GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 16 Janvier
Vendredi 17 Janvier
Samedi 18 Janvier
Dimanche 19 Janvier
Aujourd'hui
Mardi 21 Janvier
Mercredi 22 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Virus: la Chine annonce un troisième mort et 140 près de nouveaux cas

    Le Consortium SMB remporte la moitié du gisement du Simandou en Guinée

    Site minier de Simandou en Guinée. 2016 Rio Tinto

    Déjà numéro un guinéen de la bauxite, le consortium SMB a remporté l’appel d’offres pour l’attribution de deux des quatre blocs du gisement de fer du Simandou. L’un des plus importants du monde.

    Le Simandou c’est un rêve de sidérurgiste, une immense montagne de fer à haute teneur située aux confins de la Guinée forestière. C’est aussi un mégaprojet, gelé depuis près de vingt ans, à cause d’une interminable bataille judiciaire sur l’attribution de deux des quatre blocs miniers proposés aux investisseurs. Alors que l’on attendait les géants du secteur, c’est finalement le consortium sino-guinéen, SMB qui décroche la montagne de fer. Fadhi Wazni, dirige ce consortium. Il répond à notre correspondant Moctar Bah.

    « Nous avons participé à un appel d’offres et en face de nous, nous avions le numéro un et le numéro quatre mondial du fer. Donc nous avons dû faire la démonstration que nous étions capables d’exécuter et donc de financer le projet. »

    SMB n’est pas n’importe quelle entreprise. Devenue en quatre ans le numéro un de l’extraction de bauxite en Guinée, elle est détenue par un consortium dans lequel l’état possède 10% des parts. Mais ce qui a convaincu les autorités, c’est l’acceptation par la SMB d’investir dix milliards de dollars dont cinq pour la construction d’un chemin fer de 650 kilomètres traversant toute la Guinée. Fadhi Wazni.

    « Le grand défi du Simandou, c’est l’infrastructure d’évacuation. Le chemin de fer. À partir du moment où nous avons pu rapidement trouver des moyens techniques et financiers pour réaliser le chemin de fer, pour nous cela semblait évident que nous pouvions développer le Simandou. Le chemin de fer est la pierre angulaire du projet. » 

    Si les partenaires du consortium, le producteur chinois d’aluminium Shandong, le groupe Yantal Port, l’armateur singapourien Winning Shiping, ainsi que la société de Fadhi Wazni, UMS, sont optimistes quant au financement du projet, c’est aussi parce que le fer du Simandou possède un avantage compétitif. Fadhi Wazni.

    « Il est vrai qu’aujourd’hui la production mondiale c’est deux milliards sept cents millions de tonnes (par an NDLR), donc il y a déjà abondance. Le marché est plutôt morose. Mais s’agissant du Simandou nous avons affaire à un gisement à haute teneur. C’est une niche dans le marché. Donc il y aura toujours une demande pour un minerai de cette qualité. »

    SMB prévoit de démarrer l’exploitation du Simandou d’ici 5 ans. De leurs côtés, l’Australien Rio Tinto et le chinois Chalco qui possèdent des permis pour les blocs trois et quatre en sont toujours à la phase exploratoire. Et, au final, ce qui déterminera la marche en avant du projet, c’est la demande des sidérurgistes chinois. 


    Sur le même sujet

    • Guinée

      Affaire Beny Steinmetz: où en est le projet du mont Simandou?

      En savoir plus

    • Afrique économie

      Guinée: les Chinois convoitent le contrôle de Simandou

      En savoir plus

    • Guinée / Suisse / Israël / Corruption

      Guinée: comprendre l'affaire Beny Steinmetz

      En savoir plus

    Prochaine émission

    Carence criante des infrastructures routières et ferroviaires en Afrique centrale

    Carence criante des infrastructures routières et ferroviaires en Afrique centrale
    L’interconnexion des capitales des onze pays qui composent la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) par les voies routières et ferroviaires est loin d’être réalisée, près de 40 ans après la création de cet ensemble. On estime à (…)
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.