. « C’est quelqu’un qui rachète des choses que personne ne veut. Il a racheté des centrales à charbon en France, mais il en a racheté en Angleterre, en Italie, en Allemagne, des choses dont personne ne veut parce que ce n’est pas politiquement correct, tout le monde essaye de s’en débarrasser. Il les rachète et il les retape. Dans la presse il a fait un peu près la même chose. Tout en pensant qu’on aura toujours besoin de la presse, on aura toujours besoin d’énergie et ça marche. Il gagnait mille euros par mois et là il en a trois milliards et demi, il est assez doué oui ! »

    Pourquoi Daniel Kretinsky a-t-il investi en France tout particulièrement ?

    « C’est quelqu’un de francophone, sa mère était francophone, qui a fait ses études de droits à Dijon, qui passe ses vacances en France, poursuit Jean-Baptiste Naudet. Quand il dit qu’il est francophile, amoureux de la France c’est vrai. Après tout a commencé avec le groupe Lagardère qui était vendeur, qui avait des radios à l’Est dont il voulait se débarrasser. Kretinsky a dit : je vais les acheter. Lagardère a dit : on a aussi ça à vendre, ça a commencé comme ça. C’est à la fois son centre d’intérêt personnel et des opportunités d’affaires. »

    Les investissements de Daniel Kretinsky dans les médias très critiqués

    Notamment le rachat des actifs de Matthieu Pigasse, un des actionnaires du journal Le Monde. Kretinsky détient de fait un quart du capital. Ses détracteurs craignent pour l’indépendance du journal. L’année dernière, les services français ont même enquêté pour s’assurer que Daniel Kretinsky ne défendait pas des intérêts russes.

    Il s’est expliqué sur Canal +. « Je suis tout simplement convaincu que la presse est absolument fondamentale aujourd’hui pour protéger la démocratie libérale en Europe. Sincèrement pour moi qui suis francophile, qui suis très attaché aux valeurs européennes, aussi avec une expérience historique parce que je suis né dans un système totalitaire gouverné par les communistes, sous le patronat soviétique, dire que je suis un agent russe ce n’est pas professionnel, c’est un mensonge ; il n’y a aucune raison pour pouvoir le dire, et cela me touche personnellement. Cet élément de la réaction française m’a déçu. »

    Déçu mais pas démotivé. Daniel Kretinsky compte bien continuer à investir et à embaucher. Ses entreprises emploient plus de 30 000 personnes dans le monde.


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